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Tome huitième.
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^ Ues - Si ce qu'on allégué se trouve vrai, ' rjs Ue nos marchandises íè vendront au-de-, 0rs à bon marché , & que les denréesEtrangères íèront données ici à bas prix,

1 y vois deux grands avantages pour ladation. "

. II. objeâion. » Si la liberté est établie,

, es boutiquiers ou détaillans qui reven-dent les denrées que nous importent entetour les compagnies , auront un tel avan-tage dans ces commerces fur les mar-chands , qu ils s’empareront de toutesles affaires.

Nous 11 e voyons rien de pareil en Hol-lande , ni dans nos commerces libres ; tels*Ne celui de France , de Portugal, d J Efpa-§ ne , d'Italie, & de toutes nos colonies :d e . plus, cela ne peut arriver. Un bon détail^tge des capitaux souvent considérables, &

E d'une grande íujettion ; le commercegros de son côté révendique les mêmes? llls : ainsi U est très-difficile qu un hommeP o ^ut-à-la-sois assez de temps & cRargentplus ^ Vre également ces deux objets. DeVu ICUrS centaines de détaillans qu’on ajj en ^ e prendre le commerce étranger,

» E très-peu qui, au bout de deux oup Is ^ ls d'expérience , n’ayent renoncé àtié C c f s occupations pour s'adonner en-

c r ^??Çnt à 1 autre. Quoiqu il en soit, cettetin 11 jtatìon est peu touchante pour la na-bo* 15 oont l’intérêt général est d’acheter à, quel que soit le nom ou la. Ite du vendeur, soit gentilhomme, né-^nt ou détaillant. «

tr e ‘ objection, „ Si les boutiquiers ou âu-ger ^ Cns *S norans .dans le commerce étran-s ont i> P cuvent librement, ils néglige-ïonr 1 ^Pottation de nos productions, & fe-étrà Cntrer au contraire des marchandiseslejtr^cres, qu ils payeront en argent ou end e , lt es de change ; ce qui fera une perte évi-jj C P°ur la nation.

t°u tes | dair que ces personnes ont commeprejjjj es autres, leur intérêt personnel pourà expo se kst > si elles trouvent de 1 avantages J il le u rter dos productions , elles le feront ;ge nt; o! c ? nv ient mieux de remettre de lar-elle s n * ° es lettres de change à letranger,chof es Y | ma dqueront pas : dans toutes cesi-tes prj’^^cgocìans ne suiyronqpoint 4’au-

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IV. objection. Si le commerce est libre,que gagnera-t-on pat Rengagement de septannées de services , & par les somme? queles parens payent à un marchand pourmettre leurs enfàns en apprentissage ïquels font ceux qui prendront un tel parti ?

„ Le service de sept années , &c Rargentque donnent les apprentis, n J ont pour objetque Rinstruction de la jeuneíïè qui veut ap-prendre Rart ou la science du commerce, &nonpasl’acquisitiond’un monopole ruineuxpour la patrie. Cela est si vrai, qu'on con-tracte ces engagemens avec des négociansqui ne sont incorporés dans aucune commu-nauté ou compagnie ; 8c parmi ceux qui y íontincorporés, Ú en est auxquels on nevoudroitpour rien au monde confier des apprentis ;parce que c'est la condition du maître quel'on recherche , suivant sa capacité , sa pro-bité, le nombre & la nature des affaires qu’ilfait, fa bonne ou fa mauvaise conduite, tantpersonnelle que dans son domestique.

V- objection. „ Si le commerce est rendulibre, ne sera-ce pas une injustice manifestea 1 égard des compagnies de négocians, quipar eux-memes ou par leurs prédéceíleursont depenie de grandes sommes pour obte-nir des privilèges au-dehors, comme font lacompagnie de Turquie & celle de Hambourg >

Je n’ai jamais entendu dire qu'aucunecompagnie fans réunion de capitaux ait dé-boursé d’argent pour obtenir ses privilèges,qu’elle ait construit des forteresses, ou fait laguerre à ses dépens. Je fais bien que !a com-pagnie de Turquie entretient à ses fraix unambassadeur & deux consuls ; que de tempsen temps elle est obligée de faire des présensau grand-seigneur , ou à ses principaux of-ficiers ; que la compagnie de Hambourg estégalement tenue à l'entretien de son ministreou député dans cette ville : auísi je pense qu'ilseroit injuste que des particuliers euílèntla.liberté d’entreprendre ces négoces, íans êtresoumis à leur quote part des charges des com-pagnies respectives. Mais je ne conçois pouitpar quelle raison un sujet íèroit privé de cesmêmes négoces , en se soumettant aux ré-glemens & aux dépenses communes des com-pagnies , ni pourquoi son association devroitlui coûter fort cher. "

Sixième objection. » Si l’entrée des compa-gnies est libre, elles rempliront de bouta—Vvvy Z