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en prose l’on 11 e doits’en servir qu’avec“ e aucoup de circonspection. Les curieuxPeuvent s’instruire plus amplement dansQuintilien , Uv. V. ch. ij. & liv. VIII. ch. iij.
Quoique nous adoptions les comparaisons^ans toutes sortes d’écrits en prose j il estPourtant vrai que nous les goûtons encore^avantage dans ceux qui tracent la peinturedes hommes , de leurs pallions , de leursìes j 5c de leurs vertus. Article de M. leChevalier DE Jaucourt.
“Comme c est à la belle imagination àsai-7 r Sc à fournir les sujets de comparaison,doutons ençorelà-desius M.deMarmontel.»
Dans la comparaison , tantôt Ion ne Yoitl'objet qu à travers l’image qui l’enveloppe,tantôt 1 objet sensible par lui-même se ré-P e «e comme dans un miroir.
La premiere eïpece est ce qu on appellemétaphore ou allégorie; la seconde est plusProprement similitude ou comparaison.
Le mérite de la comparaison eft dans unra Pport imprévu 8c frappant. Les hommes° C rf PeUr de la mort, dit Bacon, comme lesl 3 - s °nt peur des ténèbres {a). La fleur de, leuneípe Athénienne ayant péri au siégéà j 1 . racu l' e , Périclès comparoit cette perte
selle que feroit l’année si on lui ôtoit le
pr »W s .
plct ^^rrion la plus commune dans l’em-wi, 1 des comparaisons . est de rendre l’objet
j S sensible.
Uc ain veut exprimer le respect qu’avoitCQ^de pour la vieillesse de Pompée : il ledes are a un vieux chêne chargé d’ossran-t êc de trophées. « Il ne tient plus à laf e , e que par de foibles racines , son poidsU 0 JV attache encore ; c’est de son bois ,d’al <ae ^ on lÈuillage , qu’il couvre les lieuxh e ^our ; mais, quoiqu il soit prêt à tom-le premier effort des vents , quoi-<J 0nt s .^leve autour de lui des forêts d’arbresc’est ì e unesse est dans toute fa vigueur
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„ quoiqu á demi voues, fuiguerriers qui la virent paraître
V L„c C ;ÏÏ P de Godefroy.
vekiti J aVoit èt avant lui :
V I tenebr'ií J? Uer * tr ^pì^unt , atque omnia cacis
V 1 f r iu-,H nih*ií Unt nos 2 ” b<ce timemus,
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Tom e VIII, íwvitmt >f u S iml -vvfutom*
C O M 7 1 3
Corne'per aqua o per crifiallo interoTrapajsa il raggio , e non divide , o parte ;Per dentro il chiaro manto osa ilpensieroSi penetrar , nella vietata parte.
Ivi fi Jpafia , ivi contempla il vero.
Si la comparaison peint vivement son ob-jet , c’est assez : st n’est pas besoin quelle lereleve : ainsi cette comparaison de Moïse estsublime, quoiqu’au deslous de son objet :fie ut aquila provocans advolandum pullos suos&super eosvolitans, expandit alassuas ( Deus )Ù afiìtmpfit eum ( Jacob ) atque portavit irthumerísfuis. Ainsi, pourvu que les fourmis& les abeilles nous donnent une juste idéede la diligence des Troyens 8c de I’industriedes Tyriens , on n’a plus rien à demander à< Virgile. Tout ce qu on peut exiger , c’estque les images soient nobles, c’est-à-dire ,quel’opinion communen’y ait point attachél‘idée factice de bassesse. Mais l’opinionchange d’un siecle à l’autre, 8c à cet égardle siecle présent n’a pas droit de juger lessiécles pastês. Si l’on a raison de reprocher àHomere 8c à Virgile, d’avoir comparé Ajax8c Turnus à un âne, ce n’est donc pas àcause de la basse!le de ces images ; car cespoètes savoient mieux que nous íì ellesétoient viles aux yeux des Grecs & des Ro-' mains , & leur choix fait du moins présu-mer qu’elles ne l’étoient pas. Mais ce qu’onpeut désavouer , c’est que l’obstinatiòn del’âne ne peint qu’à demi l’acharnementd’Ajax. Ce que l’ardeur d’un guerrier a defier, d’impétueux, de terrible ,n’y est pointexprimé : voilà par où la comparaison est dé-fectueuse. L’intention du poète, en em-ployant une image, n’est remplie que lorsquetout son objet s’y fait voir, au moins dansce qu’il a de relatif aux sentimens qu’il veutexciter : or , les sentimens qui naissent de lapeinture des combats , font l’étonnement,la pitié , la crainte. Il est donc décide parla nature même , 8c indépendamment del’opinion , que les images du lion , du ti-gre 3 de l’aígle ou du vautour , rendentmieux faction d’un guerrier au milieu ducarnage, que celle de l’âne qui n e peintqu’une patiente stupidité. Je dis la mêmechose de la comparaison d’Amat avec unsabot qùe fouette un enfant : j’y yoisla ra-pidité du mouvement, mais ce n’est pointassez : 8c l’égarement de Didon est. bien
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