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Tome huitième.
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|?ve du fond des vallées des vapeurs gros-|í er es, dont fe forme la foudre qui tombeles montagnes, il fort du cœur des.Peuples des iniquités, dont vous déchargezE châtiment fur la tête de ceux qui les gou-vernent ou qui les défendent. «

De même , Lucain , pour exprimer f in-clination des peuples à suivre Pompée ,quoiqu'épouvantés des progrès de César ,fe sert de l'image des flots qui obéissentencore au premier vent qui les a poulies ,quoiqu'un vent opposé se leve, & régnédans les airs.

Ut cum mare pojsidet aujìerSlatibus horifontis, hune cequora tota se-quuntur.

Si rursus telluspulsu laxata tridentisJEoliì , tumidis immitat fluçlibus Eurum ;Quamvis icla novo , ventum tenuere priorem-fàquora ' nubiferoque polus cum ceffleritaustro,

1 rtdìcai unda notum.

, Que ceux qui refusent a Lucain le nome Poète , nous disent íì cette façondexpn-i Une réflexion politique est d un ílmple^storien.

. %ns la comparaison , à st le plus íouventidée, un sentiment, une vérité abstraite?" on veut rendre sensible par une image.^ aiS il arrive aussi quelquefois que la corn-V^sí/o/z est inverse, je veux dire qu elle em-p °\ e le terme abstrait pour mieux peindre^ M sensible. Ainsi, dans une ode au prin-on lui dit : “ Ton sourire fait fleurirCe r °“" qui , belle comme les joues de Vinno-y^- Ce qrépand une odeur embaumée,,. Onyi là. une image commune rendue nou-s,J e - délicate & piquante , par le renver-j, ent du rapport usité.

Co A e st de sessence de la comparaison de cir-j j - Cr he son objet : tout ce qui en excedeAble 86 E superflu, & par conséquent mu-nit 0 ? U fi deflein du poète. La comparaison fi-portp U lr "dent les rapports. Homère, em-tur e Pai î !< r calent & le plaisir dsimiter la na-Prien ° U ^'°it souvent que le tableau qseilqu il* avec feu, nétoit placé qu autantCo mmr ^ àcif; & dans la chaleur de la- il l achevoit comme abíolu &fiut 5 p, p lL P ar lui-même. Cest un beau dé-dsiutrodnf- V j Ut ’ mais c en un grand queue dans un récit des circonstances

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& des détails qui n’ont aucun trait à la cho-, ,^ e bon sens est la premiere qualité dugenie, 8c 1 a-propos la premiere loi du bonsens : aussi , quoiqu on ait excusé la sura-bondance des comparoisons d’Homere, aucundes poètes célébrés ne fa imitée, non pasmeme dans Iode qui, de fa nature , est plusvagabonde que le poème épique.

Au reste, la comparaison est elle-mêmeune excursion du génie du poète, & cetteexcursion riest pas également naturelle danstous les genres. Plus famé est occupée deson objet direct, moins elle regarde autoursselle ; plus le mouvement qui l’emporte estrapide , plus il est impatient des obstacles 3cdes détours ; enfin, plus le sentiment a de.chaleur Sc de force , plus il maîtrise lsima-ginatíon Sc f empêche de ségarer. Il s enfuitque la narration tranquille admet des com~parafons fréquentes , développées , éten-dues Sc prises de loin ; qisà mesure qu’elie. s anime elle en veut moins , les veut plus; concises, & apperçues de plus près ; quedans le pathétique, elles ne doivent êtrequ'indiquées par un trait rapide , Sc que ,shl s J en présenté quelques-unes dans la vé-hémence de la passion, un seul mot les doitexprimer.

Quant aux sources de la comparaison , elleest prise communément dans la réalité deschoses, mais quelquefois aussi dans l'opi-■ nion St dans l’hypothese du merveilleux.Ainsi M. de Voltaire compare les liqueursaux géants : ainsi après avoir dit du ver-tueux Mornai,

Jamais Vair de la cour , & son souffle infecté SN } altéra de son cœur tausere pureté.

Il ajoute :

, Selle Aréthuse , ainsi , ton onde fortunéeRoule au sein furieux d’Amphitrite étonrléc,Un cryflal toujours pur & des flots toujoursclairs ,

Que jamais ne corromps V amertume des mer s.

Finissons cet article par la plus belle Sc laplus touchante comparaison qu'il soit possi-ble de transmettre à la mémoire des hom-mes ; elle est de notre bon roi Henri IV.Il s'agissoit de prendre d'assaut la ville déParis, il né le voulut pas, & voici fa ré-ponse : « Je fuis, disoit-il, le vrai pere demon peuple, je ressemble à cette vraie mere,dans Salomon , j aimerois quasi mieux n’a-Xxxx í