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Tome huitième.
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C O M

z°. Nbus avons encore le superlatif rela-tif : il ejì ie plus raisonnable desesfreres.

Nous n’avons en françois de comparatifsen un seul mot que meilleurpire ôcmoindre.

“ Notre langue dit le pere Bouhours, nfapoint pris de superlatifs du latin , elle n’ena point d’autre que génêralijfme , qui esttout françois , ôc que M. le cardinal de Ri-chelieu fit de ion autorité, allant comman-der les armées de France en Italie, si nousen croyons M. de Balzac ». Doutes fur lalangue franco:fe , p. 6b.

Nous avons emprunté des Italiens cinqou six termes de dignité , dont nous nouslér-vons en certaines formules , & auxquelsnous nous contentons de donner une termi-naison Françoise , qui n empêche pas de re-çonnoître leur origine latine ; tels lontrévérendìjfme, illujlrijfime , excellentijfme ,émìnentìffime..

Il y a bien de ^apparence , que si le comparatif ôc le superlatif des latins n avoientpas été distingués du positif par. des termi-naisons particulières , comme le- rapportd’égalité ne Best point; il. y a, dis-je, biende 1 apparence que les termes de comparatifêc de superlatif nous seroient inconnus.

Les Grammairiens ont observé qu’en. la-tin le comparatif ôc le superlatif se formentdu cas en i , du positif en ajoutant or pourle masculin & pour le féminin , & us pourle genre neutre. On ajoute ffunus au cas en rpour former le superlatif: ainsi Ion dit fane-tus, finclì ; fançlior , fanclius,Jançtijfimus;sortis , sortis ,. sorti,; fortior.,. sorti us ,. sor-ti jfimus.

Les adjectifs, dont le positif est terminé ener , forment auísi leur comparatif du cas en /,pulcher , pulchri, pulchrior ., pulchrius ; maisle superlatif se forme en ajoutant ri mus au-nominatifmasculin du positif, pulcher, pul -cherrimus.

Les, adjectifs en lis suivent la réglé géné-rale pour le. comparatif, facilis, ficilicr ,facilius ; hum: lis , huimlíor ; simili s,Jimiiior :mais au superlatif on dit ,facìllimus, humil -limus , fimillimus; cPautres suivent la réglégénérale , utilis , uùlìcr , utiliJfimus.

, Plusieurs noms adjectifs n ont ni compara-tif, ni superlatif ; tels font , Romanus ,patries ,.duplex, legitimus, claudus, unicus,

COM

dìfpar , egenus , ôcc. Quand on veut exprí Jmer un degré de comparaison , ôc que 1<?positif n’a ni comparatif ni superlatif, on lesert de m agis pour marquer le comparatif t& de valdl ou ae maxìml pour le superlatif >.ainsi l’on dit, magis pi us , ou maxìml pius-

On peut aussi fe servir des adverbes; magis Sc maxìml , avec les adjectifs qui ontun comparatif ôc un superlatif 1 on dit softbien , magis doclus , ôc valdl , ou maxitfdoclus..

Les noms adjectifs qui ont au positif u»evoyelle devant us, comme arduus , pius >n’ont point ordinairement de comparatif, n 1de superlatif. On évite ainsi le bâillement"que féroit la rencontre de, plusieurs voyelle*de fuite , si, on disait arduìor,. piior : oiì- dit plutôt magis arduus , magis pius ; ce-; pendant on dit piijfmus , qui n’est pas si rate> que piior. Ce mot piifìmus étoit nouveautemps de Cicéron, Marc Antoine Payanthasardé, Cicéron le lui reprocha en.plei 11 ’íehat ( Philipp. XIII, chap. xjx , n. pi , ) jPiìjfimos querris ; & quod verbum ornaisnullum in linguâ latinâ ejì , id propter uUtPdivìnam pietatzm novum inducis, On troU'' ece mot dans les anciennes inscriptions , ^dans les meilleurs auteurs postérieurs à Ci-céron. Ainsi ce mot qui commençoit à s’n 1 'troduire dans le temps de Cicéron., fut en-fui te autorisé par Pu sage.

Il ne fera pas inutile d observer les quatt^adjectifs suivans bonus , malus , magnH s .^.p.irvus ; ils n’ont ni comparatif ni superljjqui dérivent d’eux-mêmes : on y íuppspar d’autres mots qui ont chacun une ° l1 'gine particulière.

SUPERLJTfy..

Ojititpus , id" »Peffòmu, tres JÎ

POSITIF.Bonus., . . bon.Malus ., mauvais.

MagnasBarvus. , >

grand.. petit.

COMPARATIF,

Melior ., . . meilleur.

Pcjor. pire, plus mau-vais.

Major, plus grand,& deià majeur.

Minor, plus petit, mi-neur.

vais.

Maximus , • '

Ç rand - forts*"'Munmus , 1

tit»

diS'

Yoísius croit que melior vient develìm ou malim ; Martinius 8c Faber I e -venir de i-'-h-u , qui veut dire curee e ft’£ ctum ejì , u-íÁsrr ,. cura. Quand unemeilleure qu’une autre, on en a Pfoin , elle nous est plus chere ; jncafe disoit en latin de ce qu’onrotus dit que melior est une c q 11 . n ‘ c0 jde mellìtior , plus doux que le nsiei -

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