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Les relieurs-doreurs fe fervent auíïi d’u nc °mp as ordinaire en cuivre, pour mesurerL place où ils ont à mettre de for , &c n encouper qu’à proportion. Voye^ Dorer.
Compas courbé &■ brisé à fuíage dessculpteurs ; ils s’en fervent pour mesurer lesgrosseurs des corps ronds , parce qu ils em-ballent les parties, ce que ne peuvent pasfeire ceux à jambes droites.
Les graveurs s’en fervent auíïì pour trou-ver le véritable endroit d’une planche qu'iisVeulent repousser & graver. Voye^ Gra-vure ou BuRm.
Compas de forge , à fuíage des serru-riers & autres ouvriers ; c’est un grand com-pas ordinaire dont on use pour prendre leslongueurs fur le fer chaud.
Les serruriers en ont cfautres de diffé-rentes grandeurs , qu’iis appellent compasd’établi.
Compas d’épaisseur , â f usage desserruriers ; c est un compas dont les branchesfont courbes, & qui sert à f usage indiquéf ;lr son nom.
, Compas droit et courbe , à fuíageues ouvriers qui travaillent en pierres de rap-P ort 3 & en tabletterie.
. Compas , à fuíage des tonneliers , est un* n strument dont ils fe fervent pour formerêc marquer les douves des fonds de leurs^tailles en figure sphérique. Cet instrumentÇst fait d un seul jet de bois pliant , maisclastiq ue , dont les deux bouts fervent de«tanches à f instrument, Lc font garnis cha-cun d'une pointe & d’une virole de fer : ces? e Ux branches peuvent Rapprocher & s’é-oigner au moyen d’un arc de bois à vis quies traverse.
, Les tonneliers ontauffi parmi les ourils deJ0r métier, des compas ordinaires qui fontj e fer, & dont les branches n’ont pas plushuit pouces de longueur.
Compas , à luíàge des Vergeùers , estl llle efpece de mesure marquée de points ,* chaque bout de laquelle est en traversû Un côté feulement, un morceau de boispaillé , haut d’environ un pouce & demi,retenir le pié fur la mesure. Les cor-^nniers s’en fervent pour mesurer la.lon-cur du pîé de ceux qu’ils ont a chauffer,n- utre les compas dont nous venons dere mention , il y en a un grand nombre
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d’autres ù f usage des différens ouvriers. Cescompas feront décrits aux articles où nousserons le détail des ouvrages, quand ils envaudront la peine. Il n’y a presque pointd artiste qui n ait son compas.
COMPASSER, v. aéb. c’est prendre desmesures avec le compas. Voye? Compas
COMPASSION, f. f .(Morale.) afflic-tion qu on éprouve à la vue, au récit, ouau souvenir des maux de quelqu’un. C’estun sentiment auquel on se livre avec uneforte de plaisir :
Non quia vexari quemquam efi jucunda vo-luptas ,
Sed quibus ipse malis careas , quia cerneresuave ejì.
Le plaisir qu’on y éprouve vient encore dutémoignage qu on se rend à foi-même qu’ona de l’humanité.
Plus on a été malheureux, plus on estsusceptible de compassion. Non ignara mali ,&c. Non-feulement on ne fe refuse point àee sentiment, on cherche même quelquefoisles occasions désexciter; c’est pour cela,& non par un sentiment barbare , que lepeuple court aux exécutions des crimi-nels. (o)
; CGMPATIBILITÉ , f. f. ( Jurispr. ) estla faculté qu’une même personne a de poíîé-der en même temps plusieurs bénéfices ouoffices , ou un bénéfice & un office. Les bé-néfices & offices entre lesquels il n’y a pointd’incompatibilité prononcée par aucune loi,sont de droit compatibles. Il y en a d’autresqui le déviennent au moyen d’une dispense,laquelle pour les bénéfices s’obtient tn courde Rome. A f égard des offices, on obtientà cet effet en chancellerie des lettres, qu’onappelle lettres de compatibilitè. Voyez ì-aprlsCompatible ù Incompatible. (A)
COMPATIBLE , adj. ( Jurispr. ) sc ditdes bénéfices & des charges qui peuventêtre poffedés ensemble par une meme per-sonne fans dispense. Tous J es benefices &offices, entre lesquels ii n y a point d’in-compatibilité prononcée par la loi , fontcompatibles : ainsi un bénéfice simple estcompatible avec un autre de même nature,pourvu qu’il ne soit pas sub eodem teclo. L’of-fice de secrétaire du roi est compatible aveccelui de conseiller de cour souveraine, Scavec plusieurs autres emplois, L'c.