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une maladie compliquée , parce qu’elle af-fecte en même remps les parties solides &les parties fluides des poumons, 8c chacunede ces parties de différente maniéré : i".entant qu’elle constitue une tumeur inflam-matoire , par laquelle les solides font vidésà l’égard de leur volume qui est augmenté,de leur figure qui est changée, des con-duits qui font engorgés , 8c des fibres mê-me dont ils font composts , qui font ourelâchées & affoiblies, ou resserrées 8c ren-dues trop roides : z°. entant qu elle donnelieu à la fievre, par laquelle les solides fontvidés à 1 égard de leur mouvement qui estaugmenté, de la chaleur qui est plus forte,de la qualité des humeurs qui est différem-ment altérée, & de leur volume qui estsouvent plus considérable , à cause de lanléthore vraie ou fauífe.
Mais comme , dans ces différentes signi-fications que son donne aux complicationsdes maladies, on n’y donne pas une idéedistincte de ce qtfon appelle maladies , &de ce qui en est le symptôme , de ce quicaractérise une maladie simple & une mala-die compliquée , il paroît plus utile & plusclair d’appeler avec Pitcarne (élém.phys. ma-thérn. ) maladie Jìmple , ce que les auteursdestitution de médecine appellent symptô-me ; & de donner le nom de maladie com-pliquée, à ce qifils appellent simplement ma-ladie , c’est-à-dire à la jonction, au con-cours de plusieurs symptômes : par - là onévite une grande confusion dans la pa-thologie.
Il résulte de ce qui vient d’être dit, quela complication dans les maladies nstít autrechose que la réunion des conditions requi-ses pour former une maladie compliquée ,dans quel des sens mentionnés qu’on puiífeprendre ce terme.
Au reste il paroît que, par maladie com-pliquée, les auteurs entendent la même choieque par maladie composee. Galien , lib. detyp. cap. iij. Voyet^ MALADIE. Cet article ejlde M. d’Aumont.
Complication , ( Jurispr. ) st dit en ma-tière criminelle, lorsque l’accufé st trouveprévenu de plusieurs crimes : on dit ausside la procédure ou d’une affaire cn général,Spx’elle ejl sort compliquée , lorfqù’il y a un
grand nombre, d objets 8c de demandes res-
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pectives qui st croisent mutuellement. (A)
COMPLICE, f. m. ( Jurispr. ) est celuiauquel on impute d’avoir eu part à quelquefraude ou à quelque délit, soit pour avoirdonné conseil, ou avoir aidé à commettrefaction dont il s’agir.
Quand on ordonne quelqu’informatioitcontre les complices d’un accusé , on jointordinairement au terme de complices , ceuXde fauteurs , participes , 8c adhérens, pourdésigner toutes les différentes maniérés dontles complices peuvent avoir eu part au délit.
Celui qui est complice d’un délit ou dequelque fraude repré'nensible, est souventautant coupable que fauteur même du délit,8c doit être puni également ; ce qui dépendnéanmoins des circonstances, par lesquelleson connoît le plus ou moins de part quSle complice a eu à faction : par exemple ,celui qui a sû le deílein qu’un autre avoitde commettre un crime, & qui ne fa pasempêché pouvant le faire , est coupable a»moins d’une négligence qui approche beau-coup du délit ; mais celui qui a conseillé 1?délit, ou qui a aidé à le commettre , estencore plus coupable.
Un homme qui s’est trouvé par hasarden la compagnie de quelqu’un qui a cotífmis un crime , n’en est pas pour cela ré-puté complice , pourvu qu’il n’y ait eu erleffet aucune part.
La déclaration ou déposition des cot’ 1 'plices ne fait point une foi pleine & entier?contre le principal accusé , ni pour un cou 1 'plice contre un autre ; elle sert stulemePd’indice pour parvenir à tirer la preuve u ucrime par le moyen de la question ou to s 'ture ; 8c si f accusé n’avoue rien, il doit et f ?absous.
Il faut même observer que la déposio 0 ^d’un stul complice, quand il n’y L pas qu? ^qu’autre adminicu-le de preuve , n’est P fsuffisante pour faire appliquer ses comp‘ jC ^à la question ; il faut du moins en ce casdéposition de deux ou trois complices .
On excepte néanmoins de cette régi? c ^tains crimes, tels que ceux de lest-maP^sacrilège , conjuration, fausse mon»oie- ^résie, 8c aísiuïìnat_, où la dépositioncomplice fût pleine foi contre un autre, '.ssClarus , lib. P. sent. quœs. xxj. /r. •*
Fachin, lib. IX., cap, Ixxxviìj... ( A 1