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Tome huitième.
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ques destinées pour f église , soit pseaumes,hymnes , antiennes , répons , portent lenom générique de motets. Voye £ ce mot. Lamusique françoife se divise encore en musi-que de théâtre , comme nos opéra, 8c enmusique de chambre, comme nos cantatesou cantatilles. Voy. aujfiles mots Cantate,Opéra , &c. En général la musique latinedemande plus de science de composition lamusique françoife , plus de génie 8c degoût. (S)

Dans une composition , Fauteur a poursujet le son physiquement considéré, 8c pour■objet le seul plaisir de 1 '"oreille, ou bien ilrs'éleve à la musique imitative, 8c cherche àémouvoir ses auditeurs par des effets mo-raux. Au premier égard il suffit qusil cher-che de beaux sons 8c des accords agréables ;mais au second, il doit considérer la mu-sique par se s rapports aux accens de la voixffiumaine , 8c par les conformités possiblesentre les sons harmoniquement combinés8c les objets imitables. On trouvera , dans1 ’article Opéra , quelques idées fur lesmoyens d^nlever 8c d’ennoblir sart , enfaisant de la musique une langue plus élo-quente que le discours même. (S)

Composition des corps , ( Qhym. ) Lacomposition chymique n’est autre chose queFunion 8c la combinaison de plusieurs subs-tances de nature différente, dont il résulteun corps composé. C J est cette union departies de différente nature, de laquelle ilrésulte un corps d-’unenature mixte, queBecker 8c Stahl ont nommé mixtion , 8c.qu’on peut nommer combinaison ou compo-sition chymique , pour éviter f équivoque destermes de mixte & de mixtion , par lesquelson pourroit entendre un simple mélange ,une simple interposition de parties, & quidonnerait une idée très-fausle de la compo-sition chymique , dans laquelle il doit yavoir de plus une adhérence mutuelle entreles substances qui se combinent.

Les substances que les chymistes regar--dent comme simples, ou les principes pri-mitifs , en se combinant ensemble , formentles premiers composés auxquels Becker 8cStahl donnent, par excellence, le nom demixtes. Les mêmes chymistes donnent lenom de composés à ceux qui résultent de.'Funion de ces premiers mixtes.

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f En suivant toujours ces combinaisons d tplus en plus compliquées , on trouve lescorps plus composés , qu ils ont nommesdécomposés 8c fur décomposés.

Cette distribution de différentes especesde corps plus ou moins composés , est elle-même très-juste Lc très-conforme à ce q uCdémontre Inexpérience. Mais il paraît que lesdénominations que Becker & Stahl leur on £données manquent d’exactitude Sc de datte,faute d'être univoques.

Il íemble donc qu’il est beaucoup pk ssimple 8c plus clair de désigner ces disse-.rentes clasiès de corps par des nombres q ulpuissent indiquer leur degré de compofitioson peut les nommer, par exemple, compofi 1du premier, du second, du troisième, d uquatrième degré , &c. ainsi que M. Macqudle propose dans ses cours, (-h)

* Composition , en peinture , c’estpartie de cet art qui consiste à répressif 1fur la toile un sujet quel qusil soit, demaniéré la plus avantageuse. Elle íupp 0 ‘ ri°. qu'on connoît bien , ou dans lanatuí 6ou dans f histoire , ou dans f imagination ’tout ce qui appartient au sujet ; i°. qu ° sta reçu le génie qui frit employer toutes &données avec le goût convenable; 3 0 . qu sttient de l’étude 8c de fhabitude au travailmanuel de Fart, fans lequel les autres q uílités restent fans effet.

Un tableau bien composé est un tout i^stfermé sous un seul point de vue , ^les parties concourent à un même but, jj gforment par leur correspondance rau taeun ensemble aulsi réel, que celui desbres dans un corps animal ; ensorte st u ^ remorceau de peinture fait d J un. grand nomde figures jetées au hasard, sans p r st?tion, fans intelligence, & fans untte,mérite non plus le nom d'une véritable c ,position , que des études éparses de j aC1 ^de nez, d'yeux, fur un même carton » ^méritent celui de portrait , ou memfigure humaine. • ssui etcl

D"où il s’ensuit que le peintre est a e \cdans fa composition aux mêmes foispoète dans la sienne ; & que Fobl er ^ Jgdes trois unités, êtaclion , de_//Ç“ 1 »

temps , n est pas moins essentielle Jj-a-

peinture historique, que dans la P° e1 matique.

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