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Tome huitième.
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C O M

nouvelle Espagne , dans la province de Xa-«íco. Long. Zjo , i$ ; lat. zi.

Composteur , f. m. instrument ttim-

Pnmerie , & particulier à ì’ov.vrier compo-steur. C’est un morceau de fer ou de cui-vre , plat, poli, de neuf à dix pouces deh>ng, fur cinq à six lignes de large, & por-tant un rebord de deux à trois lignes de hauttftis toute fa longueur ; il est terminé à son£x:rémi:é antérieure en forme d’équerre ;

1 autre extrémité en est arrondie: le corpse st une efpece de lame percée de plusieurstrous de distance en distance , pour rece-v °ir par-deífous une vis , & par-dessus 1 e-crou de cette vis ; cet écrou est échancréPar l es deux côtés , & destiné à serrer oudesserrer deux petites coulisses de trois ouss-'.atre pouces de long postes lune fur 1 au-tre, & s ur l a lame, dont elles n’excedent.Pas la largeur, maintenues entre h vis &

|écrou, & appuyées contre le rebord, avecle quei leurs extrémités antérieures formentautre équerre: ces coulifles, ou plus oujr>oins avancées fur la lame , déterminent lalong ne ur des lignes d’une page. C’est danstel pace que laissent entr’eiles les deux équer-res 5 que le compositeur tient de la mainpuche , qu’il pose le pié de la lettre qusilCVe de U main droite , jusqu à ce qu il aitre mp!i fa ligne. Il y a une autre forte dec fi rn post:ur qui sert à compòser de li note ,CS vignettes , de f algèbre ; il ne dissere du^emier, qu en ce que celui-ci porte un re-0r d de doute à quatorze lignes géométri-^ es , ce qui donne la faculté de pouvoir yj ilrc entrer cinq à six lignes de compositiones UNes fur les autres.

, st y a auiïì un composteur de bois de prèsè deux piés de longueur , fait poar com-l°f e r les grosses lettres ou caractères des af-C p s - Voye^ article Imprimer,

°Vix>osteUR , {Fonderie en caracleresàtr? irth2r ie. ) st fer t à donner aux lettres leshou o res htçons ; ce font des morceaux desij r dixEuit à vingt pouces de long ,Ion* lar ge. D’un coté, & dans toute la1 p P u V ,r ' est un petit rebord pour arrêterc or n ~ e ìâ lettre , qui est anctee auíst a u,bois cr * Cerïi enî: par une peti-x Hnguette uecollée f nj ,^ e deux pouces de long . qui estIW Ur le composteur qui sert à le tenir,cette languette jafqu’à un pouce de

COM

I autre extrémité, cn arrange les lettres icoté les unes des autres, pour pouvoir en-- a? r ^ es ^ a * re bomber toutes à-la-fois dans lejustifiera, les couper 8c les reprendre dememe à-la-fois. C’est aullì fur des compos-teurs qu on leur donne la derniere façon ,& qu’on les apprête. Vo ò ei Varticle Ca-ractère.

* Composteur , manufacture cn foie ,petite baguette de bois, fur laquelle on polieles portées de la chaîne pour la plier. Lecomposteur fe place dans une cavité qu on luia pratiquée dans l’enfuple & ou il est rete-nu. Voy. ,'es artice.. ChanÉe & Velours.

COMPOTE, f. f. en terme de confiseur -,est une forte de confiture de peu degarde,pareeque les fruits dont elle est Elite ne fontpas cuits au degré nécessaire pour être con-servés ìong-tems. Compote est donc propre-ment une confiture dont les fruits ne fontpas assez confits.

Compote , en terme de cuisine , est unemaniéré d’accommoder des pigeons 8c descanards, en les passant dans du lard, dttbeurre , ou même du saindoux , & les em-potant ensuite avec du jus ou du bouillonassaisonné, un bouquet de persil, de Pé-cores de citron &c.

COMPRÉHENSION , f. f. terme dethéologie : ce terme marque 1 état de ceuxqui jouissent de la vision béatifique, & qifonappelle comprérenfeurs , par opposition àceux qui vivent fur la terre , & qu on ap-pelle voyageurs. Uoyc{ Vision.

Compréhension , en. réthoripuc , tropepar lequel on donne au tout le nom de laparne, ou à la partie le nom du touc, ou àune chose un nombre déterminé pour uìinombre indéterminé. Ainsi M. dé Voltairea dit de PAnglcterre, cn parlant du régnéd’Elifabech :

Sur cefanglani théâtre où cent héros périrent,Sur ce threnc glissant , dont cent rois descen-dirent ,

Une fi.nu.nc à ses piés enchaînant les defiins ,Décédât de son règne étonnoit 1e s humains.

Kenriad. ch.j.

Fbyei MÉto.vimie. (G)

* COMPRENDRE, V. act. r.rme de phi-losophie ; c’eít appercevoir la liaison desidées dans un jugement , ou l a liaison despropositions dans un raisonnement. Ainsi