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Tome huitième.
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de Lyon Sc 3 e Valence , Patente de Lan- Tguedoc, &c.

Pour ce qui est des droits de convoi ,voye^ d-après au mot Convoi de Bor-deaux. ( Á )

COMPTANT , sub. m. terme qui dansle commerce a plusieurs significations.

Il fe dit ordinairement entre négocianspour lignifier de V argent réel ù ejféchfquondonne & qu on reçoit fur le champ pourle prix convenu de quelque marchandile.J’ai vendu comptant, j’ai acheté comptant ;& en ce feus il est opposé à crédit. Voyc\_'Crédit.

2 0 . Comptant .-signifie le fonds qui se trou-ve en argent monnoyé chez un banquier ounégociant, &c.

3°. Comptant, argent comptant s'entenddes monnoies ayant cours , ou des especessonnantes dont on stipule que certains paye-mens seront faits, par opposition aux bil-lets, écritures , ou papiers. Ainsi payer comp-tant , c'est payer en argent & non en lettresde change ou promeflès.

Comptant , en terme de finances ; on appelleordonnance de comptant , une ordonnanceque le roi donne pour être payée & acquit-tée au thrésor rayai, où il n'est point ex-pliqué la destination des sommes accor-dées , & pour le payement desquelles iln'est besoin d’aucunes formalités. Voye[le diclionnaire du commerce , Trévoux &Chambers.

COMPTE , s. m. (Commerces est un étatcalculé ou non calculé d'effets possédés,administrés, acquis, reçus, dûs, ou dépen-sés. Ce terme a un grand nombre d’accep-tions différentes dans le commerce. On diten ce sens .que trois fortes de comptes fontabsolument nécessaires pour la clôture deslivres en parties doubles ; le compte de capi-tal, le compte de profits & pertes, & le comp-te de bilan.

Le compte de capital est un compte particu-lier ouvert au débit du grand livre : il con-tient tous les effets d'un négociant, c’est-à-dire son argent comptant , ses marchandi-ses, billets, promesses, obligations, partiesarrêtées , meubles meublans , immeubles,■& généralement tout ce qui lui appartient,franc ôc quitte de toutes dettes & hypo-théqués.

COM

Le compte de profits & pet tes est cuVeftfur le grand livre : il est composé de tousles gains ou pertes qu'un négociant a pu fairedans son negoce. Les pertes s’écrivent ailcrédit, & les profits se portent au débit. V.Crédit & Débit.

Le compte de bilan ne s’ouvre au grandlivre que pour la clôture des livres. Quandil s'agit de la sortie des livres, on l'appellecompte de bilan de sortie ; & lorsqu il estquestion de prendre de nouveaux livres, ostle nomme compte de bilan d*entrée. Dans lepremier on porte au débit tout ce qui estdû, & au crédit tout ce que l’on doit. Dansle second on porte au débit tout ce qui estau crédit du compte de bilan de sortie, & 2 stcrédit tout ce qui est au débit de ce mêmecompte de b .lan de sortie.

Comptes ( livres de ) , .ce sont des jour-'naux ,.régistres, fur lesquels les marchands»nçgociaiis , banquiers , & autres , portesLeurs esters , leur recette , & leur dépense.

Ouvrir un compte, c’est le placer pour J*premiere fois dans le grand livre ; ce qui s cfait en écrivant en gros caractères les noms,surnoms & demeure de celui avec qui l’ otlentre en compte ouvert ; ensuite on le chargfdes articles, íoit en débit, soit en crédit » *mesure que les affaires se présentent; & l’ 0 **fait en même temps mention de ce comp tefur le répertoire ou alphabet. Voye ^ Alpu-*'bet & Répertoire.

Apojliller un compte , c’est mettre des u 0 *tes & apostilles à côté de chaque articR»aux uns pour les allouer , aux autres P°les débattre.

Vérifier un compte, c’est l’examiner. ^

Clorre un compte , c’est l’arrêter, &fixer le reliquat. ^

Finito de compte , se prend pour l ,arrmême du compte. > gJ1 .

Coucher une somme sur un compte, c ,

régistrer sur un grand livre , soit en c s cí v ei isoir en débit, les parties dont les partiedeviennent débiteurs ou créditeurs. t .

Pointer les parties d’un compte , c esttre un point à côté de chaque pairie <1 j 3teneur de livres vérifie, pour justifier 4rencontre est juste. fa

Contre-partie d'un compte , en termbanque & de commis aux bureaux &mes du roi ; c’est le régistre que tient l