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m otet à grand chœur. Iín’estgueredevìí-een Europe où Ion ait autant de goût pour? arts, dont les habítans soient aussi bonscitoyens , Sc où les grands principes desIîlœ urs soient si bien conservés : 1 opulenceîj e les a point détruits, parce quelle n yfleurit que par le travail & l’industrie. Le^oinmerce seul fuie la richesse de la ville
Lyon, Sc la bonne foi est le grandf ort de cette utile & honnête maniéré
" acquérir.
a 4 août, veille de S. Louis , on élèvea ^Près de la grande porte des Tuileries , du^ ot é du jardin , une espece d amphithéâtre :.° US les symphonistes de l'opéra s’y ren-0ent ; & à feutrée de la nuit on forme unànd concert composé des plus belles sym-phonies des anciens maîtres françois. C’est^ hommage que 1 académie royale de mu-j>e rend au roi. On ignore pourquoi, ancienne musique , beaucoup moins bril-' 1Ce que la nouvelle, Sc par cette raisonc oins propre aujourd’hui à former un beau£'icert , est pourtant la seule qu’on exécutev ai ? S cette occasion : peut-être croit-on de-° Ir la laitier jouir encore de certe préro-ativ e 5 dans une circonstance où personne
ccoute. ( B )
^OKCERT Spirituel, s. m, ( Belles-trej. p 0 4ji e ') nouS appelons ainsi un spec-^ o où l’on n’entend que des symphonies’c . chants religieux , Sc qui, danslie ta j 1S î ours consacrés à la piété, tientC ç U Oes spectacles profanes ; il répond àj[ .SU on appelle en Italie oratorio ; maisso- en fuit bien que la musique vocale yf, Portée au même degré de beauté.Somme ce sont les musiciens eux-mêmes^ servilement attachés à leur ancienned e ^ tU r me - prennent comme au hazard , u udo 1 baumes ou des cantiques, Sc , fans scSt'eFn' 1 àutre liberté que del’abréger quel-8c l e 5 .le mettent en chant tout de fuite,en du lv ^nt tant bien que mal en récitatif,Ve rsets° en chœur , il arrive que fur lessont | ? u s !l ont point de caractères , ilsrien de mettre un chant qui ne dit
'Pi'apL U dit tout autre chose ; c’est ainsiv ieutce S CG début si sublime cceli enarrant,^Ond^?f„Et- non sunt loquelœ , sur lequeldciix cni V ’ e a rois précisément le babil de
' CréSi à'ì «nS,uàcôté de««-.
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r grandes images, àfacie domini mata. efî terra,mare vidit & fugit, le même musicien afait scuter dans une ariette les montagnesSc les collines , en jouant fur les mots ,exulta.veruntfi.cm arietes, & ficut agni ovìum.
L on sent combien ce faux goût estéloigné du caractère simple & majestueuxd’un cantique.
Quel génie Sc quel art n’a-t-il pas fallu àPergolesc pour varier le Stabao. Encore dansce morceau unique tout n’est-il pas digned’une égale beauté : la plus belle prose del’église, le dies iras, qui devroit être l’objetde ['émulation de tous les grands musiciens,auroit besoin lui-même d’être abrégé pourêtre mis en musique : les deux cantiquesde Moïse, tout sublimes qu’ils sont, deman-deroient qu’on fit un choix de leurs traitsles plus analogues à ^expression musicale.Dans tous les pscaumes de David, il n’yen a peut-être pas un qui , d'un bout àl’autre , soit susceptible des beautés d-ichant, Sc des contrastes qui rendent c;sbeautés plus sensibles Sc plus frappantes.
Il scroit donc à souhaiter d’abord qu’oaabandonnât l’ulage de mettre en musiqueun pseaume tel qu’il se présente , Sc qu’onse donnât la liberté de choisir , non-scu-lementdansun même pscaume , mais danstous les pscaumes , Sc si l’onvouloit même ,dans tout le texte des livres saints , desversets analogues à une idée principale, Scassortis entr’eux . pour former une bellefuite de chants , ces versets pris çà & là,8c raccordés avec intelligence , compo-scroient un riche mélange de scntimtns &d’images, qui donneroient à la musique dela couleur Sc du caractère, Sc le moyende varier scs formes Sc de disposer à son. gré ['ordonnance de scs tableaux.
La difficulté se réduit à vaincre l’habi-i tude Sc peut-être ['opinion ; mais pourquoine feroit-on pas dans un motet ce qu on afait dans les fermons, dans les prières del’église, où , de divers paslages de l’ecriturerapportés à un même objet, on a forméun sens analogue Sc suivi ì
Mais une difficulté plus grande pour T emusicien , c’est d elever son ame à la hau-teur de celle du prophète , de sc remplir,s’il est possible , du même esprit qui l’ani-moit, Sc de faire parler à la musique unH h h h h