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Tome huitième.
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langage sublime, un langage divin. C’est 'là que tous les charmes de la mélodie.,toute la pompe de la déclamation toutela puiflance de l’harmonie , dans les pein-ture s de tous les genres, doivent se dé-ployer avec magnificence : un beau motetdoit être un ouvrage inspiré, & le musi-cien qui compose de jolis chants Lc deschœurs légers furies paroles de David, mesemble profaner ía harpe.

Au lieu du moyen que je propose , pourformer des chants religieux d'gnes de leurobjet, on a imaginé en Italie de faire dep etits drames pieux, qui n etant pas repré-sentés , mais seulement exécutés tn concert,font affranchis par-là de toutes les con-traintes de la scene : ces drames font en petitce que font en grand fur nos théâtres ,Athalie , Esther & Jephté : on les appelleoratorio ; & Métastase en a donné des mo-delés admirables , dont le plus célébré est,avec raison , le sacrifice d’Abraham.

On a fait au concert spirituel de Parisquelques foibles estais dans ce genre ; maisà présent que la musique va prendre enFrance un plus grand estòr, & qu on faitmieux ce qu'elle demande pour être tou-chante & sublime , il y a tout lieu de croirequelle sera dans le íacréles mêmes progrèsque dans le profane. Voye^ Lyrique. &c.(M. Marmontez.)

CONCERTO , mot italien francisé,en musique , signifie une piece de sympho-nie faite pour être exécutée par tout unorchestre.

Il y a des concerto -faits pour quelque ins-trument particulier qui joue seul de tempsen temps avec un simple accompagnement,après quoi tout l’orchestrç reprend , & lapiece continue toujours ainsi alternative-men t entre le même instrument & l’orches-tre. C'est-là ce qu on appelle proprementconcerto. Quant à ceux où tout se joueen chœur, & où nul instrument ne ré-cite , Ic-s Italiens les appellent auslî sym-phonies. (s)

CONCERTANT, adj. parties concer-tantes , font. en musique , selon l’abbe Bros-sa r d , celles qui ont quelque chose à ré-citer dans la piece , & ce mot íèrt à lesdistinguer des parties qui ne font quede chœur.

CON

C’e mot est vieilli en ce íèns ; on d;t au-jourd’hui parties récitantes ; mais on le sertde celui de concertant en parlant du nombrede musiciens qui exécutent dans un con-cert , & l’on dit fort bien : Nous étions vins'cinq concertans ; un concert de huit d dix con-certans. ( S )

CONCESSION, f. f. figure de rhéto-rique par laquelle l’orateur , fur de la bc>n-5de fa cause, semble accorder quelque choieà son adversaire , mais pour en tirer f°j'même avantage , ou pour prévenir les in c1 'dens. inutiles par lesquels on pourroit l’ ;ls 'rêter. Par exemple : je ne veux pas contes £fla réalité du contrat, mais je me récrie coH'tre son injustice ; c’ejl contr’elle que j’i 111 'plore le secours des loix . . . Elle ejt hds ’iL esl vrai , mais ne devroit-elle pas témoigné,au ciel fa reconnaissance des saveurs qu ! da prodiguées , par un vertueux usage de J abeauté ?

Cette figure est très - fréquente dans l eSplaidoyers de Cicéron : nous n’en citeronsque ce trait de la cinquième Verrine ;eripe hœreditatem propinquis ,prœdare in bondalienis , everte leges , &c. num etiam attûctí^bonis exturbare oportuit ? &c. ( G ) •

Concession, ( Jurìsp .) c’est ou ceest accordé par grâce , comme sont les b sevêts & privilèges accordés par le pri nce ,’ou une certaine étendue de terrein q ue .roi accorde à quelqu’un dans les cqlo nlfrançoises, à la charge de le faire défricn^’ou uit abenevis, c’est-à-dire la facultéprendre une certaine quantité d’eau détang, ou d’une rivière ou ruisseau, E°faire tourner un moulin ou autre arnuou pour arroser un pré ; ou la distribué ^que le bureau de la ville fait aux particm _qui ont acheté de l’eau. Voye{ P RlLEGE. (A) Ijt e

Concession, (Ccmm.) c’est °. a , r ° ull el'étendue d’un pays où il est permis u ^compagnie de s’établir ou de fairegoce privativement à toute autre ; ourem que ces compagnies donnent aux ^ y,tans pour le défricher , le cultiver,frire valoir , en leur rendant qudq uevance ou droit annuel. Dans le P rt :, Ksens la concession doit être obtenuece, qui l’accorde par les édits,rions, chartes, lettres patentes, aríc