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matière une grande obscurité : si d’un côtéTon cite des exemples de simples prêtres quiont souscrit aux conciles , & même ont opi-né comme membres de l’asiemblée ; d'unautre côté l'on peut dire i °. que la sous-cription toute feule n’est pas une preuvequ'on ait eu la qualité de juge dans le con-cile , mais uniquement une marque de fou-rmilion & d’acquiescement à ses décisions :z°. que même dans les cas où il est mani-feste que des prêtres Sc des diacres ontdonné leur voix, ce font des exceptionsdu droit commun, fondées vraisemblable-ment sur ce qu'ils étoient des représcntans,soit du pape, comme dans le concile deNicée, íoit des évêques. C’est ainsi que lesThéologiens , pour la plupart, expliquentles divers pasiàges qu'on allégué en faveurdes prêtres & autres clercs. Au reste, nousnous abstiendrons de prononcer fur ces dif-ficultés , qui ne regardent, comme noussavons déjà observé, que les premiers siéclesde l’Eglise , la discipline des temps posté-rieurs étant certaine. Nous allons mainte-nant examiner l'origine des conciles , nouspaderons ensuite à leurs divisions, Sc nousdévelopperons les principes de chacun d'euxen particulier.
Isidore , dans le premier canon de la dis-tinction dix-septieme du deçret de Grarien,fait remonter l’origine des conciles au tempsde Constantin. Avant lui, dit-il, pendantle cours des persécutions, on n'avoit pas laliberté d'instruire les peuples; c'est ce quidonna lieu aux diverses sectes d'hérétiquesqui s'éleverent parmi les chrétiens. Pour re-médier à ces désordres, Constantin accordaaux évêques la permission de s’aísembler. Oncélébra différens conciles , dont le plus re-marquable est celui de Nicée, où l'on dresiâun fécond symbole , à limitation des apô-tres. U faut avouer néanmoins qu’avant ceconcile il s'en éroit déjà tenu plusieurs na-tionaux , par exemple en Afrique du tempsde S. Cyprien ; & d'autres particuliers,tels que celui d'Elvire au commencementdu jv. siécle , & celui d'Icone en l'an ry i.Ainsi ce que dit Isidore doit s'appliquer auxConciles généraux. En ester, si vous en excep-tez celui de Jérusalem, du temps des apô-tres, le premier concile général est celui deNicée, célébré dans un temps où 1 a paix fut.
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' rendue à l'Eglise , Sc où elle se vit à l’abfldes persécutions des payens. Mais quoiqueles conciles , Sc principalement ceux qui son rgénéraux, ne remontent de fait qu’au temp soù les prélats ont pù s’assembler & traiter ou-vertement de la soi Sc de la discipline,il n’eflest pas moins vrai qu’ils prennent leur sourcedans la nature même de l'église. Le corps i el’Eglise composé de plusieurs membres , estlié par la charité & la communion des Saints.J. C. lui-même est la baie de cette union»Sc le Saint- Esprit y coopere, épître prendsaux Corinth. ch. xi]. Et dans Vépítre nusEphéfiens , ch, v. il est dit que J. C. est I echef & l’époux de l’Eglise , dont il est hsauveur ; qu’il a aimé l’Eglise, Sc s’est livs eà la mort pour elle ; qu’il la fait parostmdevant lui pleine de gloire, n’ayant ni ta-che , ni ride , ni rien de semblable, mai*étant íainte Sc irrépréhensible ; qu’il la nour-rit Sc l’entretient, parce que nous somme 5les membres de son corps, formés dechair Sc de ses os. Ce langage de l’apótr eest conforme à celui de J. C. dans S.thieu, ch. xv. vers. 18. où, après avoir doimÇles clés à sos disciples, c’est-à-dire la P ul ( .sance de lier Sc de délier, il leur adrefl eces paroles : Iterum dico vohis , quia fiex vohis consenserintsuper terram , de ointiiquameumque petierìnt , fiet illìs a pâtre 1,1(0qui efi in ccdis ; ubi eriim sunt duo vd tr(Scongregati in nomine meo , ibi fium in mdseorum. Et dans S. Jean , chap. xvij.avoir prié son pere pour les apôtres,, ".prie encore pour ceux qui doivent croten lui par leur parole ; Sc il ajoute,
Zg. Ego in eis , & tu in me , ut fint con J°^ lmati in unum. Or l’Eglise a toujours cqu’elle ne pouvoit jamais mieux represeucette unité, Sc n’avoit point de moyen pefficace pour l’affermir, pour conserves^communion de la foi, lorsque les m’stps'efforcent d’y porter atteinte, que d esembler les évêques envoyés par J e uIChrist en la personne des apôtres , ^
apprendre aux nations la parole ^soi qui leur a été transmise. Ce l0nt e ((equi sont les dépositaires de la P r P . ^qu’il a faite d’être avec son Eglisea consommation des siécles , demp^gque les portes de l’eníer ne prévalent Jcontr’elle ; S, Matthieu , ch. xv]. ^ x yifi