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Tome huitième.
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viennent point également que cette préro-

f rative dans les premiers temps ait passé-auxégats. Plusieurs déntr'eux ne font pas re-monter l'origine de ce droit plus haut quele concile, de Chalcédoíne ; d autres pensentque dès le concile de Nicée, les légats dupape ont présidé.

Parmi ces derniers se trouve M. deMarca, qui dans ion íàmeux traité de con-cordia facerdotii & imperii , liv. V. cap. iij.jy. V. vj. & vij. réduit la question de la préé-minence du pape dans les conciles , à troischefs principaux qusil s'efforce de démon-trer ; savoir à la prérogative de la séance, audroit de recueillir les voix, à la ratification,de tout ce qui a été fait ; & il prétend quecette ratification ne nuit point à ta libertédes suffrages qui est absolument nécesiàire ,mais il la compare au rapport qu’autrefoisles consuls Sc ensuite les princes fuioientau sénat, afin qu'il eût à prononcer , en-sorte que le sénat néanmoins décidoit cequ il jugeoit à propos. Le souverain pontife,dit cet illustre prélat, exerce un droit sem-blable dans les conciles , ce qui if empêchepas qu'on n'y jouiílè de la liberté des lustra-ges. Il ajoute, chap. vij. que cette préroga-tive palîè à ses légats , & méme nécesiàire-ment, puisqu-'il est certain que les papes«ont point été préfens aux premiers, con-ciles , êc qu ils se sont contentés d y envoyerdes légats. La comparaison que fait M. deMarca, n'est point du tout exacte, & nes'accorde pas avec ce que nous avonsprouvéci-deílus, que ce font les empereurs qui ontconvoqué les premiers conciles , & y ontinvité les papes par leurs édits. De plus siTon attribuoit ce droit de rapport dans lespremiers siécles au souverain pontife, ce fe-roit lui donner par-là une autorité suprêmede 1 église; car ce droit de rapport faisoitpartie de la souveraineté. Les termes de laloi royale renouvelée fous Vespaíîen , quecite M. de Marca, en lont une preuve au-thentique. Les voici : Ut ei fenatum habere ,relationemfacere , remittere , fenatufconful-tum per relationem , difcujjionemque facereJiceat. M. de Marca nappelle-t-il pas lui-même ce droit jus imperatorium, Sc nest-ilpas constant que fans ce rapport, le fénatus-eonsulte ne pouvoir avoir lieu ? Nous enavons un. exemple dans Tacite , lib. XV.

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f ann. c. xx. où , après avoir rapporté le diLcours que Thraseas prononça aU sénat, Uajoute tout de suite ces paroles r magna affenfu .celebrata fententianon tameti fctitn 1ea de re perfici potuit, abnuentibus consulsbus ea de re relatum. Ce passage montre asteSque quoique ce droit de rapport n'ôtât pastout-à-fait la liberté des suffrages, cependantcelui de délibérer Sc de décider d u te® P*de la république , dépendoit de la volontédes consuls, Sc dans la fuite, des empereurs?qui même en ont entièrement privé le sénat.Novelle 7 8 . de Léon surnommé le philos 0 *phe. Or il est manifeste que les conciles, su*'touc dans les premiers siécles, ne dépen-dolent en aucune façon de la volonté du pap e ‘Ainíì réduisons le droit de présider à deu*chefs ; au droit de tenir le premier rang dan*la séance , Sc à celui de recueillir les voix -séparons-en celui de la ratification , puisij. 116 *nous venons de voir que c'est pour concih esce droit-là avec la liberté du concile , que ùj-de Marca a imaginé le droit de rapportcomparaison quii en fait. Le même M. "Marca veut prouver, d'après f histoire ,le droit de présidence a paíîë aux légats ®souverains pontifes. Il soutient qu'Osi uS ’évêque de Cordoue, présida en cettelité au concile de Nicée. Il fe fonde s ur ^qu'Athanase appelle cet évêque Yams f ^chef des conciles ; lib. defugifuâ ù epif °l a ^folitarios; Sc fur ce que Socrate, liv. C -'jx de la version latine , ou ch. xiij. de t ,ginal grec , en faisant P énumération des P r ^lats les plus distingués qui a Estèrent .concile , commence par Osius évêqueCordoue, Vite Sc Vincent prêtres,

me ensuite Alexandre d'Egypte, £usta \d Antioche , Macaire de Jérusalem- M’ ^Marca ajoute, que personne ffaíEfta depart du pape au fécond concile cccume®q 1 ^qui ne fut composé que d'évêques ° rie ^taux, Sc qu'il ne devint général q uC f jjlacquieícement de l’église d'occident ^décision, de celle" d'orient : que Cyrille Esida áu troisième concile , Sc qu'il rep re lCtoit le pape Céleílin I. comme l'anst°u ^les lettres de ce pontife adressées ran u ’àclergé & au peuple de Constantinople; 1Cyrille lui-même. . co!t ,

D'un autre côté Simon Vigor, lib. deciliis , cap. yij. prétend que la premhre p