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Tome huitième.
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CON

c l u elles font réunies dans la foi ; Sc pour^ous servir des paroles de Fulbert évêquec ‘ e Chartres : Ubì fidei non Jcinditur unitas ,n f s non offèndit.ecclefitœ diverfitas ; fie enìmJ ft fancla ecclefia regina à dextris Dei ìn vef-titii deaurato circumdata varietate. De-là naîtpicore une autre différence entre les dogmescanons : les dogmes ont par eux-^enres le sceau de l’autorité, & astreignente galement tous les fideles ; au lieu que lesCail °ns ont besoin d’acceptation Sc du con-cours des deux puistances, pour avoir àExtérieur leur exécution. Cette même rai-°o que la foi est une, & la discipline diffé-^Ute , suivant la différence des lieux, estCa ufe qu J on traite séparément dans les con-de ces deux objets, llestmême arrivé que^ plusieurs on n’a examiné que des quef-l0 mde foi, & dans d autres que ce qui regar-da discipline. Par exemple, les cinquième7 e uxieme conciles fe íbnt contentés de con-S? m »er les hérétiques ; Sc dans celui de1 ru sie , qui a été comme une fuite de ces, on n’a fait que des canons pour leMaintien de la discipline, 8 c il ne s’est point

de k foi.

.Quelquefois encore dans les conciles onjsite J es causes ecclésiastiques , & elles ya n? c ^minées. par un jugement de P égliseç er ublée. Souvent celui qui avoit été ex-Uimunié par son évêque ou par un pre-er concile , obtenoit que íà caufe feroitv ?Qmée de nouveau ; Sc quelquefois il par-^ n ott à fe faire absoudre ; comme Théo-l e ° ret - qui, après avoir été condamné dansjj Co,l cile d’Ephefe , fut admis & restitué£ Us celui de Chalcédoine. C’est pourquoic puare fur le canon 7 du concile de Laodi-f| e . 5 observe que les conciles fe tiennent pour^ e 1Ir les disputes qui s elevent fur la véritép Q s dogmes, ou fur 1 équité des peinés, ouq Ur . V traiter les autres affaires ; Sc attenduií e q C?, générales intéressent toute Péglife ,là d usage qu on traite d abord de celles-1 o rt j^ nt de paílèr aux particulières, ainsi queq' 4 le premier canon du premier con-c 0 „ s/ Auver gne, qui a été parmi nous un

‘S nari^„-i

. Ce

uational.

tier e q qUe nous venons de dire fur la ma-Uous np S Conciles - nous paroît suffire ; maisde la f^o^ons nous dispenser en parlantme suivant laauellp fp rient le con~

l ome Vin,

C O N 80$

! d le, d'entrer dans un plus grand détail. Cetteí forme consiste principalement dans 1 ordre; de la séance , dans le partage du concile endifférentes assemblées, Sc enfin dans la liber-té des suffrages. .

j. II est évident par la nature même du5 concile œcuménique , que. Pun des prélatsdont il est composé , doit y présider ; car‘ étant une assemblée de Péglife universelle,il est d une nécessité absolue que quelqu’un> recueille les voix , Sc prononce les décisionsdu concile fur chaque question. Jefus-Christest le chef de toute f église. Dans chaqueéglise particulière il est représenté par Pévê-que ; mais il s’agic de savoir, lorsque les évê-ques font assemblés , quel est celui parmieux qui doit être à leur tête. Les peres dui concile de Chalcédoine nous Rapprennentdans la lettre synodale au pape Léon. Sienim , difent-ils , ubi funt duo aut tres con-gregati in nomine ejus ( Christ ) , ibi fe Chrifiusin média eorutn fore perhibuit , quan-tum circa quingentos vìginti facerdotes fami-liaritatem potuit demonfirare , qui & patrice &labori suce confefjîonis notitiam prcetulerunt ?Quibus tu quidem , ficut membris caput prœe -ras , in his qui tuum tenebant ordincm , bé-névole ntiam praeferens , imperatores vero fi.de-\ les ad ordinandum decentiffimè prœfidebant ,'ficut Zorobabel ù Jésus , ecclefiœ tanquam Jé-rusalem , cedificationcm , circa dogmata reno-vare annitentes. Ce passage fait voir que lesperes du concile de Chalcédoine distinguentdeux fortes de présidence dans les conciles :lune qui appartient aux pontifes, Sc Pautreaux princes. En effet le prince étant seul ar-mé du glaive, Sc ayant seul la force coac-tive , il doit y présider , afin que tout s’ypasse d’une maniéré conforme aux loix Scaux canons dont il est le protecteur. Aureste, pour ne parler ici que de la présidencehiérarchique, il paroît par ces paroles ,ficutmembris caput preeeras in his qui tuum tene-bant ordinem , qu elle est déférée à 1evêquede Rome. Cela mérite cependant quelqueexplication. Il est bien vrai que dans le casoù le souverain pontife assiste en personneau concile , tous les canonistes reconnoiffentpour incontestable le droit qu’il a d’y prési-der , comme étant Pévêque du premier siè-ge , le centre de Punité catholique , & lechef de toutes les églises : mais ils ne con-

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