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ou quelqu autre raison légitime, l’ont em-pêché de le taire.
Lorsque le métropolitain veut convo-quer un concile provincial, il avertit cha-cun de ses suffragms de s’y trouver , &cela par des lettres qu on appeloit autre-fois tracloires ou traratoires , d u même nomque les ordonnances qu on délivroit à ceuxqui voyagoient par ordre dp prince, & enVerra deíquelles on leur fourniíTòit libéra-lement les voitures , les chevaux , & lacommodité de ce que les Romains appe-loient la course publique. Depuis on a donnéà ces lettres du métropolitain le nom del'ttr es évacuatoires , encycliques ou circu-
laires.
Les évêques de la province convoqués,P ar le métropolitain font obligés de setrouver au concile , canon xl. du concile âe£nodicée ; & ce concile en donne, une raisonmérite detre remarquée , savoir quejes évêques qui négligent de le faire parois-L'tt s’accuser eux-mêmes , c’est-à-dire ,avoir été détournés daller au concile par*? s remords de leur conscience, qui leurront craindre qu oh n’y découvre les fautesst^r’ils ont commises, & qu on ne leur in-,8 e la peine qui leur est due. Le canonv î du concile de Chalcédoitie prescrit larne ™e chose ; & il ajoute que ceux quiile /y trouveront pas , subiront l’admo-5 j tl °n de la charité fraternelle. Les conciles0 Afrique ont été plus séveres, comme ilParoît par le canon xxj , du quatrièmec °ncde de Carthage , ôc le canon x du • cin-quième. Suivant ces canonsceux qui n’au-r Çnt point eu d’obstacle légitime , ou qui? en auront point fait mention dans lale ttre circulaire , ou enfin qui n’en aurontP°int rendu compte au primat, font me-^ c és de ^excommunication épiscopale.Pappelons épiscopale , parce qufil nePoint ici dune véritable excommu-cnt^ tl0st » stui retranche le coupable de lapp d^nion des fidèles & du corps defacr 1 C 3 ° w ^ prive de la participation des1Uca ^„ s ; mais dune forte d’excommu-évê 10n êroir en usage alors entre lesenc r ’ de façon que celui qui l’avoitUe Uri '5 ne communioit avec aucun évê-ÎocpV ! Ce ^êtoit dans letendu# de sone . > lett, zoq de S, Augus. n. 8, &C
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f pour me servir des termes du canon x ducinquième concile de Carthage , d devoiríe contenter de la communion de ion eglile.Nous avons., un exemple de cette eípéced excommunication dans la lettre 40 ( nouv..édit. 60 e . ) de saint Léon, adrelíée à Ana-tole de Constantinople. Çe prpe ordonnedans cette lettre que- les évêques qui au-ront eu part au faux concile d’Ephese, serestreignent à la communion de leur église.Nous en trouvons un autre exemple dansle canon lxxxvij du code des canons de l’é-glisc d’Afrique , dans Paffiire de Quodvult deus : Placuit , dit le canon , omnibuslepiscopis ut nullus ci . commiuûcet , douéecausa ejus terminum fumât.
L’église gallicane a tenu une conduiteauílî rigoureuse à legard des évêques quimanquoientde venir au concile de leur pro-vince , canon xvij du concile d’Arles, l’an4$z. Cette sévérité s’est étendue à ceux quiabandonnoient le concile avant qu’il fùt ter-mine , canon xxxv , du concile d’Agde , Van506. Ce qui a pareillement été statué dansle premier canon du deuxième & troisièmeconcile de Tours. LTspagne a embraíîé lamême discipline dans fês conciles , & on ya décidé que i’évêque qui étant averti parson métropolitain négligerait de venir auconcile , serait privé jufqu’à la tenue duconcile suivant de la communion de tousles évêques, canon vj. du concile de Tarra-gone, Van 416. Les causes qui peuvent dis-penser un évêque amande au concile de s’ytrouver , sont exprimées dans ces différensconciles: telles font l’urgente nécessité., l’âgeavancé* i’infirmitéhabituelle, la maladie,les ordres du roi qui retiennent levêquedans un autre endroit.
Les conciles provinciaux, suivant le ca-non v. du concile de Nicée, f e tenoientdeux fois tous les ans ; une fois au pnn-tems, une fois à Pauromne. Le premierdevoir fe tenir avant le careme, ahn, ditle concile, que toute animosité étant effa-cée , on préiente à Dieu une offrande pure.Ce canon a été longtems en vigueur ; & iln’étoit pas difficile de l’observer, parce quele nombre des evêques étoit grand fouschaque métropolitain , ensorte qu’ils pou-' voient venir tour-à-tour , leurs confrèresrésidant pendant ce temps-ià & prenantL1111 i