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Tome huitième.
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Uíie substance étendue. Mais conçoit-onMieux le concours ? D ailleurs est-ce uneraison suffisante pour nier une chose, dedire je ne la conçois pas ? Savez-vous com-ment famé forme ses volutions ? Vous nela dépouillerez pas fans doute de ce pou-voir , à moins que vous n en faffiez unesimple machine.

Les. anges font appelés dans l’Ecritureles exécuteurs de la loi divine. Quand Dieuenvoya fange exterminateur qui fit mourirtous les premiers nés d’Egypte , dans la sup-position que Dieu est le principe de 1 acti-vité des intelligences & du mouvement ducorps, que faifoit cet ange ? son desseinetoit de tuer tous les premiers nés, il venoitde l'ordre^ de Dieu, immédiatement, fac-tion physique qui fit mourir les premiersnés n en venoit pas moins ; c étoit donc Dieuqui agiíloit alors immédiatement ; encoreun coup, qu y faifoit la présence de lange ;S. Paul nous dit que la loi a été donnéepar le ministère des anges ; si les intelligen-ces n ont aucun pouvoir de remuer la ma-tière , ce fut Dieu lui-même qui immédia-tement fit paroitre ces éclairs, ces tonner-res , cette voix éclatante qui a prononcé laloi ; les démons même font représentéscomme ayant le pouvoir de remuer la ma-tière : ferez-vous intervenir Dieu dans tou-t és les actìóns machinales du démon ? fera-ce Dieu qui, à f occasion des possédés, lesobligera à fe jeter fur les passans ; Si cela est,lorsque lè diable par des prestiges tente tousles hommes, ce fera par le ministère deIsieu même , puisque c est le prestige quiséduit les hommes. Voici toutes les consé-quences que je tire de tout ce que je viensde dire. Si les intelligences qui ne font pasréunies à la matière ont !e pouvoir de la re-muer , pourquoi le refuser à lame? Unea utre conséquence qui suit de ce principe,e yj stue le concours immédiat, la prémotionIffiysique, la création renouvelée, tombentP a r-là a f e détruisent & renversent deux, qui ne fichant pas garder un juste^ , tombent dans des excès fous pré-, ex te de mieux combattre les propositionse Durs adversaires. On peut encore presserVoV es défenseurs du concours immédiat :ponceurs immédiat est ou simultané ,prévenant; il n ’ y a p 0 £ n t-là de milieu :

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or ìl ne peut être ni f un ni l’autre. i°. Une peut être simultané ; car en quoi con-siste le concours simultané ? n est-ce pas dansdeux causes paralelles , qui ne tirant leurforce 8c leur activité que cl’elles-mêmes,agissent de concert pour produire le mêmeeffet, de maniéré pourtant que f effet soitdivisé & partagé entr elles - Or ceci nepeut point avoir lieu dans Phypothefe du:oncours immédiat ; i°. parce que les créa-tures étant subordonnées à Dieu , tirent de, lui toutes leurs forces & toute leur activité ;

parce que les actions des créatures étantspirituelles, & par-là simples 8c indivisibles,Dieu les produit par Pinfiuence qu'il versedans les créatures, il faut nécesliirementqu il les produise toutes entieres ; deux con-séquences qui renversent absolument leconcours immédiat. Il reste donc que leconcours immédiat soit prévenant ou déter-minant. Or ce concours fe confond avec laprémotion physique , & par conséquent ildoit être enveloppé dans ses ruines. Voye^l’article Prémotion.

: Concours , ( Jurifpr. ) en matièrecivile, so dit lorsque plusieurs person-nes prétendent chacune avoir droit aumême objet.

Le concours de privilèges attributif dejuriíHiction opéré que si 1 un des privilè-ges est plus fort que 1 autre, le premier 1 em-porte ; sfils font égaux, ils fe détruisentmutuellement : c’est pourquoi Ton ditauffi . que , concursu mutuo se se impediuntpartes.

Plusieurs actions peuvent concourir enfaveur du créancier pour une même créai-ce ; il peut avoir faction personnelle jointeà f hypothécaire , & dans ce cas elle durequarante ans.

En cas de concours de privilèges entrecréanciers ; si les privilèges ne sont pas égaux,les plus favorables paífcm les premiers ,chacun solon leur rang ; s Js lont égaux , lescréanciers viennent par contribution. Il enest de même en cas de concours cfhypothe-ques, ou de saisies qui font d u même jour.PVyc^CoNcuRRENCE, Créancier , Pri-vilège , Saisie.

CONCOURS , ( Musque ) aííernblécdemusiciens & de connoisieurs autorisés, danslaquelle une place vacante de maître deN n n n n z