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musique ou d’organiste est emportée à lapluralité des suffrages , par celui qui a faitle meilleur motet , ou qui s est distinguépar la meilleure exécution. '
Le concours étoit en usage autrefois dansla plupart des cathédrales ; mais dans cestemps malheureux où l'esprit d’intrigues’est emparé de tous les états, il est naturelque le concours s’abolistê insensiblement,Sc qu’on lui substitue des moyens plus aisésde donner à la faveur ou à l'intérêt, leprix qu’on doit au talent &c au mérite. (S)
Concours , en matière bénejiaale , arrivede deux maniérés différentes ; savoir lors-qu’un collateur a donné le même bénéficeà deux personnes le même jour & surle même genre de vacance , ou lorsquedeux collateurs différens ont pourvu enmême temps.
Au premier cas, c’est-à-dire quand lesprovisions sont du même collateur , & quel’on ne peut justifier par aucune circons- ,tance laquelle des deux est la premiere ,les deux provisions se détruisent mutuel-lement , suivant la maxime qui a été rappor-tée ci-devant en parlant du concours deprivilèges.
Il en seroit de même de deux signaturesou provisions de cour de Rome ; & l’on nedonne pas plus de privilège en France à cel-les qui sont émanées du pape même , qu’àcelles qui sont faites par le chancelier ouvice-chancelier.
Une signature ou provision nulle ne faitpas de concours ; mais il faut que la nul-lité soit intrinsèque à la provision.
Pour ne pas tomber dans l’inconvénientdu concours dans les vacances, par mortou par dévolut, il est d’uíàge de retenir encour de Rome plusieurs dates, afin que siplusieurs impétrans ont obtenu des provi-sions du même jour Sc fur un même genrede vacance, on puisse enfin en obtenir sorune date pour laquelle il n’y ait point deconcours.
En cas de concours entre le pape Scî’ordinaire, le pourvu par l’ordinaire estpréféré.
De deux pourvus le même jour , 1 unpar l’évêque, l’autre-par son grand vi-caire , le premier est préféré ; mais si lepourvu par le grand-vicaire a pris postés-.
CON
sion le premier, il sera préféré. Quelquesauteurs sont néanmoins d’avis que le pour-vu par l’évêque est toujours préféré. Cap .Ji à sede de prcebend. in 6°. Pastor, lib. U-tit. xvij. Chopin , de sacra polit. lib. I. tit-vj. Louche! , sornm. binés verbo prise depojsejston. Castel, defin. can. au mot con-cours. Brodeau sor Loiret, let. M. n. 10 -Papon, Rebuffe, Gonzalès, Drappier, desbénis, tome I. ch. x.
Concours pour les cures , est enquelques provinces un examen que l’évê-que ou les commissaires par lui nommesfont de tous ceux qui le présentent pourremplir une cure vacante, à l’effet û econnoître - celui qui en est le plus digne & leplus capable.
Il se pratique dans les évêchés de Met?Sc de Toul , lorsqu une cure vient avaquer au mois du pape ; l’évêque fait pu-blier dans la ville de son siège le jour au-quel il y aura concours , & l’heure à laquelleil commencera.
Le concours fini, l’évêque donne acte astsujet qu’il estime le plus capable , soit sor lapropre connoistànce ou sor le rapport deceux qu’il a commis pour aísister au con-cours ; Sc sor cet acte, celui qui est préféréobtient fans difficulté des bulles en cour deRome, pourvu qu’il ne s’y trouve d’aisteurSaucun empêchement.
j Si l'évêque laistòit passer quatre mois la"SI donner le concours , la cure seroit impara-ble en cour de Rome.
î Ce concours avoit aussi lieu autresos estArtois ; mais depuis que cette province.été réunie à la couronne, st y a été aboh P aíarrêt du n Janvier 1660. .
Autrefois pour les cures de Bretagne,concours se faisoit à Rome ; mais par un ^bulle de Benoît XIV. revêtue de lettres P a ^tentes dûement enregistrées au parsemsde Bretagne, Sc suivie d’une déclaration,roi du ii août 1741 , le concours doitfaire devant l’évêque diocésain, Sc six e *minateurs par lui choisis , dont deux ,moins doivent être gradués ; Sc tous doiv ^remplir ce ministère gratuitement. Le cocours doit être ouvert dans les quatrede la vacance de 1a cure. Les originaires _la province sont soûls admis au covqff •
Sc en cas d’égalité de mérite, les orig