CON
& de montagnes ; les habitans font idolâ-tres , & payent au czar un tribut en fourru-res & pelleteries.
CONDIT , f. m. C Pharmacie. ) on en-tend par condit , en Pharmacie, la mêmechose que Ion entend en général par lemot de confiture.
Les Apothicaires confifoient autrefois ungrand nombre de racines , d’écorces , defruits , &c. qu'ìls renfermoient fous la dé-nomination de condit ,• tant pour les usagesde la médecine , que pour les délices dela bouche.
Mais à présent à peine trouve-t-on deuxou trois condits dans les boutiques des Apo-thicaires ; ils ne gardent guere fous cetteforme que la racine à’eringium , celle defatyrìum , & celle de gingembre, qu'ilsreçoivent toute confite des Indes. Voye £la maniéré de confire f une ou lautre desdeux premìeres racines.
Prenez des racines de fatyrìum ou d ’erin-gìum bien nettoyées & bien mondées , unelivre, par exemple ; fàites-les bouillir jus-qu à ce quelles soient bien ramollies dansnne suffisante quantité d'eau commune ,nprès quoi vous les retirerez de l'eau & les«goutterez bien. Vous ferez cuire dans 1 eaude la décoction une livre & demie de sucre,que vous clarifierez avec le blanc d'œuf,après quoi vous y ajouterez vos racines ,ct ferez bouillir le tout ensemble jusqu à«e que le sirop ait une consistance fort«paisse ; vous verserez le tout, racines &sirop , dans un pot, que vous ne fermerezquaprès un refroidissement parfait.
Les conserves , qu’on pourroit rangertous le nom générique de condit , dif-férent de lefpece de confiture que noustirons de décrire , par le manuel de leurPréparation. Voye ç Conserve, (b)
* CONDITEUR, (Myth .) conditor ;dieu champêtre qui veilloit après les moif-tons à l a récolte des grains, ainsi que sonj 10lïl 1 annonce. On appeloit aussi conditorfi «nef des factions du cirque. Voye{'-ritQUE.
condition , ( Gram. & Jurifp. ) est
«laufe qui fait dépendre f exécutionj êe de quelqssévènement incertain,Par? C , accom phssement de quelque clausercuhere : par exemple, quelquun s’o-
C O N 851
rlige de payer une somme au cas qu ellesoit encore due, ct qu’il ne s'en trouvepas de quittance ; ou bien , si celui auprofit de qui l obligation estpastée, achevéun ouvrage quil a commencé.
On peut supposer des conditions dansune convention, dans une disposition dederniere volonté, ou dans un jugement.
Il n y a point de forme déterminée pourétablir une condition ; la plus naturelle estcelle qui est conçue dans ces termes, àcondition de faire telle chose : mais une con-dition peut aussi être apposée en d’autrestermes équipollens, selon la nature de lacondition : par exemple , fi telle chose estfaite dans un certain temps , OU au cas quecela soit fait dans tel temps , ou pourvuque telle chose soit faite , &c.
On distingue dans un acte la cause , lemode , & la démonstration , d’avec lacondition.
La cause est le principe qui fait agir ;par exemple , je donne à un tel pour labonne amitié qu*il a pour moi , cela ne formeas un acte conditionnel : mais la causenale est la même chose qu’une condition ,comme lorsqu’on donne pour bâtir unemaison.
Le mode est aussi la même chose quela cause finale : c’est lorsqu’on dit je lègue,a un tel pour achever fa maison , ou afin.qu* il paye ses dettes ; cest-là un mode, ctnon une condition : la différence qu'il y ade l'un à lautre , est que la condition faitune partie essentielle de lacté , ensorte quela chose donnée ou léguée sous conditionne peut être exigée qu’après l’accomplif-íement de la condition , au lieu que le legsou la donation qui ne renferment qu J unmode , peuvent être demandés fans atten-dre ce qui pourra être fait par la fuite rela-tivement au mode. x
Le mode est une charge impoíee a la con-vention ou disposition ; il ne différé pointde la condition potestative. Voyez Mode.
La démonstration est une désignation dequelque personne ou chose. Une démons-tration videuse ne rend pas la dispositionnulle : par exemple, si le testateur légué àun tel son neveu majeur, 8c que le neveusoit mineur, ou qu il lui ait légué son che-val noir , ct que le cheval soit d'une autreP PPPP z