Band 
Tome huitième.
Seite
876
JPEG-Download
 

S76 CON

de celle qui se débite à Paris, & qui vientpour la plupart de Montpellier & de Lyon,est faite avec le sirop de limon , sirop acidequi ne manque pas de saturer les alkalinsterreux , fur la vertu defquels on ne peutplus compter.il est vrai que la plus grandepartie des apothicaires de Paris , conformé-ment à la description corrigée par Lémery,ne se .fervent que de sirop d’œillet, ou mê-me d un sirop blanc , c’est-à-dire luit avecl’eau commune & le sucre ; en ce cas lesabforbans conservent toute leur propriété:mais comme il en entre une si petite quan-tité dans la dote que l’on prescrit ordinai-rement de cette confection , on ne doit pasbeaucoup compter fur eux.

La confection hyacinthe paílepour fortifierle cœur, l’estomac , & le cerveau ; elle tueles vers, & a, dit-on, la propriété d’ar-rêter le cours de ventre & le vomiílèment.On pourroit en faire prendre hardiment jus-qu’à une demi-once; à cette grande dosemême, le malade ne prendroit que 48 grainsde la poudre.

Confection alkerme. La confeâion alkermeétoitauísi dans ion origine une préparationtrès-imparfaite; Sc Mésué qui en est sau-teur , y avoir fait toutes les fautes que fe-ront toujours ceux qui mélangeront diffé-rentes drogues fans être instruits des prin-cipes de la chimie. En effet cet auteur frisoitinhaler de la soie crue, teinte avec le ker-mès , dans du suc de pommes & dans del’eau - rose ; il frisoit ensuite cuire avec dulucre cette infusion en consistance de sirop :quoi de plus contraire à 1 art que d’emplo-yer de 1 eau-rose, que l’on doit ensuite faireévaporer ì Pourquoi falloir - il que la soiefût teinte avec le kermès ? ne valoit-il pasmieux se servir du kermès, lui-même. Dequelle utilité peut être une infusion de foie?Il y a long-tems que Zwelscr a fait sentir leridiculed’unepareille préparation, & à-pré-sent il n’est plus question clans les boutiquesde la confection alkerme de Mésué ; plusieursauteurs l’ont corrigée : nous allons la donnertelle qu’elle est dans la pharmacopée de Paris.

Ip grains de kermès une once , santal ci-trin une once & demie , bois d’aloès demi-once , bors de rose un gros & demi, desrôles rouges six gros , de la canelle trois on-ces., du. caísia-Iignea. trois gros, de la co-

C O N

chenille deux gros, des perles orientales pré-parées , du corail rouge préparé, de chaqueune once , des feuilles d or un scrupule ; sastes du tout une poudre fine : ensuite prenezsirop de kermès quatre onces , que vousferez chauffer au bain-marie, & paflerez à-travers un tamis ; après quoi ajoutez-y sucreblanc une demi-once ; faites un peu épaissitle sirop, & y ajoutez lorsqu’il sera presquerefroidi de la poudre susdite quatre gros :mêlez bien le tout, & la confeâion fera frite.

On a rejeté avec raison de cette composi-tion le lapis lazuli , toujours au moins sus-pect par le cuivre qu’ií contient, malgré lacorrection prétendue opérée par sa calci-nation.

Les. feuilles d’or font fans doute deman-dées ici pour suivre un ancien u(?ge , carjamais or ne sot fi inutilement employé.

La dose de cette confeâion est d’un dems-gros , mais on pourroit hardiment la pou-fletjusqu à demi-once ; car on n’apperçoit pasles inconvéniens qu’il y auroit à craindrede l’administration d’une pareile dose, Scl’on peut observer en général que les méde-cins font trop timides dans l’administrationdes remedes purement altérans, 6 c que c’estparce qu’ils ne les donnent qu’à de tres-foibles doses, que ces remedes font le p' u5souvent inutiles.

La confeâion alkerme est un afíez bon st°"machiqne tk cordial : c’cst à ce dernier titrequ’elle est le plus communément en usag- •elle entre dans presque toutes les potionscordiales, & fait un ingrédient très-utile*

Confeâion hamec de Lémery : prenez f £raisins mondés une demi-livre, du pso'/-pode de chêne concassé une once & demie,de 1 epy thimie une once, des feuilles d asynthe , de roses rouges, de thym, des se-mences d’anis , de fenouil, de la someterre rde chacun demi-once ; du gingembre 6 c ffpicanard, de chacun deux dragmes ; fa^ eSbouillir le tout dans trois pintes de P. eDl \lait & une pinte d’eau de someterrediminution de moitié ; dissolvez emm ^dans la caiature bien exprimée, du mieécumé Sc du sucre blanc, de chacun fôc demie; cuisez le tout ensuite l 11 ■ 'la consistance d’un électuaire m°Vpuis, après avoir retire la bassine de dei ^ ^

, feu, dissolvez - y. de 1a pulpe de caste U

livre

qu’à