CON
onces, de celle de pruneaux six onces ; ajou-tez-y fur la fin de la poudre de myrobolascitiins, de séné mondé, de chacun troisonces, de l'agaric rrois onces, des trochis-ques. Àlhandal, de la rhubarbe, de chacunune once & demie ; de la ícammonée , íe-mence de violette , de chacun une once ; dusel de sumeterre & d absynthe, de chacuntrois gros: faites-en une confection selon fart.
I.a confection hamec est un purgatif hydra-gogue très-eíìxcace, à la dose de deux grosjusqu’à íix ; elle a été íur-tout célébrée pourles maladies vénériennes & les maladies dela peau : mais fa grande amertume en rend1 usage presque impossible à la plupart desmalades, f b)
CONFÉDÉRATION, f. f. ( Gram. Hif.anc. fi’ mod. ) alliance ou ligue entre diffé-rais princes & états. V'oye\_ Ligue fi’A l-
liance.
Confédération se dit aussi en Pologne ,pour les ligues ou associations que font en-tr’eux les nobles & les grands en Pologne,même fans l’aveu du souverain, Sc quel-quefois contre ses vues, pour maintenir laliberté de la république. Ce mot est tiré dulatin cum , avec , ensemble ; & fœdus , al-liance ou traité. ( G )
CONFÉRENCE, s. fi ( Jurifprud . ) adans cette matière deux significations diffé-rentes. Il se prend pour le rapprochement &la comparaison qui est faite de différentesloix. Il y a, par exemple, des conférencesdu droit romain avec le droit François, uneconférence des ordonnances , où Guenois arapproché les dispositions des différentes or-donnances qui font intervenues fur chaquematière ; une conférence des coutumes parI e même auteur, pour faire voir le rapport6c la diversité des coutumes entr’elles ; uneconférence de Bornier fur les ordonnancesde Louis XIV, où il a rapporté fous chaquear ticle les dispositions des anciennes ordon-nances , & plusieurs autres conférences sem-friables.
Confère, lce se prend aussi, en termes de1 «ais, p our U]î g a ff e mblée composée deMagistrats ou d avocats, & quelquefois desLc des autres , dans laquelle on traite
£S - at — de jurisprudence. /
moires V °. ir dans M. Auzanet, les me-
Moires & arrêtés qu i sont sortis des con-
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prences célébrés qui se tenoient chez M.le premier président de Lamoignon, pourparvenir à rendre la jurisprudence unifor-me : les conférences de la bibliothèque pu-blique de Fordre des avocats font auísi con-nues ; une partie des questions qui y ontété agitées dans le commencement de soninstitution, a été imprimée & inférée dansle second tome dès œuvres de M. Duples-sis, fous le titre de consultations. ( A )
CONFERER , ( Jurifpr. ) on dit en ma-dère bénéiìciale conférer un bénéfice , c’est-à-dire en donner des provisions. Les pa-trons laïques & ecclésiastiques qui n’ontque la simple nomination ou présentation,ne confèrent pas le bénéfice, non plus queceux qui ont simplement le droit d’élec-tion; il 11’y a que le collateur ordinaire oule pape qui conféré véritablement. VoyerBénéfices collatifs , & ci-devant Col-lateur , Collation. (M)CONFESSEUR, f. m. ( Hif. eedéf. fi-Théolog. ) chrétien qui a proteste haute-ment & publiquement la foi de Jeíùs-Chnft, qui a enduré des tourmens pourla défendre jusqu 1 à 1 a mort exclusivement,Sc qui éroit disposé à la souffrir.
On donne à un saint le nom de confes-seur , pour le distinguer des apôtres , desévangélistes-, des martyrs, &c. Voy. SaintMartyr.
On trouve souvent dansThistoire ecclé-siastique le mot confesseur , pour signifierun martyr. On a donné dans la suite cenom à ceux qui, après avoir été tourmen-tés par les tyrans , ont vécu Sc sont morts.: en paix. Enfin on a appelé confesseurs ceuxqui, après avoir bien vécu, font murrs enopinion de sainteté.
On n’appeloit point, dit S. Cyprien , danom de conf jjèur, celui qui se présentoirde lui-même au martyre & fans être cité rmais on le nommoic profèffêur. Si quelqu unpar la crainte de manquer de courage Lcde renoncer à la foi, abandonnoit son bien »Ion pays, &c. & s’exiloit lui-même volon-tairement , on l’appeloit extorris , exilé.
Confesseur est auísi un prêtre séculier onreligieux, qui a pouvoir d’ouïr les pécheursdans le sacrement de pénitence , & de leu cdonner l’absolution.
■ L’église l’appeloit en latin ccnfejfarius ,