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Tome huitième.
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pensions qu'ils poíïedent, mais même les

déclare incapables d'en obtenir d autres.

' L’édit du mois de Septembre 1 61 o ,crt. i . porte que pour ôter les crimes desimonie ôc de confidence , qui ne font quetrop communs en ce royaume, íì quelqu'unest déformais convaincu pardevant les jugesauxquelsla connoi(lance en appartient , d’a-voir commis iimonie, ou de tenir bénéficesen confidence , il fera pourvu auxdits béné-fices comme vacans , incontinent après lejugement donné ; savoir par nomination duRoi, fi le bénéfice est du nombre de ceuxauxquels il a droit de nommer par les con-cordats ; ou par les collateurs ordinaires,s'ils dépendent de leur collation.

Cette diíposition fe trouve rappelée dansVart. 18. de ^ordonnance de 1669 ; elle veutde plusqufil soit procédé sévèrement contreles personnes qui auront commis les crimesde simonie & de confidence , & que lespreuves de ces crimes soient reçûes suivantles bulles &c constitutions canoniques furce faites ; ce qu'il faut néanmoins entendrefeulement des bulles reçûes dans le royaume.

Peleus, quœjì. IZ 7 . dit qu'on ne peut con-traindre un confidenfiaire à résigner unbénéfice, à moins qu'il n'y ait une promeflepar écrit; & en effet onn’est pas admis àvérifier la confidence par la feule preuve tes-timoniale ; mais elle est admise lorfqu'il ya un commencement de preuve par écrit ;autrement il servit presque toujours impos-sible de prouver la confidence , attendu queceux qui la commettent ont ordinairementfoin de déguiser leurs conventions, Sc decacher la confidence.

Le juge royal peut connoître de la confi-dence incidemment au polfeífoire du bé-néfice.

Le titulaire confidentiaire ne peut pass’aider de lapoíîèílîon triennale, parce qu'iln'est pas possible qu'il n ait eu connoilïàncede la confidence. Rebuffe, de pacif. pojsejs. n.Z4î.(A)

CONFIDENT , te , fubf. (Poésie Dra-matique. ) Dans la tragédie ancienne il yavoit deux fortes de confidens ; les uns pu-blics , les autres intimes. Par la nature deFaction théâtrale , qui étoit communémentun e calamité ou q uelqu'é vénementpolitique,une foule de témoins y pouvoient être mis

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en scène ; souvent même la simplicité de lafable, la pompe du spectacle , ôc, commeje l'ai dit, la nécessité de remplir un théâ-tre immense, qui fans cela auroit parudésert, follicitoient ce concours de témoins;ôc c'est ce qui formoit le chœur. Niais lechœur n'étoit pas seulement occupé à rem-plir l'intervalle des actes par ses chants ôcfa pantomime, il étoit confident de la fcene,& alors un seul de íès personnages parloitau nom de tous.

Son emploi le plus important étoit de formerl'intermede. Frappé de ce qu’il avoit vu, il en-treteuoit par fes réflexions ôc par fes ch:n£Spassionnés, l'émotion des spectateurs; ilréfu-moit la moralité de Faction théâtrale,gravoit dans les esprits ; ami des bons , en-nemi des médians, il confoloit les malheu-reux , victimes de leur imprudence, oujouets de la destinée. Le chœur avoit donsion avantage , comme témoin, ou néces-saire , ou vraisemblable ; mais comme con-fident intime , il étoit souvent déplacé, fiest dans" les mœurs de tous les pays ôc detous les temps, d'avoir un ami , ou unhomme affidé à qui l’on fe confie ; mais une fera jamais vraisemblable qu’on prenneun peuple pour confident de fes secrets l eSplus intimes, de fes crimes les plus caches >comme dans l'Oreste ôc la Phedre. Il n’e*pas plus naturel de voir une troupe de genstémoins des complots les plus noirs, ôc fcrimes les plus atroces, ne jamais s'opp oià rien , & fe lamenter fans agir. ^

Le partage étoit fait naturellement > ,de lui-même , si Euripide eût voulu ^ ^server, entre la nourrice de Phèdre ^ ^

chœur des femmes de Trézène : cen e 'doivent être confidentes de Pégareu 1 ^ 1 >de la douleur & des remords de Ph efans en savoir la cause; mais la hontefa passion , la noirceur de son imp°' ^ ’ne dévoient être révélées qu'à fa nourri 'c’est une distinction que les Grecs njamais faite avec aster de foin.

Notre théâtre , en renonçant

l'uíâg c

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du cœur, a conservé les consdens

mais il en a porté l'abus jufqu’à unridicule.

On aura de h peine â croire que j — .premieres pieces de Corneille , les n° ur j 1 .^dans le tragique, comme les servantes u

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