CON
j? comique , croient toujours le même per-fonnage , fous le nom d ’AUson , & qu A-uíon étoit un homme avec un masque &"cs habits de femme.
Depuis Corneille, le personnage des con-fcdentes , com me celui des confidens ) a été® e Çemment rempli ; mais li les grandsDoctes ont fu y attacher de Fimportance &1 intérêt, comme au personnage de Néar-Me dans Polieucte , d'Exupere dans Héra-c nus, de Pylade dans Andromaque , d’A-c °rnat dans Bajazet, de Narcisse dans Bri-ïannicus, d’Œnone dans Phedre , d’Omardans Mahomet, &c. ; ils ont auffi quel-quefois eux-mêmes trop négligé ces rôlessubalternes ; & cette négligence est de touslt «r s exemples le plus fidèlement suivi.
Dans la tragédie , comme dans les vieuxjPrnans, presque pas un héros nc paroitun confident à fa fuite, & cc confidentcommunément aussi dénué d esprit queintérêt : il ne lait presque jamais . queses e /n’ M que dire : rien de plus froid que.sec vexions , rien de plus mal reçu que
avoir
.avis. Comme le héros doit toujours
f>. so r aifon 5
, le confident a toujours torts - Drm e aux dépens de 1 autre. Le pluscouvent le confident ne hasarde quelquesIDots que pour donner lieu à la réplique , &P°ur empêcher que la feene ne soit un trop0n 8 monologue ; tantôt il lait d’arancetQ ut ce qu J on lui apprend , tantôt il n a3ucun intérêt à le savoir ; sans passions &jans influence , il écoute pour écouter; &1 on n a d’autre raison de f instruire de cequi fe passe , que ie besoin d’en instruire lespectateur.
Mais c’est Lien pis lorsque le confident soUaêle de se passionner : s e s surprises, sesa Wmes, ses exclamations : Quoi seigneur !...Mais seigneur ! . ->. O ciel ! est - il poíïì-!.. .. deviennent encore plus ridiculesP ar le ton faux Ôc faction gauche qu’il yM ei - En général plus une action est viver; pleine, moins, elle admet de confidens.r °y% ci - dessus. Chœur. ( M. Mar-
■Kontez. )
^-F^DENTIAIRE , voyez Part. pré-^° Krit> CNCE ( Jurisprud. )
fc£° NF * GtJ íEATION , f. f ÁPhyfia.)e cxtcaeure ou s ur f ace qui borne les
CON 83?
corps, & leur donne une figure particulière.Voyei Figure & Surface.
Ce qui fait la différence spécifique entreles corps, selon, plusieurs philosophes, c’estla diverse configuration & la diverse situa-tion des parties. Selon ces philosophes, lesélémens de tous les corps sont les mêmes ;par exemple , ceux de For & du plomb :la différente maniéré dont ces élémens sontarrangés, est tout ce qui constitue k diffé-rence de For & du plomb. Voilà pourquoiDescartes difoit : 'Ûwinetp-moi de la matière& du mouvement , & je ferai un. mande \ ceque nous expliquerons plus bas.
Le sentiment des philosophes dont il s’a-git n'est pas fans vraisemblance ; quelle autredifférence pouvons-nous imaginer entre lescorps, que celle qui résulte de la figure 8cde la disposition différente de leurs parties ?Car en vertu de cette différence, ils pour-ront i°. réfléchir des couleurs différentes,& par conséquent être différemment colo-rés , voye^CouLEUR : z°. ils pourront avoir,différens degrés de moleste, de dureté,ou d’élasticité. Voye £ ces mots. Cependantcette hypothèse pour expliquer la différencedes corps, élude la question plutôt qu’ellene la résout : il reste toujours deux diffi-cultés considérables. En premier lieu , onpeut demander quels sont en général les élé-mens ou particules composantes des corps ;si Fon dit que ce sont des corps , on n a-vance point ; car ces corps auront eux-mê-mes des particules ou élémens, & ne serontpoint par conséquent.les particules ou élé-mens primitifs des corps qui tombent sousnos sons : si Fon dit que ce ne font point descorps , on dit une absurdité ; car commentconcevoir qukvec ce qui nsest point corps,on sosie un corps? Des deux côtés les diffi-cultés sont à-peu-près égales. Voyei_ Corps.
En second lieu, supposons que Jes parti-cules des corps soient des corps ; ces particu-les ont-elles une dureté primitive , ou leurvient - elle de la pression d-un fluide ? deuxquestions également difficiles à résoudre.Voye^ l’article Dureté,
Il résulte de ces réflexions , que nousne voyons & ne connoissons, pour ainsidire , que la surface des corps, encore très-I imparfaitement, & que le tissu intérieur1 nous en échappe ; c’est sans doute parce qu’fls
Ttttt' i