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sois essentiellement des règles qu’elle semblese prescrire , & dès-lors ii peut bien en ré-sulter des difformités réelles. Dans la forma-tion de l’homme , par exemple, il lui arrivequelquefois de s’arrêter dans la carrière, &Ion voit des extrémités qui n ont pu íe dé-velopper entièrement. Il en elt de même detoutes les autres parties.
A u reste, tous les peuples ne s accordentpas fur ce qui fait la beauté du corps. LesTartares selon le voyage, du sieur Aubry dela Mottraye , en Europe , ne trouvent pasqu’unc personne soit belle, fì elle n’a lesyeux petits & enfoncés , le nez large 8c plat,le visage écrasé , la taille ramassée , sur-toutpour les femmes.
Chez les Maures, les nez les plusàl’uniduvisage sont les plus beaux ; les plus grosteslevres passent auffi pour les mieux faites.
C’est une beauté aux dames de la Chined avoir le pic plus petit que le naturel ; 8cpour cela , quand une fille a passé trois ans,on lui rabat les orteils fous la pointe du pié ;on lui applique ensuite une eau qui consumeles chairs, Sc on enveloppe le pié de plu-sieurs bandages , jusqu à ce qu’il ait pris Ionpli. Les femmes fe ressentent toute leurvie d’une telle opération , 8c peuvent àpeine marcher. Les souliers proportionnésà leurs piés, font íî courts 8c si étroits, çfst’ilsle seroient trop pour un enfant de deuxans.
Les dames de la Chine se piquent ausside petits yeux; mais en récompense ellesaiment à avoir de grandes oreilles , bienlarges 8c bien pendantes. Cette prétendueperfection est tellement du goût des Chinois,q Aune 611e en qui elle ne íe rencontre pas,trouve diftìcilement à se marier. Voye^ levoyage autour du monde par M. le Gentil.
Ii y a des peuples ( ce font les Gordiens )où c’est un fi grand mérite d’avoir un grosventre, que quand ils choiliílent un roi,ils prennent garde sur-tout qu'il soit extrê-mement ventru.
Il y en a d autres ( ce font les Spartes ) aucontraire, où l’on n’estime que les gensmaigres 8c décharnés. ( P )
Conformation externe des os, ( Anat.')on entend par-là tout ce qu’on peut y remar-quer fans les casier , comme le volume , la
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1 figure , les différentes parties externes, 8Cla couleur des picces osseuses. (P)
CONFORMISTES, (Non-) (car o"ne dit point ce mot lans k négat on ) s’en-tend en Angleterre de ceux qui suivent unrit différent du rit anglican , tels que so:« cles Presbytériens & les Quakers.
* CONFORMITÉ , f. f. ( Gramm. )terme qui désigne i’existence des mêmeíqualités dans plusieurs sujets différens. Voilàce qu il a de commun avec ressembla nce-Mais ressemblance se dit des sujets intellec-tuels 8c des sujets corporels. Par exemple >il y a beaucoup de refj'embUmce entre ces deU%-pensées , entre ces deux airs , entre ces deuxvisages , entre leurs façons d'agir ; au lie#que conformité ne s’applique qu’aux objet 5intellectuels , & même plus souvent aiPpuissances qu’aux actes. Il semble qu’il » 6 .faille que la présence d’une seule 8c mêm equalité dans deux sujets pour faire de bressemblance ; au lieu qu’il faut la présencede plusieurs qualités pour frire conformité-Ainsi l’on dir, il y a conformité entre ces deitXprojets ; il y a conformité entre leur uitt'niere d'agir & de penser ; il y a conforrm tedans leurs caracleres. Ainsi ressemblance p- uts’employer presque par-tout où son p eUtfe servir de conformité ; mais il n’en estde même de celui-ci. .
CONFORTE-MAIN, f. m. ( surisssLettres de conforte-main , font une coffl® 1 'sion du roi obtenue en chancellerie parseigneur féodal ou ceníìer, qui n’a p°’ídroit de justice attaché à son siet, à N- £de pouvoir, en vertu de ces lettres,saisir ou conforter , c’est-à-dire, corr° D ^rer la faille déja faite par le seigneur l ursief de son vasiàl , ou sur un siernsscensuel. . -
Quelques-uns prérendoienr autrefo ;Sle seigneur féodal avoir une justice f° nC1 '-, u ]en vertu de laquelle il pouvoir fur ion ^mandement frire saisir par le ministèrehuissier : mais pour fortifier ce rnandem ^quelques seigneurs obtenoient des l £tcr f £[íl iconforte-main & i’huifsier , tant cn v ^du mandement du seigneur qu’en VÉ jC ^ yces lettres, procédoit à la saisie ; ou o 11 - j ltsaisie étant frite en vertu du mandenreR ^seigneur , on apposoit la main duvertu des lettres de conjbrte-m.ua ■