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ces principes : les Cartésiens qui Pattrihuentau repos des parties du fluide qui étoit au-paravant en mouvement, expliquent la con-gélation par la matière subtile qui s’échappede dedans les pores de Peau ; ils soutiennentque c’est Pactivité de cette matière éthéréeou subtile quimettoit auparavant en mouve-ment les particules des fluides , & que dèsque cette matière s’échappe il n’y a plus defluidité.
Quelques autres philosophes de la mêmesecte attribuent le changement de Peau englace , à une diminution de la force & deInefficacité ordinaire de la matière subtile,causée par le changement de la températurede Pair ; car cette matière subtile ainsi alté-rée , n’aura plus assez d’énergie pour mettreen mouvement les parties du fluide commede coutume.
Les Gasiendistes, & les autres philosophescorpusculaires, attribuent avec aífez peu declarté la congélation de Peau à Pintroductiond’une multitude de p a m c u I e s /hjço r ifi que s ,qui shntroduisant en foule dans le fluide, Scs‘y distribuant de tous côtés, s’iniìnuent dansles plus petits interstices qui l’e trouvent en-tre les particules de Peau, empêchent leurmouvement accoutumé , & les fixent en uncorps dur & solide qu’on appelle glace. C'c stde Pintroduction de ces particules que vientPaugmentation du volume de Peau, & sonplus grand froid, &c.
Ils supposent cette introduction des parti-cules frigorifiques esientielle à la congélation,comme ce qui la caractérise & la distinguede la coagulation : la derniere est produiteindifféremment par un mélange chaud oufroid , tandis que la premiere ne doit sonorigine qu à un mélangé froid. Voye^Coagulation.
Il est fort difficile de déterminer de quelgenre sont les parties frigorifiques, & dequelle maniéré elles produisent leur effet :c’est: aulli cette difficulté qui a fait produireplusieurs systèmes.
Quelques-uns ont dit que cetoit Paircommun qui dans la congélation s’introdui-íoit dans Peau, & qui s’embarrastoit avec lesparticules de ce fluide , empêchoit leurmouvement , & formoit cette quantité debulles qu’on apperçoit dans la glace ; quede cette façon fl augmentoit le volume de
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Peau , & par ce moyen la rendoít spécifi-quement plus légére. Mais M. Boyle a com-battu cette opinion, en prétendant que Peaugèle dans les vaiilèaux fermés hermétique-ment , & dans lesquels Pair ne peut aucune-ment s’introduire ; cependant il y a autantde bulles que dans celle qui s’est congelée enplein air : il ajoute que Phuile se condenseen se gelant ; d’où il conclud que Pair nCpeut point être la cause de sa congélation.
D autres, & c est le plus grand nombre,veulent que la matière de la congélation soitun sel, soutenant qu’un froid excessif peutbien rendre les parties de Peau mobiles, maisqusil ne se formera jamais de glace fins sel*Les particules salines , disent-ils , dissoutes& combinées dans une juste proportion, sontla cause principale de lg. congélation , car lacongélation a beaucoup de rapport avec lacrystaîlisation. FoyeçCRYSTALiisATioN.
Ils supposent que ce sel est du genre dunitre , Sc que l’air chargé, comme coût lemonde en convient, d’une grande quantitéde nitre , fournit ce sel.
Il est très-fàcile d’expliquer comment le*particules du nitre peuvent faire perdre aPeau fa fluidité. O 11 suppose que les parti-cules de ce sel sont des aiguilles roides &pointues ; qu’elles entrent facilement da 1 }*les parties ou globules de Peau ; ces parti-cules ainsi hérissées de pointes venant à *mêler , elles Rembarrassent les unes da> iSles autres , leur mouvement diminue p eUà-peu, & il se détruit enfin totalement.
Cet effet n est produit que dans le P esort de Phyver : en voici la raison ; c’est ss{ldans ce temps, les pointes du nitre, q^ a *j uSsent pour diminuer le mouvement, oss Vde force que la puillànce ou le F rinqui met les fluides en mouvement, ° u ^les dispose à se mouvoir. Voye £ FlUic e ^.^
Inexpérience fi connue de la glace ar ^cielle confirme cette opinion. On P reI1 j e hsalpêtre commun, on le mêle avec ^neige ou de la glace pilée, on fait f° nu ,mélange sur le feu, en plongeant une ‘ r steille pleine d’eau dans ce mélange >qu il íe fond , Peau "contenue dans ss. ^teille & contiguë à ce mélange íe con j5 U)1quand même on ferait 1expenence . ,
air chaud. On conclut de cette expc ' Ju
que les pointes du sol, par la pelan