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taîie dans le Piémont, capitale du pays dumême nom, au confluent de la Geste & dela 8cure. Long. 2.5,2.0 ; lotit. 44 , 23.
* CONJECTURE , f. f. ( Gram. ) ju-gement fondé fur des preuves qui n’ontqu un certain degré de vraisemblance, c’est-à-dire fur des circonstances dont l’existencen’a pas une liaison assez étroite avec la chosequ’on en conclut, pour qu’on puiste assu-rer positivement que les unes étant, l’autrefera ou ne fera pas : mais qu est-ce qui meten état d’apprécier cette liaison ; l’expérienceseule. Qu’est-ce que l’expérience, relative-ment à cette liaison ? Un plus ou moinsgrand nombre d’eílàis , dans lesquels on atrouvé que telle chose étant donnée , telleautre l’étoitou ne l’étoit pas ; ensortequela force de la conjecture, ou la vraisemblancede l a conclusion, est dans le rapport desévenemens connus pour, aux évenemensc onnus contre : d’où il s’ensuit que ce quih e st qu’une foible conjecìure pour l’un,tie yient ou une conjecìure très-forte, ou unemem e démonstration pour l’autre. Pour^ jugement cesse d’être conjectural, il11 est pas nécessaire qu’on ait trouvé dans lese ‘lais que telles circonstances étant présen-ts , tel évenement arrivoit toujours, ouU arrivoit jamais. Il y a un certain point in-discernable où nous cessons de conjecturer,& ou nous assurons positivement ; ce point,tout étant égal d’ailleurs, varie d’un hommeu un autre , & d’un instant à un autre danst^eme homme, íèlon l’intérêt qu’on prenda evenernent, le caractère , Sc une infinitéde choses dont il est impossible de rendrecompte. Un exemple jettera quelque joursur ceci. Nous lavons par expérience, quequand nous nous exposons dans les rues parUn grand vent, il peut nous arriver d’êtretués par la chute de quelque corps ; cepen-dant nous 11’avons pas le moindre soupçon^Ue cet accident nous arrivera : le rapportues évenemens connus pour, aux évene-meils connus contre, n’est pas assez grandP°ur former le doute & la conjecìure. Re-marquez ce pendant qu’il s’agit ici de l’objet^ plus important àl’homme,la conservationunV VlC; 11 y a dans toutes les choses unet ‘ qui devroit être la même pour tous lesueief^^u’eHe est sondée furies expé-’ ^ st Ll i n’est peut-être la même ni
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pour deux hommes, ni pour deux actions dela vie, ni pour deux inftans : cette unité réelleferoit celle qui résulteroit d’un calcul fait parle philosophe stoïcien parfait, qui se comp-tant lui - même Sc tout ce qui l’environnepour rien , n’auroit d’égard qu’au cours na-turel des choses ; une connoistànce au-moinsapprochée de cette unité vraie, Sc la con-formité des sentimens Sc des actions dans lavie ordinaire à la connoissance qu'on en a,font deux choses presqu’indispensables pourconstituer le caractère philosophique ; laconnoistànce de l’unité constituera la phi-losophie morale spéculative ; l a confor-mité de sentimens Sc d’actions à cette con-noissance , constituera la philosophie mo-rale pratique..
CONIFERE, ( Arbre ), adj. Hijì. nat.bot. Les Botanistes appellent arbres conifères ,ceux qui portent des fruits de figure coni-que , comme le cedre du Liban, le pin, lesapin, le picéa, la méleze, &c. On prétendque ces arbres font à l’épreuve de la corrup-tion Sc des impressions du temps: mais c’est.beaucoup trop prétendre ; Sc ce feroit assezde dire, que ces fortes d’arbres font, choseségales, généralement moins sujets à la pour-riture & à la corruption que les autres , àcause que leur bois est plus compact , plussolide, Sc qu’ils font remplis de seve , oud’un suc abondant, gras Sc amer. Il paroîtqu’ils viennent presque tous d’une semence ;Sc Bodœus de Stapel, dans son commen-taire sur Théophraste , dit avoir souventestayé si les arbres conifères ne pourroientpoint se reproduire en en plantant un jet ouune branche en terre , mais qu ils n ont ja-mais bourgeonné , Sc que toutes ses peinesont été infructueuses. Il est sor qu’on n’a pasassez multiplié les expériences en ce genre ,Sc je croi que Stapel est dans l’erreur.
Le fruit des arbres conifères porte en Bo-tanique le nom de cône , qui designe desfruits écailleux, secs, & durs, faits en for-me de pyramide, contenant pour l’ordi-naire deux semences sous chaque rejeteon.Ray comprend aussi sous ce nom , fanségard à la figure pyramidale , les fruits quisont composés de plusieurs parties crusta-cées , ligneuses , étroitement unies, Sc s’ou-vrant quand le fruit est mtir , comme celuidu cyprès. Ludwig adopte l e sentiment deAaaaaa 2