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Tome huitième.
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§22 C O N

gruence par 'a coïncidence des bornes , íui-vent l’idée d’Euclide. Quoique cet ancienne se serve de la congruence que pour prou-ver légalité des grandeurs, il suppose pour-tant dans fa notion la ressemblance jointeà légalité , car il ne démontre légalité parla congruence que dans les grandeurs sem-blables , & il est même impoílîble de ladémontrer dans d’autres grandeurs. Maisil s’en est tenu à k notion de la congruen-ce , qui répondoit à son axiome susdit ,sans 1 approfondir davantage. C'est ce quiarrive pour l’ordinaire dans nos idées con-fuses. Nous ne tournons notre attentionque fur ce dont nous avons besoin ; & né-gligeant le reste , il semble qu’il n’existepoint. Mais des yeux philosophiques quilè proposent d’épuiser la connoillance dessujets, cherchent dans une notion non-seu-lement ce qu’elle a d’utile pour un certainbut, mais en général tout ce qui lui con-vient 8c la caractérise. C’est-là le moyend’arriver aux notions distinctes 8c compíet-tes. Article de M. FoRMEY. i

CONGRUISME, f. m. ( Thêol. )( N.B.l’anglois porte congruit ^ , que j’ai crû de-voir rendre par congruifme ; terme très-usité dans nos théologiens, pour exprimerle système dont il s’agit ici ) ; système sur^efficacité de la grâce , imaginé par Sua-rez , Vasquez , 8c autres, qui ont vouluadoucir le système de Molina. Voye £ Mo-

XINISME.

Voici Tordre que ces théologiens mettentdans les décréts de Dieu, 8c en même tempstoute la fuite de leur système : i Q . Dieu ,de tous les ordres poíïìbles des choies , achoili librement celui qui existe mainte-nant , & dans lequel nous nous trouvons :2°. dans cet ordre Dieu veut, d’une vo-lonté antécédente , le salut de toutes sescréatures libres , mais à condition qu elles {le voudront elles-mêmes: 3°. il a résolu'de leur donner des secours suffifans pouracquérir k béatitude éternelle : 4°. il con-'noît, pàr la science moyenne , ce que cha-cune de ces créatures fera dans toutes 8cchacune des circonstances où elle íe rencon-'trera , s’il lui donne telle ou telle grâce :s o. supposé cette prévision , il en choisitquelques-unes par une volonté de bon plai-sir 3 8c par un decret abíoluêc' efficace ;

CON

6°. il donne à celles qu’il a choisies de làforte , 8c non aux autres , une fuite degrâces qui ont un rapport de convenanceou une congruité , avec la disposition deleur libre-arbitre & de leur volonté : 7°- 1connoît par sa science de vision , qui sontcelles qui doivent être sauvées , qui fontcelles au contraire qui feront réprouvées :8°. en conséquence de leurs mérites oUdémérites , il leur décerne des peines oUdes châtimens éternels. Tout ce système >par rapport à l’efficacité de la grâce, se ré-duit donc à dire que Dieu, qui connoît pVsfoitement k nature de 1a grâce , 8c les dispositions futures de 1a volonté de l’homiu edans les circonstances où il se trouvera,lui donne des grâces par lesquelles , £livertu de leur congruité ou convenance ave cfa volonté considérée dans ces circonsta*?'ces, il fera toujours infailliblement, q u01 'que fans être nécessité , ce que Dieu vou-dra qu’il fosse ; parce que k volonté , I e 'Ion le langage des congruistes, choisit tou-jours infailliblement, quoique librement»ce qui paroît le meÚleur , dès qu'elle eaidée de ces sortes de grâces. (G) ,

.CONGRUISTES, f. m. pl.(77iá>/.)th e °'logiens auteurs ou défenseurs du fystetuappelé congruifme. V. Congruisme. fVC

CONGRUITÉ , f. f. ( Théol. ) confor-mité ou rapport de convenance d’une ch<Uavec une autre ; de 1a grâce avec k volo 11

Les théologiens distinguent deuxde congruité : su ne intrinsèque, q m vde 1a force & de sénergie intérieufo^la grâce , 8c de son aptitude à lflC cet tele consentement de k volonté : „ ascongruité est Inefficacité de la gfo ce

elle-même. . \x

L autre , extrinsèque , qui vieut ^convenance de k proportion de k ^

avec le génie , le caractère, les P c , nC vo loigfk créature., conjointement avec ^sêtell^de laquellé la grâce doit agir, ^^oieu ? aS

ou telles circonstances prévues de grac-

ia science moyenne, 8c dans leíq u( - > e [} e aí ccordera telle ou telle grâce, asm 4. .. dc

son effet. C’est cette derniere e P, u S ie

'admet Vasque- , elle est k

congruité qu ;

dé son système. Tournel, de grat. p -í ux fi' v. art. l l.paragr .4. ( G ) m,

CONI, ( Géogr. mois) ville très-sor^