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Tome huitième.
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Kzo CON

Les pknetès inférieures, lavoir Venus '8c Mercure, ont de deux fortes de conjonc-tions. L'une arrive lorsque la planète setrouve entre le soleil 8c la terre, & parconséquent se trouve le plus près de la terre;on la nomme conjonction inférieure : l’autrearrive quand la planète est le plus éloignéede la terre qu’il est possible, c'est-à-dire quele soleil se trouve entre la terre 8c elle :on appelle cette conjonction , conjonctionsupérieure.

La lune sc trouve en conjonction avec lesoleil tous les mois. Voye^ Lune & Mois.On appelle ses conjonctions 8c ses opposi-tions du nom général de JyJygies. Voye ^Sysygie. 11 n'y a jamais d'éclipse de soleilque lorsque sa conjonction avec la lune selait proche les nœuds de l’écliptique , oudans ces nœuds même. Voy. Eclipse. (O)

CONJONCTIVE , f. L ( Annu ) pre-mière tunique de l’œil, autrement nomméeaíbuginée , parce qu'elle forme ce qu'on ap-pelle le blanc de l’œil quelle couvre. Elles'unit avec les deux paupières , paroìt danstoute son étendue après qu'on a levé lesmuscles orbiculaites de ces voiles des yeux,Sc s’avance jusqu'au haut de leurs partiesinternes. Faisons connoître un peu plus aulong son origine, fa structure , 8c son usa-ge : nous serons courts, & nous dironstout.

La figure sphérique de nos yeux, 8c leurconnexion fibre au bord de l'orbite par lemoyen de la conjonctive , leur permet d'êtremus librement de tous côtés, selon la situa-tion de l'objet que nous voulons voir. Cettetunique est mince, blanche dans son étatnaturel, membraneuse , nerveuse, vaseu-se use , lâche , & flexible. Elle prend sonorigine du périoste qui recouvre les bordsde l'orbite , 8c s'étend fur toute la partie an-térieure du globe , jusqu a ^extrémité de lasclérotique , où elle se joint à la cornéequ'elle couvre d\m tiers de ligne, ou dsenedemi-ligne.

Elle est elle-même recouverte extérieure-ment, d’une autre membrane très-fine 8ctrès-polie, à laquelle elle est si étroitementadhérente , qu'elles paroilïcnt ne sûreensemble qu'une seule membrane, quoi-qu'il y en ait réellement deux distinctes,qu'il est aisé de séparer. L'une d'elles est j

CON

côfftfste on l'a dit, une continuation du pé-rioste de l'orbite , 8c l’autre de k membraneinterne des paupières.

Ces deux membranes sont douées d’unsentiment exquis » 8c entre-tistues de quan-tité de vaisseaux sanguins, lâchement atta-chés , au point de représenter par leur gon-flement dans les violentes ophtalmies sur-tout , le blanc de l’œil comme une excrois-sance charnue d'un rouge très-vif.

Ce fait mérite d'être remarqué , non-soulement parce qu’il peut paroître difficileà concevoir à plusieurs personnes , maismême en imposer à un oculiste inattentifou fans expérience , qui pourrcit regardercette maladie comme une excroissance incu-rable de la cornée elle-même. M. Wcol-house, à qui cette cruelle inflammation dela conjonctive n'étoit pas inconnue , em-ployoit à bord les remedes généraux pourla dissiper; après lesquels il mettoit en pra-tique de légères scarifications fur ces vais-seaux 3 ce qu’il appeloit la saignée de i’œil ;mais nous isolerions trop approuver l’usiigede ce remede, à cause de la délicarelse del’organe.

Pour ce qui concerne la légère inflam-mation de la conjonctive , procédant du sim-ple relâchement de ses vaisseaux sanguins,elle est facile à guérir dans son commence-ment ; car en bassinant souvent les yeuxavec de l'eau fraîche , les vaisseaux resserréspar cette fraîcheur repoussent k partie rougedu sang qui s'y étoit introduite en les di-latant.

Voici quel est l'uíage de k conjonctive.i°. Elle assujettit ou affermit le bulbe ,del’œil, fans diminuer aucunement son ex-trême mobilité. i°. Elle empêche que lescorps étrangers n'entrent dans l’intériear del’œil. 3°. Elle aide par son poli à rendre in-sensible la friction des paupières sor les par-ties de l’œil qu'elle couvre. Art. de As. leCh. de Jaucouet.

* CONJONCTURE , s. f. ( Gram. )coexistence dans le temps de plusieurs faitsrelatifs , à un autre qu’ils modifient, soiten bien , soit en mal ; si j. eS àits étoientcoexistans dans la chose, ce setoient des cir-constances ; celui qui ajprofondément exa-miné k chose en elíe-rneme seulement, eticonnoîtra toutes les circonstances , uaais