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6°. Le moyen de trouver par vingt étoi- 'les qui passent dans le même fil à plombque k polaire, l’heure qu’il est, en ajou-tant l’ascension droite du soleil à l’heuremarquée sur une planche qui se voit dansle livre. L’auteur observe qu’en changeantla latitude du lieu de cinq degrés, on netrouve que deux minutes de défaut danscette opération. L’on y voit une explicationlur le mouvement des pendules avec uneautre petite table ; les entrées du soleil danstous les signes du zodiaque ; on y parle dela maniéré dont les planètes seront vuespendant toute l’année : des latitudes & dif-férence de longitudes de vingt-trois villes deFrance ; les plus longs jours & les pluslongues nuits pour différentes élévations depôle ; enfin, des observations fur le baro-mètre 8c les vents, faites pendant l’année1678.
M. Picard, l’un des plus célébrés astro-nomes de 1 académie de Paris, étoit l’au-teur anonyme de cet ouvrage ; dès Tannéesuivante il l’augmenta de plusieurs tables8c de plusieurs remarques intéressantes.Dans celui de 1681 , il annonça l’appari-tion de la comete , avec des réflexions très-philolophiques à ce sujet ; dans celui de1682., il annonça les nouvelles opérationsde la figure de la terre : enfin ce livre neceíli de s’augmenter chaque année , soitentre les mains du premier auteur, soitdans celles de M. le Febvre qui fut chargéde cet ouvrage en 168y ; M. Lieutaudluisuccéda en 1702, il y mit en 1729 la listede l’académie des sciences ; M. Godin luiíuccéda en 1730 ; M. Maraldi commençal’année 17,5 , & a fini en 17 j 9. J’ai com-mencé en 1760 à être chargé de cet ou-vrage par ordre du roi, & fur le choix del’académie ; dès ce moment, j’en changeaila forme en entier , pour y rassembler toutce que les astronomes pouvoient désirer deplus nouveau 8c de plus intéressant, pourleurs observations 8c leurs calculs, & toutce que les navigateurs pouvoient desirerpour être à portée de trouver la longitudeen mer par le moyen de la lune , & jecontinuerai fur le même plan , tant que jeferai chargé de ce travail. Mais en 1767,le bureau de longitudes d’Angleterre fitcalculer par un grand nombre d’astrono-
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mes réunis fous la direction de 1 astronomeroyal, M. Maskelyne , un ouvrage beau-coup plus étendu , intitulé The nautical cl-manac and ajlronomical ephemeris fer theyear vjGj. Cet ouvrage destiné spéciale-ment à la navigation, n’a point empêchéla continuation de la connoijfance des temps ,nécessaire pour la ville de Paris, & danslaquelle je continue d'ailleurs de mettre destables nouvelles chaque année, pour 1 usagedes astronomes. Le P. Hell, habile astro-nome de Vienne en Autriche, a fait depuis1757, un ouvrage de même espece, inti-tulé Ephemerides astronomie ce , qui contientauiïì beaucoup de calculs faits pour la lati-tude de Vienne en Autriche , & qui estbeaucoup plus important encore, par ungrand nombre d’obíërvations astronomi-ques , fûtes dans différeras pays de la terre,par tous les astronomes avec qui il est encorrespondance. Ce peut être un inconvé-nient pour les progrès de l’astronomie, quedes ouvrages de cette elpece soient calculésséparément par tant de personnes, dont letemps seroit employé plus utilement à cal-culer des observations ou des tables. Nousparlerons au mot Ephéméride , de deuxautres ouvrages qui íe publient tous les dixans à Paris & à Bologne en Italie, 8c quifont encore un double emploi du mêmegenre, cela prouve du moins que le goûtde l’Astronomie fe répand, 8c il en résul-tera sans doute de nouveaux secours d’uneespece encore plus utile pour le progrès decette science.-
Connoissance du Pays. ( art. milit. )Il n’est pas possible d’établir un projet gé-néral ou particulier de campagne, ni del’exécuter fans avoir une connoistance exactedu pays quson fe propose d’attaquer 8cde défendre : elle est nécessaire , non-seu-lement au prince, à son conseil, & auxgénéraux qui doivent être chargés de la
conduite des armées, mais encore auxofficiers principaux 8c particuliers qui sontemployés sous les ordres de ces, derniers ,pour pouvoir participer aux opérations dela campagne , 8c s’acqust. c f r des expédi-tions qui leur seront conhees.
Cette connoijfance , une des plus essen-tielles de Fart militaire , est générale ouparticulière , c’est-à-dire , géographique