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Tome huitième.
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CON

mt typographique. La premiere consiste alavoir la situation , l’étcndue , la divisiondes états & de leurs provinces ; leur cli-mat , leur population , leur fertilité , lesrivières, qui les traversent, les montagnes,les forêts , les plaines qui s’y trouvent,leurs forces,.^ le nombre & l’importancedes places qui les défendent , &c. Ladeuxieme comprend le détail d’une portionde pays., d’une frontière, du cours d'uneriviere, d’une place, d'un poste & de leursenvirons, &c. L’une sert à former le plangénéral d’une campagne, l'autre à en réglerle plan particulier &c à en conduire lesopérations. Voye^ les articles Campagne ,Carte-Militaire.

La connoijsance du pays peut s’acquérirpar le secours de la géographie , des car-res-militaires, des mémoires des généraux,6c des officiers d L'ta t major : mais il vautencore mieux toutes les fois qu’on lepeut, voyager dans les pays où l’on doitfaire la guerre , voir & examiner íoi-même tous les objets qui méritent atten-tion. Gustave-Adolphe ayant projeté deporter la guerre en Allemagne, en parcouruttous les pays , déguisé, pour examiner l’é-tat de l’Empire, ses forces , ses places, &généralement tout ce qu’il lui importoitde connoître avant de former ses entre-prises. On fait que M. de Catinat se dé-guisii en charbonnier pour entrer dansLuxembourg & reconnoitre l’état de cetteplace.

Quand on fait la guerre dans un paysdont on n’a que des cartes, ou des mé-moires , & qu’il est important d’avoir uneconnoijsance exacte de quelque partie occu-pée par l’ennemi, on attire à ioi par del’argent ou des promesses , quelque ar-penteur , chasseur, ou autre personnagequi connoiíîè bien le terrein , & on leconsulte pour savoir si l’on peut compterfor les détails qu’on en a : quelquefois ona des espions qui font en état de leverun camp , une place , un poste , & dont°n tire de grands services ; j’en ai vudans la derniere guerre que nous avonsfait en All ema g ne , un qui rapportoit des car-res du pays ,°f ar lesquelles il avoit figuré1a poiition.de 1 armée ennemie, & mar-que tous les postes qu elle occupoit. En

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17)-6 le plan de Wesel sut levé par unespion de cette espece.

En un mot, on peut dire que la con-noijsance du pavs est le fondement de tou-tes les opérations de la guerre, & qae très-souvent elle décide des événemens. Com-bien l’histoire , même celle de nos • jours ,ne fournit-elle pas d’entreprises manquées,de batailles perdues , d’armées surprises ,dispersées & détruites , qui prouvent dela maniéré la plus forte & la plus sensi-ble , qu’on ne sauroit faire une étude tropparticulière du pays où l'on doit porter faguerre ; ( M. D. L. R. )

Connoissance , ( Ven. ) indices de 1 âge& de la forme du cerf, par la têre, le pié,les fumées, &c.

CONNOISSEMENT, sub. m. ( Com-merce de mer. ) c’est une espece d’acte ou dereconnoiflance fous signature privée, quele maître ou capitaine d’un navire donne àun marchand , des marchandises qu il a faitcharger , & de les porter à leur destinationmoyenant un certain prix.

Le mot de connoijsement n’est guere estusage que sur l’océan : sur la méditerranéeon dit police de chargement , qui a la mêmesignification.

Suivant l’ordonnance de la marine ditmois d’aout 1681 , les connoisemcns doi-vent être signés par le maître ou l’écrivaindu vaiíîèau , faire mention de la quantité,qualité des marchandises , de leur destina-tion , du prix convenu pour le port oufret, &c. Chaque connaissement doit êtretriple ; l’un pour le marchand qui fait lechargement, l’autre pour celui à qui lesmarchandises font destinées , le troisièmepour le maître ou capitaine auquel lesmarchands font tenus de les présenter vingt-quatre heures après le chargement du vais-seau pour les signer, & de lui fournir lesacquits ncceslàirês, sous peine de payer lesfraix du retardement. Vqyer^ dans le diction-naire du Comm. de Savary , terne II, p. y8x& suiv. le reste des détails qui concernentles connoijfemens , 6c le modèle qu’il donnede ces sortes d’actes. ( G )

CONNOXSSEUR, s. m. ( Litte'r. Peint.Mujlq. &c. ) n’est pas la même choie quA-mateur. Exemple. Connaisseur , en fût d’ou-vrages de - peintres, ou autres qui ont le