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Tome huitième.
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dessein pour base , renferme moins l’idced’un goût décidé pour cet art, qu’un dis-cernement certain pour en juger. L'on n’estjamais parfait connoifeur en peinture, fansêtre peintre ; il s'en faut même beaucoupque tous les peintres íoient bons connaisseurs.Il y en a d’ailèz ignorans pour voir la naturecomme ils la font, ou pour croire q u il nefaut pas la rendre comme ils la voyent. Ondit : Rpourrie £ être jlaté des louanges d'un.tel; c’efl un grn/iíi connoiifeur. V. k diclionn.de. Peinture.

Il n'y a point d’art qu’on ne puise substi-tuer dans certain article à la peinture, quenous avons prise pour exemple ; supplicationsera également juste. (R)

CONNOITRE , v. act. qui désigne l’o-pération de l'entendement qu'on appelleconnoijfancc. Voye^ Connqissance.

. Connoitre les éperons , les talons , labride , &c. en Maréchallefie , c’est de lapart du cheval sentir avec justeílc ce que lecavalier demande , lorsqu'il approche leséperons, les jambes , ou les talons, Ôc qu'iitire ou rend la bride. ( V)

CONNOR, ( Géog. ) ville d’Irlînde dansla province d’Ulster , au comté d'Antrim.

CONODIS , s. m. {Comm.) petite mon-noie de billon très-commun, fabriquée &qui a cours à Goa ôc dans le royaume deCochin : elle vaut sept deniers argent deFrance. Voyelles diclionnaires de Trév. Ù duComm.

CONOIDE , s. m. ( Géom. ) nom quel’on donne à un corps solide formé par larévolution d'une courbe quelconque autourde son axe, &c quon donne quelquefoisaussi à d’autres solides qui, au lieu d'êtrecomposés, comme celui-ci, de tranches cir-culaires perpendiculaires à l'axe, font com-posés d’autres elpeces de tranches. V. Axe.

Le conoïde prend le nom de la courbe quil’a produit par fa révolution. Un conoïde pa-rabolique , qu'on appelle auisi paraboloide ,est le solide produit par la révolution de laparabole autour de son axe , &c.

Archimede a fait un livre des conoïdes ôcdes sphéroïdes, dans lequel ce grand géo-mètre a donné les dimensions des solides ouconoïdes paraboliques, elliptiques, hyper-boliques , &c. ■

Comme l’eliipse a deux axes , elle pro-

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duit aussi deux ccnoides , félon qu’on la frittourner autour de l’un ou l’autre deces axes.Chacun de ces conoïdes s’appelle sphéroïde.L’hyperbole produit auíïì deux conoïdes paría révolution autour de l'un ou de l'autre decesaxes. Mais Archimede n'a examiné que leconoïde produit parla révolution de l’hyper-bole autour de son axe transverse ou pre-mier ; & M. Parent (voye^hijl. acad. tjog.)S’est appliqué à considérer le conoïde formépar la révolution de l'hyperbole autour defon second axe. Ce conoïde s'appelle cylin-droïde , à cause qu’ii restemble plus à un cy-lindre qu’à un cône , ne le terminant pas enpointe comme les autres cenoïdes. Car, quoi-que le mot de conoïde s’applique astez géné-ralement à tous Ls solides formés par la ré-volution des courbes autour de leur axe,cependant ce mot, qui est dérivé de cône ,convient encore d'une maniéré plus particu-lière à ceux qui se terminent en pointe , ouqui, comme le cône, ont un sommet.

Nous donnerons à cette occasion une mé-thode particulière pour mesurer la surfacecourbe d'un conoïde : cette méthode est astezsimple ; nous la croyons nouvelle , ôc ellepeut être utile en quelque cas.

D'un point quelconque de la courbe quiengendre le conoïde , soit menée une ordon-née perpendiculaire à l'axe de rotation, ôcune perpendiculaire à la courbe qui abou-tisse à l'axe : soit prolongée l’ordonnée horsde la courbe, jufqu'à ce que le prolonge-ment soit égal à l'excès de la perpendiculairefur l’ordonnée, & imaginant que l’on fastela même choie à chaque point de la courbe,foit supposée une nouvelle courbe qui pastepar les extrémités des ordonnées ainsi pro-longées : je dis que la surface courbe du co-noïde fera à l’aide de cette nouvelle courbe ,comme la circonférence du cercle est aurayon. Cette proposition est fondée fur cesdeux-ci : i °. l'élément de la surface du co-noïde est le produit du petit côté de la coui Depar la circonférence du cercle dont l ordon-née eílle rayon : as la perpendiculane est a1 ordonnée, comme l’elémer-t de la courbeest à l'élément de l'absciste ; s ” eu ' : U<>posi-tions dont la démonstration est tres-facile.

Par le moyen de cette propontion on peuttrouver aisément la surface courbe du co-noïde qu’une section conique quelconque