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Tome neuvième.
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la dureté des accords n’augmente pas à me-sure que les rapports des vibrations qui lesfor-ment, deviennent plus composés ; pourquoi,par exemple , la dissonnance qui résulte durapport de 89 à 90 , n’est pas plus choquan-te que celle qui résulte de celui de 12. à 13.Si le retour plus ou moins fréquent du con-cours des vibrations, étoit la cause du senti-ment de plaisir ou de peine que me causentles accords, Feffet seroit proportionné àcette cause , & je n’y vois aucune propor-tion ; donc ce plaisir & cette peine tirentleur origine d’aiiíeurs.

II reste encore à faire attention aux alté-rations dont la quinte & d’autres conson-nances font susceptibles, fans cesser d’êtreagréables à l’oreille , quoique ces altérationsdérangent entièrement le concours périodi-que des vibrations , & que ce concoursmême devienne plus tardif à mesure quel’altération est moindre. II reste à considérerque l’accord de l’orgue & du clavecin nedevroit offrir à l’oreille qu’une cacophonied’autant plus effroyable, que ces instrumensseroient accordés avec plus de foin , puis-que excepté l’octave il ne s’y trouve aucuneconfonnanie dans son rapport exact.

Voilà quelques objections qu’il eût peut-être été bon de résoudre avant que d’ad-mettre un système qui, bien qu’ingénieux ,se trouve si manifestement contredit parl’expérience.

Un écrivain judicieux , qui nous a donnénouvellement des principes d’acouftique,laistant à part tous ces concours de vibra-tions , a rendu raison du plaisir que les con-fonnances font à l'oreille , par la simplicitédes rapports entre les sons qui les forment.Selon lui , le plaisir diminue à mesure queles rapports deviennent plus composés ; &quand î’esprit ne les saisit plus, ce font devéritables distonnances. Mais quoique cettedoctrine s’accorde parfaitement avec le ré-sultat des premier es divisions harmoniques,quoiqu’elle soit très-bien soutenue & qu’elles’étende facilement à d’autres phénomènesqui se remarquent dans les beaux arts , s’ilse trouve qu’elle ne soit pas en tout d’accordavec l’expérience ; s’il n’y a toujours uneproportion exacte entre les rapports dessons & le degré de plaisir ou de peine dontils nous affectent, je disque cette hypothèseTome IX.

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est fort vraisemblable , mais qu’il ne la fautpas regarder comme démontrée. Voye\Tempérament. (S)

Nous devons avertir ici que M. Briseuxarchitecte, a donné depuis peu au public untraité , dans lequel il le propose de prouverqueles proportions qu’on doit observer dansl’architecture , font les mêmes que cellesqui règlent les consonnances dans la musi-que. Nous en parlerons plus au long à Var-úcle Proportion. (O)

» Ce que nous ajoutons à cet article» est tiré de la théorie des beaux arts de„ M. Sulzer ».

CONSONNANCE , ( Musique. ) _ Ceterme , dans fa signification originaire ,désigne un accord de plusieurs tons entendusà la fois, qui n’a rien de désagréable : ence sens c’est la même chose que le termeharmonie exprimoit chez les Grecs. Maispour l’ordinaire onrì entendeur c on fo nuan-ce que les accords de deux tons qui plaisentà l’oreille ; & ce terme n’est alors employéqu’à désigner les intervalles ’siaconsionnancetire son nom du ton le plus aigu de l’ac-cord. Ainsi quand on dit que la quinte estune des consonnances, cela signifie que le tonqui est d’une quinte au-dessus d’un autre tonqu’on entend en même temps, fait avec luiun accord agréable.

La théorie des consonnances & des sonsagréables, dépend de celle de l’harmonie &des sons,& doit être traitée dans ces articles»Nous considérons ici les consonnances , prin-cipalement du côté de la pratique.

Pour mieux éclaircir ce que nous avonsà dire fur ce sujet, il sera nécestàire demettre ici sous les yeux la fuite des tons quise succèdent dans un ordre déterminé.

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