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des cas où la tierce, la quinte & la sixte^,quoique confonnances , font réellement dis-sonances , tant par leur origine que par lamaniéré dont on les emploie. Voye\ QUIN-TE , Sixte , Tierce , ( Mufiq. )
Les Italiens & les Allemands défendentde paíîer d’une consonnance parfaite à uneautre parfaite par un mouvement semblable,à cause du défaut de variété : Voye\ Oc-tave , ( Mufiq. ) ni d’une consonnanceimparfaite à une parfaite en même mou-vement , à cause des octaves & de quintescachées. Voyei CACHÉE, {Mufiq.)
Mais on peut paífer comme on veut d’uneconsonnance parfaite à une autre imparfaite( F. D. C. )
CONSONNANT , TE, adj. ( Mufiq. )Un intervalle consonnant est celui quidonne une consonnance ou qui en produitl’effet ; ce qui arrive en certains cas auxdiísonnances par la force de la modulation.Un accord consonnant est celui qui n’estcomposé que de confonnances. ( S)
CoNSONNANTE , Ç Luth.J grand ins-trument de musique , inventé par l’abbé duMont, qui participe du clavecin &t de laharpe. Son corps est comme un grand cla-vecin , posé à plomb fur un piédestal qui ades cordes des deux côtés de fa table , les-quelles on touche à la maniéré de la harpe.C F. D. C. J
CONSONNE , f. f. s Grammaire ) :on divise les lettres en voyelles & en con-sonnes. Les voyelles font ainsi appellées dumot voix , parce qu’elles te font entendrepar elle - même : elles forment toutes seu-les un son, une voix. Les consonnes , au con-traire , ne font entendues qu’avec l’air quifait la voix ou voyelle ; & c’est de - làque vient le nom de consonne , con-sonnans , c’est-à-dire , qui sonne avec uneautre.
II n’y a aucun être particulier qui soitvoyelle, ni aucun qui soit consonne maison a observé des différences dans les modi-fications que l’on donne à l’air qui fort despoumons , lorfqu’on en fait usage pour for-mer les sons destinés à être les signes despensées. Ce font ces différentes considéra-tions ou précisions de notre esprit, à l’oc-casion des modifications de la voix ;ce font,dis-je , ces précisions qui nous ont donné
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lieu de former des mots de voyelles ., de con-sonnes, à’articulation & autres : ce qui dis-tingue les différons points de vue de notreesprit sur le méchanisme de la parole , &nous donne lieu d’en discourir avec plus dejustesse. Foye\ ABSTRACTION.
Mais avant que d’entrer dans le détail desconsonnes , & avant que d’examiner ce quiles distingue des voyelles, qu’il me soit per-mis de m’amufer un moment avec les ré-flexions suivantes.
La nature nous fait agir fans fe mettre enpeine de nous instruire ; je veux dire quenous venons au monde fans savoir comment:nous prenons la nourriture qu’on nous pré-sente sans la connoître, &fans avoir aucunelumière fur ce qu’elle doit opérer en nous ,ni même tans nous en mettre en peine ;nous marchons, nous agitions, nous noustransportons d’un lieu à un autre , nous vo-yons , nous regardons, nous entendons,nous parlons, fans avoir aucune connoif-fance des causes physiques , ni des partiesinternes de nous-mêmes que nous mettonsen œuvre pour ces différentes opérations :de plus, les organes des sens font les portes& Poccasion de toutes ces connoistànces,,au point que nous n’en avons aucune qui nesuppose quelque impression sensible anté-rieure, qui nous ait donné lieu de Pacquérirpar la réflexion ; cependant combien peude personnes ont quelques lumières fur leméchanisme des organes des sens ! C’estbien de quoi on fe met en peine, id populuscurât scilicet ? Ter. And. a cl. II. sc. z.
Après tout a-t-on besoin de ces connoif-fances pour fa propre conservation, & pourse procurer une sorte de bien-être qui sus.fit ?
Je conviens que non ; mais d’un autre,côté , si l’on veut agir avec lumière & con-noître les fondemens des sciences & desarts qui embellissent la société , & qui luiprocurent des avantages si réels & si consi-dérables, on doit acquérir les connoistàncesphysiques qui sont la base de ces sciences& de ces arts , & qui donnent lieu de lesperfectionner.
. C’étoit en conséquence de pareilles ob-servations , que vers la fin du dernier siécleun médecin nommé Amman , qui résidoiten Hollande, apprenoit aux muets à parler,