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ires de Ve’tat;la conjuration de Catilina;la conspiration des élémens ; la conjura-tion de Venise la conspiration des pou-dres la conjuration pour faire périr unprince; la conspiration pour en faire régnerun autre ; une conjuration contre Uétat ;une conspiration contre un courtisan ; toutconspire à mon bonheur ; tout semble con-jurer ma perte. ( O)
* CONSTANCE , s. f. ( Morale ) c’estcette vertu par laquelle nous persiflonsdans notre attachement, à tout ce que nouscroyons devoir regarder comme vrai, beau,bon, décent 6c honnête. On ne peut comp-ter fur ce que dit le menteur j on ne peutcompter fur ce que faitl’homme inconstant:l’un anéantit, autant qu’il est en lui, le seulsigne que les hommes ayent pour s’enten-dre ; f autre anéantit le seul fondement qu’ilsayent de fe reposer les uns sur les autres. Sil’inconstance étoit aussi grande & aussi géné-rale qu’il est possible de l’imaginer, il n’yauroit rien de permanent fur la surface dela terre, 6c les choses humaines tomberoientdans un chaos épouvantable. Si rattache-ment est mal placé , la confiance prend lenom d’ opiniâtreté, 6c l’inconstance celui deraison. Les anciens avoient fait de la cons-tance une divinité, dont on voit souvent í’i-mage sur leurs médailles.
Constance , ( Géog. ) ville impé-riale très-considéraSle du cercle de Suabe,située fur un lac de même nom. Sa long.efide 2.6. 5 8. & sa lat. de 47.35. Elle estfameuse par le concile qui commença à s’ytenir en 1414,6e qui finit en 1418. Voy. enl’hift. curieusepar M. Lenfant. C’est dans cefameux concile œcuménique que fut décidéela supériorité du concile général au-dessiisdu pape ; que Jaan XXIII, accusé de tou-tes fortes de crimes fut déposé, 6e que JeanHus fut brûlé vif pour ses erreurs , malgréle sauf-conduit qui lui avoir été donné parl’empereur Sigismond : c’est, dit-on , cequi a dégoûté les protestans de venir auconcile de Trente, ou plutôt ce qui leur aservi de prétexte pour s’en dispenser. Maison a répondu solidement à leurs objections.V. Concile , Protestans & Tren-te. Le célébré Jean Gerson joua un grandtôle à ce concile. L’évêque de Confiancejouit d’un très-grand diocèse , avec la qua-Tome IX.
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lité deprince de Vempire. Le lac de Cons-tance a environ sept milles d’Allemagne ,ou plutôt sept mille deux cents soixante-quinze toises de long , suivant la mesurequ’en prirent deux bourgeois de la ville, quifurent curieux de le toiser en marchant surla glace 1’an 1596, que cclac gela danstoute son étendue.
CONSTANCE-CHLORUS. {Hifi. duBas-Etnp. ) fils d’Eutrope 6c de Claudia ,étoit petit-neveu , par fa mere , de l’empe-reur Claude-Ie-gothique. On le surnommaChlorus , à cause de la couleur vermeille 6 cfleurie de son teint. II fit son apprentissaged’armes dans les gardes du prince qui, juge& témoin de fa valeur 6c de fa capacité, lenomma tribun , 6c lui donna bientôt aprèsle gouvernement de la Dalmatie. On pré-tend que Carus , charmé de son désintéres-sement & de la douceur de ses mœurs , eutune forte tentation de le désigner son suc-cesseur , au préjudice de Carin son fils, dontil détestoit les débauches. Dioclétien , quil’avoit employé avec succès , le créa Césarconjointement avec Galere, plus connufous le nom de Maximien. Quoiqué lesdeux nouveaux Césars eussent été nommés lemême jour , Confiance eut toujours l’hon-neur du pas, & son nom est le premier danstous les monumens publics. On crut devoircet égard à son privilège d’aînesse 6c à l’é-clat de sa naissance. Sa nouvelle fortune nechangea point son caractère doux 6c bien-faisant. 11 conserva sa première simplicité.Ses largesses le repdirenfiàatìvre, si on peut
I etre, quand osen éprouvé point de besoins.
II regardoit I’amour des peuples comme letrésor inépuisable des rois. Quoiqu’écono-me, excepté dans la distribution des récom-penses , il soutint la majesté du trône , 6cflatta le goût du peuple par des jeux & desspectacles. Ce fut par le retranchement dessuperfluités qu’il fournit à toutes ces dépen-ses , fans accabler ses provinces d’impôts.Après la mort du Dioclétien 6c de Maxi-mien , il se contenta des provinces qu’il2voit gouvernées en qualité de César. Unedéfiance modeste dans ses forces , lui fit re-fuser le département de l’Afrique 6c de l’I—talie , disant qu’on devoit mesurer son am-bition à ses talens. Sa domination fut res-
1 serrée dans les Gaules 6c l’Espagtie, dont il