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Tome neuvième.
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chez Pétranger. Passionné pour la chaste , ils’enfonçoit dans les forêts pour fe livrer àcet amusement ; ses excès & ses fatiguesépuisèrent son tempérament. Tourmentédela goutte , il perdit l’usage des pieds & desmains. Ses douleurs le punirent fans le cor-riger. Confiant, devenu odieux à ses sujets,autant par ses vices , que par la tyrannie deses ministres, ne récompensoit que ses flat-teurs. Marcellin', intendant des finances ,& Chreste , capitaine expérimenté , formè-rent une conjuration pour élever Magnenceá l’empire. Marcellin , chef des conjurés ,dédaigna le trône où il pouvoit monter, ai-mant mieux être le maître de Pempereurque de Pempire. II invita à un grand festinMagnence & les principaux officiers de Par-mée , dont la plupart étoient ses complices.Le plaisir de la table fut poulie bien avantdans la nuit. Magnence disparut, & un mo-ment après il rentra dans la salle du festinrevêtu de la pourpre & de tous les attributsde la puissance souveraine. Les conjurés leproclamèrent empereur. Les autres convi-ves , étonnés de cette scene imprévue ,prennent le parti de le reconnoître. II mar-che vers le palais , un corps d’Illyriens fejoint à lui, & le peuple par ses acclamations,applaudit à son élévation. Confiant étoitoccupé de la chaise dans les forêts, dont lesilence fut troublé par le bruit de cette ré-volte. Ses domestiques & fes flatteurs l’a-bandonnerent pour n’être point enveloppésdans son infortune. II se flatta de trouverun asyle en Espagne ; il y fut vivementpoursuivi par des satellites envoyés par letyran ; fe voyant par-tout environné d’af-saffins & d’ennemis, il quitta les ornemensde fa dignité pour n’être pas reconnu ; maisíl fut découvert aux pieds des Pyrénées dansune chapelle où il s’étoit réfugié. On P arra-cha de ce lieu sacré pour Pégorger. IIpérit dans la trentième année de son âge ,& dans la troisième année de son régné.(T-n)

Constant II, qui prit quelquefois lenom de Constantin III , étoit fils d’Héra-clius Constantin , & de Grégorie , fille dupatrice Nicetas. Le sénat, fatigué de la do-mination tyrannique de Martine qui avoitempoisonné Héraclius , pour plaCer son filsdu premier lit, fur le trône, proclama empo-.

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reur Constant, fans le concours de Parmesqui confirma cette élection. Comme il avoitété élevé fur le trône par les intrigues desMonotellites, il sot leur zélé protecteur ;mais importuné par les clameurs des théo-logiens inquiets & turbulens, il imposasilence aux deux partis , fur les deux volon-tés de Jesus-Christ. Cette modération ap-parente ne servit qu’à couvrir sa haine con-tre les ortodoxes , dont il fut toujours I’en-nemi & le persécuteur. Martin qui venoitd’être élevé sur la chaire de S. Pierre , luiopposa un courage digne des temps aposto-liques. Confiant , irrité de fa résistance , lecondamna à l’exil, où il mourut accablé dechagrins & de miseres. Théodoso , frere dutyran , lui étoit devenu odieux , quoiqu’iln’eût à lui reprocher que P amour des peu-ples ; c’est ce qui rendit fa fidélité suspecte.Confiant le força à se faire ordonner diacre,pour prévenir la tentation d’envahir la puis-sance suprême. Ce grade sacré ne fut passuffisant pour dissiper fes défiances ; il eutPinhumanité de le faire massacrer ,6c il neprit pas même la peine de fe justifier de cefratricide. Les Sarrasins lui enlevèrent plu-sieurs provinces, & après l’avoir vaincu ,ils lui accordèrent une treve de deux ans.Confiant , délivré d’ennemis austi redou-tables , pastà en Italie qu’il vouloit affran-chir de la domination des Lombards ; maisau-lieu de combattre les barbares , il pillaRome qu’il dépouilla de fes plus riches or-nemens pour embellir Syracuse , dont il fitle siège de ses états. La Sicile qui se féli-cita d’abord de posséder le maître de Pem-pire , eut bientôt à gémir de fa tyrannie.Les peuples furent ruinés par fes exactions. IIenleva les vases précieux qui sorvoient auculte public : son avarice fouilla jusquesdans les tombeaux. Les grands seigneursmurmurèrent, & furent punis par la torture:mais leur sang fut la semence de nouvellesrébellions. Les peuples opprimés soupiroientaprès un libérateur. Mazefés, secondé des ■autres ministres du tyran , fe chargea de lavengeance publique. 11 le suivit dans le bain,& Pastbmma avec le vase dans lequel onversoit de Peau. 11 régna vingt-sept ans , &il étoit monté furie trône en 643 . [T — N)CONSTANTE. ( Quantité ) On ap-pelle ainsi, en géométrie , une quantité qui