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rhétorique , les adversatifs , les privatifs ,& les contradictoires.
Les adversatifs font ceux qui diffèrentabsolument Pun de l’autre , comme la vertu& le vice, la paix & la guerre. Ainsi Cicérona dit : fi ftultitiamfugimus , fapientiam fie-quamur; & bonitatem fi. malt team: Sc Quin-tilien : malorum causa bellum est , eritemendatio pax. Drancés raisonne ainsi dansVirgile : nullasalus bello , pacern te pofci-mus omnes. Les privatifs font les habitu-des & les privations ; voye\ Privatif.Les contradictoires font ceux dont l’-un af-firme ; & l’autre nie la même chose ou lemême sujet ; voye\ PROPOSITIONS CON-TRADICTOIRES. Charniers.
Le pere Jouvenci ajoute deux autres ef-peces de contraires.
i°. Les relatifs, comme pere & fils , dis-ciple & maître.
2°. Les repugnans , repugnantia, commedans ce raisonnement : il l’aime , donc ilne lui a point fait de tort; car il répugnequ’une personne qui en aime une autre luifasse du tort. II ne paraît pas néanmoins queles relatifs soient véritablement opposésVoye\ Relatifs. (A)
CONTRARI ANS , adj. pris subst.( Hift. mod. J c’est un terme consacré àune signification particulière dans les af-faires d’Angleterre. Le comte de Lan-castre ayant pris parti avec les barons contrele roi Edouard II, en considération de leurgrand pouvoir , on n’osa pas les qualifier derebelles ou de traîtres, on les appella sim-plement contrarians. On garde encore uneliste de ceux qui entrerent dans ce parti,qu’on appelle le rôle des contrarians. Charn-iers. (H)
CONTRARIÉTÉ, f. f. ÇJurifpr. J ap-pointement de contrariété , c’est lorsque lesparties se trouvant contraires en fait, ellesfont appointées à faire preuve respective-ment de leurs faits.
Contrariété d’Arrêts , est unmoyen & une voie de droit pour se pour-voir au grand-conseil contre un arrêt, lorf-qu’il s’en trouve un précédent rendu dansun autre tribunal entre les mêmes parties,pour raison du même fait, dont les disposi-tions font contraires en tout ou partie aupremier arrêt.
c ° N
La connoistànce des contrariétés d'arrêtsa été attribuée au grand-conseil, par édit dumois de Septembre 1^2.
La forme en laquelle on y procede est quefur la requête qui lui est présentée, s’iltrouve qu’il y ait une contrarié'té apparente,il accorde une commistìo n pour assigner lesparties. Cette commission surseoit l’exécu-tion des deux arrêts ; & si par l’événementle grand-conseil juge qu’il y a de la contra-riété entre les deux arrêts, c’est toujours ledernier qu’il casse , 6 c il ordonne l’exécu-tion du précédent.
Lorsque deux arrêts rendus dans une mê-me cour , mais en deux chambres différen-tes , se trouvent contraires, on se pourvoisau grand-conseil, comme s’ils étoient éma-nés de deux cours différentes. Voye\ l’or-donn. de i66j , tit. xxxv y art. 34. (A)CONTRA-S C RI B A , f. m. ( H fi.anc. ) officier des grandes maisons Romai-nes dont la fonction , si nous la rapportonsà celle de YctvTiyápçus de Julius Pollux,étoît de recevoir les comptes de l’ceconomedifpenfator, de les apostiller , & de les cor-riger ; fonction qui répond à celle qu’Isidoreappelle revifor rationum , & que nous ren-drions dans nos usages par celles de contrô-leur de la maison , contrôleur de.la bouche,&c. officiers connus dans la basse latinitéfous le nom de contrarotulatores , chargésde l’examen des rôles. Mém. de l’acadéni.tome IX. ( G )
CONTRASTE, f. m. enPeinture; ilconsiste dans une position variée des objetsprésentés fous des formes agréables à lavue.
Les grouppes d’objets qui entrent dans îacomposition d’un tableau , doivent íe con-traster , c’est-à-dire , ne se point ressemblerpar la forme , par les lumières, par les cou-leurs; parce que tel grouppejqui serait satis-faisant à tous les égards , deviendrait désa-gréable dans la répétition. Voye\ COMPO-SITION. Chaque figure doit contraster dansle grouppe dont elle fait partie. Iln’y a pointde réglé fixe pour le contrafie : le grand arcdu peintre consiste à le cacher. Cette ma-nœuvre est une portion du génie & de la fa-cilité donnée par la nature. Le balancementdans une figure feule peut lui-même fairecontraste. Les draperies, les ciels, les orne-?
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