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Tome neuvième.
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bien que nous aurions trop à faire fi nousvoulions rapporter tout ce qu’on a observédans les cadavres qui peut y être relatif.Nous ne ferons donc mention que de cequ’on a découvert de plus particulier au cer-veau & à la moelle de l’épine. On a vu dansle premier tons les vaisseaux engorgés, maisrarement des extravaíìons de sang ; on y aobservé très-communément des inondations,íur-tout à la base du crâne, aux environs dela moelle allongée , & dans le quatrièmeventricule, & quelquefois une matière gé-latineuse , très-remarquable à la surface ducerveau. On a apperçu quelquefois des tu-meurs qui avoient différons íieges ; on atrouvé astèz rarement de la sécheresse dansle cerveau & ses enveloppes ; ces dernieresont paru quelquefois ossifiées : onfait encoremention des vers qui occupoient différentesparties , du plexus choroïde skirrheux, deïa grosseur démesurée de la glande p'.néa'e 'mais rien n’a été plus commun que la suppu-ration ou la pourriture. On croit avoir re-marqué que la moelle de l’épine étoir lesiégé des convulsions qui laisloient la liberté■des sens & celle de la parole : on y a décou-vert tous les désordres dont nous venons deparler ; mais les inondations, entre ces deuxenveloppes, font les plus ordinaires : on aenfin trouvé les vertèbres cariées. De tousles autres vices, la suppuration du dia-phragme , la pourriture de l’épiploon , lespierres des reins, les crudités acides dansí’estomac ou le duodénum , les vers , fisc.font les plus familiers. Nous avons dit que lepriapismesubíìstoit dans quelques cadavres ;mais on a observé une chose plus surpre-nante , c’est la fracture de plusieurs os quin’ont pu résister aux violentes secousses. Onne trouve enfin qu’un peu de sérosité épan-chée dans les cavités du cerveau après lesconvulsions fébriles , & rien du tout aprèsles sympathiques récentes.

II y a en général peu de remedes à fairependant le paroxisme ; & j’ai observé très-souvent que la pratique contraire étoit in-fructueuse ou meurtrière : cependant la plu-part des praticiens n’épargnent alors ni lessaignées, ni les émétiques ; & le public estfi accoutumé à cette méthode , qu’il nemanqueroit pas de rendre responsable detans les événemens celui qui auroit eu le

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courage de ne la pas suivre. Je ne dissimu-lerai cependant pas qu’il est des circonstan-ces qui demandent ces grands remedes,mais je dois ajouter qu’elles fe rencontrentrarement : la saignée peut convenir auxpléthoriques , & à ceux dont les pertes esang habituelles ont été supprimées. On peutuser , pendant le paroxisme , des lavema spurgati s & stimulans , & de tous les reme-des externes employés avec avantage dansle traitement de l’apoplexie. Tels font lessternutatoires, l’odeur du vinaigre , de I’esiprit volatil de sel ammoniac, de l’eáu celuce , de l’huile de pétrole , de la térében-thine , & autres substances fétides , les fric-tions au dos & aux jambes ; lès ligatures dou-loureuses ; les linimens émolliens & aroma-tiques, appliqués à l’épine ; les ventouses sc-elles, comme les scarifiées ; l’immersion despiés dans l’eau chaude , & autres bains par-•siaux pour les convulsions particulières, fi- c.On peut encore, si les malades ont la libertéd’avaler , donner des anti-spasinodic ues ,tels que les gouttes d’Angleterre, la t eh turede castoréum & de fuccin , l’eau de stemsd’orange, fisc. On a encore vu , dans cescas, de très-bons effets de l’eau froide priseen quantité. Lorsque l’irri ration de quelquepartie , ou une douleur vive fait tomberen convulsion , il est permis d’avoir re-cours aux caïmans , même narcotiques,qui font, dans tous les autres cas, des re-medes tres-dangereux. On a vu enfin debons effets d’un grand bruit excité par descors de chasse, des trompettes, le tam-bour , la poudre A canon , fisc.

Lorsque l’accès est dissipé , il faut tâcherd’en prévenir Je retours par les remedesappropriés aux différentes causes que nousavons rapportées ; car on perdroit alors fapeine, si l’on ne dirigeoit le traitementvers le mal qui donne lieu aux convulsionspurement symptomatiques. Pour les a litrescas qui ne reconnoistènt aucune cause pastà-gere ou accidentelle , il faut avoir recoursaux remecLs qui conviennent principale-ment à la mélancolie. Les saignées fonttrès-communément nécessaires, sur-toutdans le cas de pléthore , ou de quelque sup-pression sanguine: il n’est pas moins impor-tant de vuider les premieres voies par tousles moyens connus. On fait usage, en