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Tome neuvième.
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Le cormier du Levant à gros fruit jau-nâtre. Ces deux dernieres efpeces font flrares, qu’on ne les connoît encore que furle récit de Tournefort, qui les a trou-vées dans le voyage qu’ií a fait au Levant.

Le cormier sauvage ou le cormier desoiseleurs. Cette efpece est très-différentede celles qui précédent, fur-tout des septpremieres , qui ne font que des variétésoccasionnées par la différence des climatsou des terrains. Ce cormier ne fait pas unii grand arbre que tous les autres : il donnede bien meilleure heure au printempsde plus grandes feuilles , & d’une verdureplus tendre & plus agréable. Ses fleurs dis-posées en ombelle , font plus blanches ,plus hâtives , & plus belles ; elles ontmême une odeur qui est supportable deloin. II y a encore plus de différence dansle fruit de cet arbre : ce font des baies d’unrouge vif & jaunâtre , qui fe font remar-quer en automne : quoiqu’elles soient désa-gréables au goût, & nuisibles à l'estomac,elles font íì recherchées de quelquesoiseaux qui en font leurs délices, que cetarbre les attire , & sert particulièrementà les piper. II croît plus promptement, femultiplie plus aisément, & donne bien plu-tôt du fruit. 11 résiste dans des climats froids,& jusque dans la Laponie. II vient danspresque tons les terrains : il fe plaît égale-ment dans les fonds marécageux , & fur lacrête des montagnes. On peut même tirerquelque parti de cet arbre pour l’agrément :il moiare tout des premiers, & dès lemois de Mars, une vedure complette ,qui jointe à ses fleurs en grands ombellesqui paroiííênt à la fin d’Avril , & à la belleapparence de ses fruits en automne , doitlui mériter d’avoir place dans les plus jolisbosquets.

On peut le multiplier de graines qu’ilfaut semer au mois d’Oclobre, & qui love-ront au printemps suivant ; ou bien par sagreffe , que j’ai vu réussir parfaitement surl’aubepin, fl ce n’est que par ce moyen l’ar-bre ne s’éleve guere qu’à douze ou quinzepiés ; ce qui est fort au dessous du volumequ’il peut acquérir lorfqu’il est venu de se-mence. M. Miller dit en avoir vu dans quel-ques contrées d’Angleterre qui avoient prèsde quarante piés de hauteur fur deux prés de

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diamètre > mais que dans d’autres endroitscet arbre ne s’élevoit qu’à vingt piés. Satige est menue , fort droite, &: d’une belleécorce unie où la couleur fauve domine.Son bois est fort estimé pour le charron-nage & pour d’autres usages , parce qu’ilest tout de cœur , & prefqu’auísi dur quecelui du cormier- ordinaire.

La plupart des auteurs frapçois qui onttraité de l’Agriculture, ont souvent donnéau cormier le nom d q sorbier, & ont em-ployé ces deux noms indifféremment entraitant du cormier. Ne s’entendroit-onpas mieux par la fuite fl on ne donnoit lenom de cormier qu’aux neuf premieresefpeces que j’ai rapportées , & íi on appli-quoit particulièrement le nom de sorbierà la derniere efpece , qui fe distingue desautres par des différences fl sensibles ? (c).

CORMIERE, CORNIERE ouALLONGE DE POUPE , ( Marine. )c’est une piece de bois de l'arriéré , quiétant assemblée avec le bout supérieur del’étambord , forme le bout de la poupe.Elle est posée fur la courbe de l’étambord.Voyei Marine , Pi IV. fig. 1 . n°.II. la situation de cette piece. Voye\Allonge de Poupe. ( Z )

' CORMORANT , f. m. ( Histoire nat.Ornithol. ) corvus aquaticus : oiseau aqua-tique qui est de la grosseur d’une oie, &dont toute la face supérieure est de couleurbrune mêlée d’un peu de verd obscur &luisant. Le ventre & la poitrine sont blancs,& il y a dans chaque aile environ trentegrandes plumes dont la pointe est cendrée,de même que dans les plumes du secondrang qui recouvrent les grandes. La queues’étend au delâ des piés ; elle est composéede quatorze fortes plumes ; quand on lesétend elle s’arrondit dans fa circonférence,&c fe voûte par dessous. Le bec est crochuà l’extrêmité , & à trois pouces & demi delongueur ; la piece supérieure est noire , &ses bords font tranchants ; ceux de l’infé-rieure font larges & applatis , & la base decette piece est revêtue d’une membranejaunâtre. La langue est fort petite. ' Lesyeux font situés plus près des angles dela bouche dans le cormorant , que dansla plupart des autres oiseaux. L’iris est decouleur cendrée. Les cuisses font fortes,

courtes,