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Tome neuvième.
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íìne , quatre especes différentes , tandisqu’il confond la sardoine avec la cornalinedans une même eípece fous les noms decarneolus , sardion , farda , sardus. IIest évident que le premier appartient à lacornaline & les trois autres à la sardoine ,mais cet auteur n’est pas le seul qui ait faitcette équivoque : la plupart des nomencla-teurs ont plus étudié les noms que les cho-ses. Dans la distribution des noms on erresouvent lorsqu’on ne consulte que des des-criptions incomplettes, telles que le fontle plus grand nombre de celles que nousavons en histoire naturelle ; & la multi-plicité de noms pour une même chose ,rend toujours supplication de ces nomstrès-difficile & fort incertaine , mêmepour ceux qui connoissent parfaitement leschoses. L’ouvrage de M. Wallerius étoittrès-pénible & fupposoit une grande éru-dition pour rassembler tous les noms syno-nimes que les anciens, & même les mo-dernes , ont donné à chacun des minérauxen particulier. Ce travail fera très-utile& épargnera bien des recherches aux Na-turalistes ; mais nous en étions privés avantque M. le baron d’Holbach eût pris lapeine de traduire del’allemand en françoisle livre de M. Wallerius , Minéralogie oudescription générale des substances du régnéminéral , &c. Paris 1753. 2. vol. in S 6 *.M. d’Holbach a fait plus, il a ajouté lesnoms françois aux noms grecs , latins, &c.il faut s’être occupé des détails de Phistoirenaturelle , pour connoître toute futilitéde cette nomenclature françoise , & poursentir toute la difficulté qu’il y avoit àI’étabíir. II a fallu suppléer des noms quimanquoient dans notre langue , & déter-miner la signification & les acceptions deceux dont on ne connoiííbit que les sons.Ce travail ne peut être que le fruit d’unegrande connoissance des minéraux, & d’unzele constant & éclairé pour l’avancementde la Minéralogie.

Cornaline onyce , cornaline veillée ,cornaline herborisée. Les caractères & lesdifférences de ces especes de cornalinesfont les mêmes que dans l’agate , en sup-posant le rouge vif & toutes ses nuancesfur un fond blanc ou blanchâtre. La corna-line herborisée est plus belle & plus esti-

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mée que l’agate herborisée , parce que lerouge vif sur un fond blanc a plus d’éclatque le noir ; d’ailleurs les différentes tein-tes de rouge font fort agréables dans lescornalines herborisées. II arrive quelquefoisque la matière étrangère qui forme lesramifications , a plus d’épaisseur dans letronc & dans le corps des tiges de cesespeces de branchages qu’à leurs sommets,alors le degré de couleur est proportionnéâ l’épaisseur de la matière colorante ; ainsile tronc & le corps des tiges des ramifica-tions est d’un rouge brun , & même tirantfur le noir , tandis que les sommets , c’est-à-dire , les extrémités des rameaux fontd’une couleur rousseâtre , & même d’unrouge vif. Les gens qui aiment le merveil-leux s’imaginent reconnoître par cette dif-férence de couleur au sommet des ramifi-cations , les fleurs de la petite mousse oude la petite plante qu’iL supposent êtredans la pierre.

Les cornalines fervent aux même s usages& se trouvent dans les mêmes endroits queles agates orientales. Voye ç Agate ,Pierres fines. ( I )

* CORNARISTES , f. m. pi. ( fíist.ecclés. ) disciples de Théodore Cornhert,enthousiaste , hérétique & secrétaire desétats de Hollande. On peut dire de cethomme , faclus ejìsagittarius , & manusejus contra omnes : il lembloit que fa crain-te fût de n’être pas persécuté. II n’étoitd’accord avec aucun religionnaire. II écri-voit & disputoit en même temps & contreles Catholiques, & contre les Luthériens,& contre les. Calvinistes. Il prétendoit quetoutes les communions avoient grand be-soin d’une réforme : mais il ajoutoit quefans une miffion soutenue par des miracles,personne n’étoit en droit de s’en mêler ,les miracles étant les seules preuves â laportée de tout le monde qu’un hcmmeannonce la vérité. Son avis étoit doncqu’en attendant l’homme aux miracles ,on se réunît tous fous une forme d 'inté-rim ; qu’on lût aux peuples le texte dela parole de Dieu fans commentaire , &que chacun en pensât comme il lui con-viendroit. II croyoit qu’on pouvoit êtrebon Chrétien sans être membre d’aucuneéglise visible ; aussi r.e communiquoit-ilPpp 2