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Tome neuvième.
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avec personne, ce qui étoit fort conséquentdans un homme mécontent de tout le mon-de. II se déclara un peu plus ouvertementcontre le Calvinisme que contre aucuneautre façon de penser. La protection duprince d ! Orange mettant sa personne à cou-vert des violences auxquelles les sectairesqui l’environnoient se seroient portés vo-lontiers , ils furent obligés de s’en teniraux injures ; mais en revanche ils lui endirent beaucoup , selon l’usage.

CORNE , s. f. ( Hifl. nat. des Infect. )pointe sine , dure , sans articulation , quifort ordinairement de la tête des insectes.

La Nature a donné des cornes dures àquelques insectes, tout comme elle en adonné à divers quadrupèdes. Ces cornesdiffèrent des antennes, en ce qu’elles n’ontpoint d’articulations. Plusieurs insectesn’ont qu’une corne qui est placée fur la tête& s’éleve directement en haut , ou serecourbe en arriéré comme une faucille.Nos Naturalistes en ont donné des figures :mais il y a auíli des infectes qui ont deuxcornes placées au devant de la tête, Re-tendant vers les côtés , ou s’e'levant enligne droite. Ces cornes font ou courtes ,unies , & un peu recourbées en dedanscomme des faucilles , ou elles font bran-chues comme quelquefois celles du cerf-volant. Quelquefois elles font égales en lon-gueur , & d’autres fois elles font plusgrandes l’une que l’autre.

L’on trouve auíîi des infectes qui onttrois de ces cornes qui s’élèvent perpen-diculairement ; telles font, par exemple ,les cornes de l’enena du Brésil. Voye\la description de cet insecte dans Marc-grave , kijì. Brafil. L. VII- c. ij.

Tous lès insectes ne portent pas leurs cor-nes à la tête ; car on en voit qui les ontdes deux côtés des épaules près de la tête.

Enfin , dans quelques insectes elles fontimmobiles, & mobiles dans d’autres. Ceux-ci peuvent par ce moyen serrer leur proiecomme avec des tenailles, & ceux-là écar-ter ce qui fe trouve en leur chemin.

II régné à tous ces égards ces variétés in-finies fur le nombre , la forme , la longeur,la position, la structure, les usages des cor-nes dans les diversesefpccesd’infectes. Nousdevons au microscope une infinité de curieu-

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ses observations en ce genre ; mais commeil n’est pas possible d’entrer dans ce vastedétail, nous renvoyons le lecteur aux ou-vrages de Leuwenhoek, de Swammerdam,de M. de Reaumur , de Frich, Lesfers,& autres savants Naturalistes. Article deM. le Chevalier DE TaUCOURT. _

Corne , f. f. ( Phyfiol. ) partie dure& solide qui naît fur la tête de quelquesanimaux à quatre piés.

Le tifíii de ce corps dur & solide pa-raît être un composé dp plusieurs filets ,qui naissent par étages de toute la surfacede la peau qui est sous la corne. Tous cesfilets étant réunis, collés, & soudés ensem-ble par une humeur visqueuse qui les abreu-ve, forment autant de cornets de différentehauteur, qui fout enchâssés les uns avec lesautres, & prolongés jusqu’à la pointe de lacorne , d’où vient que cette pointe com-posée de toutes ces enveloppes est fortsolide , & que plus on approche de la baseoù ces cornets finissent par étages, pluson volt que l'épaisseur & la dureté de lacorne diminuent.

Si l’on prend une corne sciée selon salongueur, après l’avoir fait bouillir , onvoit l’os qui soutient la corne , lequel setrouve aufli scié selon sa longueur , & l’onremarque au dedans de cet os diversescellules revêtues d’une membrane parse-mée d’un très-grand nombre de vaisseaux.Si pour lors on détache de l’os la corne quile couvre , on voit paraître fur la sur-face extérieure de la peau qui est entréedans la corne S>c l’os , les racines d’une in-finité de membranes arrangés par étages ,d’où les diverses couches de la corne ontpris leur origine. On apperçoit encore quela surface intérieure de la corne est per-cée par autant d’étages de petites cavitésqui répondent à ses mamelons , lesquelsont quantité de vaisseaux qui portent lanourriture dans tout l’intérieur des cou-ches de la corne. Enfin l’accroisscment &le gonflement de la tige des cornes descerfs, justifient qu’elles ne font que lesproductions des mamelons de la peau.

Les sillons qui paraissent fur les corneslorfqu’elles font dépouillées de leur peau ,semblent formés par le gonflement desveines & des artères parsemées dans la