COR ,
Pour î’ivoire & les os , on dit qn’iisuffit de les faire bouillir dans de fortvinaigre.
Ayez aussi du vitriol Romain , d usel réduit en poudre ; arrosez le tout defort vinaigre : distillez. On ajoute que lerésultat de cette distillation amollira l’os& l’ivoire qu’on y laissera séjourner ; &que st on fait passer de-là ces substancesdans le suc de bettes , elles s’attend rironttellement , qu’elles prendront des em-preintes de médailles qu’on rendra durablesen mettant d’abord les pieces impriméesdans le vinaigre blanc , & ensuite dansî’eau de puits fraîche.
Nous ne garantissons aucun de ceseffets ; nous les publions afin que quel-qu’un les éprouve , & voie si fur cegrand nombre il n’y en auroit pas quitînt ce qu’on en promet.
CORNE, (Hijl. nat.) on donne commu-nément le même nom à ces especes depetits télescopes qui partent de la tête dulimaçon , & autres animaux semblables,& aux touffes de plumes qui s’élèvent furcelle des chat-huants & autres oiseaux.
Corne , ( Marée hall . & Manege.) estun ongle dur & épais d’un doigt, quirégné autour du sabot du cheval, & quienvironne la sole & le petit pié ; c’estlà cù son broche les clous lorsqu’on leferre , sans que le fer porte & appuie furla fole, parce que celle-ci étant plustendre que la corne , le fer la foulerait,& ferait boiter le cheval. Quand la corneest usée, on dit le pied ejl usé. On metdu surpoint à la corne du pié des che-vaux , lorsqu’elle est seche & usée. Voy.Surpoint.
Les avalures viennent à la corne. L’en-castelure vient à la corne des piés dedevant. Votre cheval a un javart encor-né. Vcyei Avalure , Encastelure& Javart.
Quand un cheval a beaucoup de corneà la pince des piés de devant, le maré-chal y peut brocher haut, fans craintede rencontrer le vif j & à f égard despiés de derriere , il doit brocher haut autalon, mais bas à la pince , parce que lacorne y est pies du vif.
On dit donner un coup de corne à un
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cheval, pour dire le saigner au milieudu troisième , au quatrième cran , ausillon de la mâchoire supérieure ; ce qu’onfait avec une corne de cerf dont le boutest affilé & pointu ; ce qui fait l’effetd’une lancette. On donne un coup decorne à un cheval qui a la boucheéchauffée.
Corne de vache. Les maréchaux appel-lent ainsi une véritable corne de vacheouverte par les deux bouts , dont ils seservent pour donner un breuvage à uncheval.
Muer de corne , voye\ MUER. ( V)
Corne de Cerf , Coronopus , (Hift.nat. Bot.) genre de plante dont les fleurs& les fruits font semblables aux fleurs& aux fruits du plantain, dont il nedifféré qu’en ce que les feuilles font pro-fondément découpées , tandis que lesfeuilles du plantain font seulement den-telées. Tournefort, lu ft. rei herb. VoyezPlante. ( I )
Corne de Cerf , plante, ( Ma-tière méd. ) Cette plante a à-peu-prèsles mêmes propriétés que le plantain ,mais on n’en fait aucun usage dans lapratique de la Médecine. Voy. Plantain.
(M
Corne d’Ammon , cornu Ammoms ,( Hift. nat. Minéralog. ) pierre figuréedont l’origine & la formation font à pré-sent bien connues ; on ne doute plus quece ne soif une pétrification de coquille.
, Dès qu’on est parvenu à détruire uneerreur, il seroit à souhaiter que l’on pûten effacer le souvenir. A quoi bon re-tracer les chimères qui ont fait illusionà l’esprit humain , & les superstitions quil’on abruti pendant si long-temps ? Unetelle érudition ne peut que satisfaire lavaine curiosité des hommes , & non pasles éclairer du flambeau de la vérité.Les Naturalistes , loin de s’occuper desfables qui ont été introduites dans l’Hif-toire naturelle , doivent s’efforcer de lesanéantir dans l’oubli , en opposant auxfictions d’une folle imagination , le sim-ple exposé des observations les plus exactes.Ainsi nous ne nous arrêterons point àdétailler toutes lés idées ridicules que-l’on a eues par rapport aux cornes d’A m-