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convenir que dans les cornes des animauxÍ1 ne régné point la même uniformité' quedans les ongles les cornes des animauxfont très-vàriées en contour , en forme ,en grandeur , en dureté > en usages , & àplusieurs autres égards ; il faut encore con-venir que jusqu à ce jour les Physiciensn’ont fait qu’y jetter un coup d’œil tropsuperficiel & trop peu curieux. Article deM. le Chevalier DE JAUCOURT.
CORNE (Bêtes à) Econom. rufliq. Onne comprend sous cette dénomination queles bœufs , vaches & chevres. Voye^Bestiaux.
Corne de Cerf. Vbye^ Cerf.
Corne DE Cerf , ( Gelée de) Phar-macie. Prenez raclure de corne de cerfdemi-livre ; faiíes-la cuire à petit feudans trois pintes d’eau commune , jusqu'àconsistance de gelée ; coulez la décoction ,& la pafiez ; mêlez - y sucre choisi unedemi livre , puis vous la clarifierez avec leblanc d’œuf. Ajoutez-y vin blanc quatreonces, jus de citron une once, & lagelée fera faite.
Quand on a versé la gelée dans les pots ,il faut les mettre dans un lieu frais & sec,afin qu’elle se coagule plus facilement.Elle reste quelquefois en été neuf ou dixheures à se congeler. Elle ne se gardeguere plus long-temps que la gelée deviande ; c’est pourquoi on en fera peu à lafois, & on la renouvellera souvent. Voycr xCharniers & James.
Cette gelée est nourrissante, cordiale &restaurante ; on la prend à la dose d’unecuillerée toutes les quatre heures, ou dansun bouillon , ou feule.
On fera la gelée de viperes de la mêmefaçon ; mais elle est de peu d’usage , quoi-que d’un grand secours pour purifier lesang , & dans le cas où l’on met en usageles bouillons de viperes.t * Corne de Bœuf, C’est cette partiedouble , éminente , contournée , pointue ,noirâtre, qui défend la tête du bœuf.Voye\ Bœuf. On en fait grand usagedans les arts ; on en fait des manches dedifférents instruments. On tire de l’extrê-mité qui est solide, des cornets d’écri-toire. On la dresse au feu , on ramollit,on la lime & polit ; alors on y remarque
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des marbrures trés-agréables. On nommeTableáers-Cornetiers ceux qui emploientcette matière. Pour l’anìollir, la mouler,& lui donner telle forme que vous vou-drez , ayez de l’urine d’homme gardéependant un mois ; mettez-y de la chauxvive & de la cendre ou de lie de vin, ledouble de chaux , la moitié de cendres.Ajoutez fur une livre de chaux une demi-livre de cendres , quatre onces de tartre& autant de sel ; mêlez bien le tout ;laissez bouillir & réduire un peu le mé-lange , paísez-le ; gardez cette lessive biencouverte. Quand vous voudrez amollir lacorne , laiífez-Ia reposer dedans pendantune huitaine de jours.
Ou ayez des cendres de tiges & têtes depavots ; faites-en une lessive, & faites-ybouillir la corne.
Ou ayez de la cendre de fougere , au-tant de chaux vive ; arrosez le tout d’eau ,faites bouillir ; réduisez un peu le mé-lange , laiílèz-le ensuite se reposer & seclarifier ; transvasez , ayez ensuite des ra-clures de cornes , jetiez - les dans cettelessive , laissez-les y pendant trois à quatrejours, oignez-vous les mains d’huile , pé-trifiez la corne , & la moulez.
Ou ayez jus de marrube blanc , d’ache ,de mille-feuilles , de raifort, de che'li-doine , avec fort vinaigre ; mettez la cornetremper là dedans , & l’y laissez pendanthuit jours.
Ou ayez cendre gravelée & chaux vive,faites-en une forte lessive , mettez-y de laraclure de corne faites bouillir la racluredans la lessive , elle fe mettra en pâte fa-cile à mouler. On pourra même , en ajou-tant de la couleur , teindre la pâte.
M. Papillon , graveur en bois, de quinous tenons ces préparations , prétendqu’elles réussiront non-leulement fur lacorne, mais même fur l’ivoire. 11 ajouteque pour amollir les os , il faut prendre lesportions creuses de ceux des jambes , avoirdu jus de marrube , d’ache , de mille-feuilles > de raifort, avec fort vinaigre,en parties égales ; en remplir les os ,bien boucher les ouvertures, en forte quela liqueur ne puifie sortir ; les enterrer encet état dans le crottin , & les y laisserjusqu’à ce qu’ils soient mous. t