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Tome neuvième.
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que l’on donne à une éminence pointue desos. Voye{ Pi. d’Anat. V yvq aujsi Os.

On dit Yapopìiise coronoïde de la mâ-choire inférieure.

L’apophise coronoïde du cubitus. Voye^Mâchoire & Cubitus.

COROPA , ( Géog. mod. ) pays de]’Amérique méridionale, fur la riviere deCorapatude , entre le lac de Parima &la riviere des Amazones.

COROPOJAK , ( Géograph. mod. )grande ville de Pempire Ruíîien, fur leDon ou Tanaïs.

COROSSOL, fub. m . (Hifi. nat. bot.)fruit commun aux Antilles ; il croît dela grosseur d’un melon , mais moins gros& un peu recourbé vers la partie opposéeá la queue ; il est couvert d’une peauverte , lissée , épaisse comme du drap ,hérisiée de petites pointes de la mémosubstance, un peu courbées , flexibles ,& ne piquant point ; l’intérieur du fruitest d’une très-grande blancheur, ressem-blant à de la crème ; cependant lorfqu’ony fait attention , on apperçoit une prodi-gieuse quantité de veíîicules de forme py-ramidale , longues d’environ deux pouces,tendantes de la circonférence vers le cœurdu fruit, renfermant une eau blanchâ-tre , un peu visqueuse, au milieu delaquelle fe trouve la graine , de figureoblongue , de couleur brune , & de lagrosseur d’une petite feve. Le cœur dufruit est fibreux , coriace , fe séparant aisé-ment ; ce n’est autre chose que le pro-longement de la queue, qui traversantles deux tiers du fruit le termine en pointeinsensible.

La substance du corojfol est d’un goûtsucré relevé d’une pointe aigrelette très-agréable ; elle fe résoud en eau, à l’excep-tion des vefficuîes , qui glissent avec tantde facilité qu’on les avale fans s’en ap-percevoir. On prétend que le nom de cefruit vient de l’ile de Curaçao ou Corojfol ,appartenante aux HoIJandois.

L’arbuste qui porte le corojfol se nommec&rojfolier il s’éleve d’environ huit à neufpies ; ses feuilles font d’un beau verd ,plus nourries, plus' larges, & moins poin-tues que celles du laurier.

Le fruit du corossolier est fort sain : onTome IX.

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a éprouvé que plusieurs personnes incom-modées de violentes diarrhées, ont étéguéries en ne mangeant que des corojjclspendant plusieurs jours. Lorsque ce fruitn’est pas encore en maturité , si on lecoupe par tranches de l’épaistèur du doigt,il tient lieu de culs d’artichauts dans lesfricassées & les ragoûts ; mais quand il esttrop mûr, on l’emploie utilement à en-graisser les cochons, qui en font extrême-ment friands. Art. de M. LE ROMAIN.

CORP , f. m. {mjl.natur. Ichthiolog.)coracinus , Rond. poistón de mer qui res-semble â !a tanche pour la couleur , &à la perche pour la forme du corps ; lesécailles & la bouche font de médiocregrandeur, & les mâchoires font garniesde dents. Quant au nombre , à la posi-.don, à la figure & aux piquants desnageoires , le corp ne différé aucunementde l’umbre : fa queue n’est point four-chue , & quand elle s’étend , elle formeune portion de cercle. L’extrémité des pi-quants de la queue & des nageoires du dosest noire ; les yeux font de médiocregrandeur ; l’iris est de couleur brune , &presque noire : les nageoires du ventre ,& celles qui font derriere l’anus, fontnoires , & comme teintes d’encre. Cepoistón a aussi été appelle corbeau de mer ,à cause de sa couleur noire. Willughby,ki/l pif. Voyei Poisson. (I)

CORP OR A FIMBR 1 ATA ,voyeiCorps bordés au mot Bordé. (L)CORPORAL, s. m. terme de Liturgie ,qui signifie un linge sacré dont on se sertpendant la messe, & que l’on étend sousle calice pour y mettre décemment lecorps de N. S. ce qui lui a fait donner cenom. II sert aussi à recueillir les parti-cules de l’hostie qui pourroient venir àtomber, soit lorsque le prêtre la rompt,soit lorsqu’il la consomme. ■

Quelques-uns disent que c’est le papeEusebe qui le premier enjoignit l’usagedu corporal , d’autres l’attribuent à S. Sil-vestre ; mais si l’on en croît Confines ,cet usage avoit déja lieu du temps desapôtres , puisque cet historien rapporteque le pape fit présent à Louis XI. d’uncorporal fur lequel on disoit que S. Pierreavoit dit la messe. On avoit coutume au-

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