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Tome neuvième.
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frétois de porter les corporaux aux incen-dies , & de les élever contre les flammespour les éteindre. (6)

CORPORATION , f. f. ( Jurisp.Police , Hifi. mod.) corps politique , quel’on appelle ainsi en Angleterre , parce queles membres dont il est composé ne formenttpi’un corps ; q u’iK ont un sceau commun,& qu’ils sont qualifiés pour prendre, acqué-rir , accorder , attaques ou être attaquésen justice au nom de tous. Voye\ INCOR-PORATION. Nous n’avons point de termequi lui réponde directement commu-nauté en approche, mais ce n’est pas lamême chose : il n’a pas une significationfi étendue.

Une corporation peut être établie detrois façons ; savoir , par prescription ,par lettres-patentes, & par un acte daparlement.

Les corporations ( corporation signifieici communauté') font ou ecclésiastiques oulaïques ; les ecclésiastiques sont ou régu-lières , comme les abbayes, les prieurésconventuels , les chapitres, &c. ou sécu-lières , comme les évêchés , les doyennés,les archidiaconats , les cures , &c. & lesuniversités, les collèges & les hôpitaux. V.Abbaye , Prieuré, Chapitre , Voy.au(Ji Hôpital , &c. les laïques sont sescités , les villes , les mairies , les baillia-ges , les compagnies ou sociétés de com-merçants , &c. Voye\ Compagnie, ùc.

De plus, une corporation est ou unique,ou un composé de plusieurs ; c’est cettederniere que les jurisconsultes appellentun collège. Voy et COLLÈGE. Voy et. auífi

Communauté.

* CORPORÉITÉ , f. f terme de Mé-taphys. C’est la modification qui formele degré différentiel dans la définition ducorps , ou ce qui constitue un corps,une substance corporelle. Les Antropomor-phites attribuoíentà Dieu la corporéité.

COPOREL, adj. ( Gramm .) se dit detout ce qui est relatif au corps considéréfi us cette rélation ; ainsi on dit des qua-lités corporelles , &c.

CORPORELLES, ( Jurisprud .) chosescorporelles. Voye\ au mot CHOSES, &ci-apres au mot DROITS INCORPORELS.

Corporel , [Fief.) Voye\ Fief. [A)

COR

^ CORPS , f. m. ( Métaphys. & Pkyfq. )■C’est une substance étendue & impénétra-ble , qui est purement passive d elle-même , & indifférente au mouvementou au repos , mais capable de toute sor-te de mouvement, de figure & de for-me. Voye\ Substance , Solide ,Mouvement , &c.

Les corps , selon les Péripatéticiens sontcomposés de matière, de forme & de priva-tion ; selon les Epicuriens & les Corpuscu-laires , d’un assemblage d’atomes grossiers &crochus ; selon les Cartésiens, d’une cer-taine portion d’étendue; selon les Newto-niens , d’un systeme ou assemblage de par-ticules solides , dures, pesantes, impénétra-bles & mobiles , arrangées de telle outelle maniéré : d’où résultent des, corpsde telle ou telle forme, distingués par telou tel nom. Voyez Atome.

Ces particules élémentaires des corpsdoivent être infiniment dures , beaucoupplus que les corps qui en sont composés,mais non si dures qu’elles ne puistênt se dé-composer ou se briser. Newton ajoute quecela est nécessaire , afin que le monde per-siste dans le même état, & que les corpscontinuent à être dans tous les temps dela même texture & de la même nature.Voyei MATIERE , PARTICULE , SOLI-DITÉ , Dureté , ùc.

II est impostible, selon quelques philo-sophes , de démontrer l’existence descorps. Voici, disent-ils , la fuite d’argu-ments par laquelle nous pouvons arriverà cette connoistance.

Nous connoissons d’abord que nousavons des sensations ; nous savons ensuiteque ces sensations ne dépendent pas de nous,& de-là nous pouvons conclure que nousn’en sommes donc pas la cause absolue, maisqu’il faut qu’ii y ait d’autres causes qui lesproduisent ; ainsi nous commençons à con-noître que nous ne sommes pas les seuleschoses qui existent, mais qu’il y a encored’autres êtres dans le monde conjointe-ment avec nous , & nous jugeons queces causes sont des corps réellementexistants , semblables à ceux que nous ima-ginons. Le docteur Clarke prétend quece raisonnement n’est pas une démonstra-tion suffisante de l’existence du monde