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dans á’autres, de forte qu’elles ne fontpas communes.
11 y a encore une autre forte de pro-priétés qui tiennent le milieu entre lespremières & les dernieres. Ces propriétésfont aussi communes T mais feulement àcertains égards. Expliquons cela par unexemple. Tous les corps qui font enmouvement, ont la force de mettre aussien mouvement les autres corps qu’ilsrencontrent ; cette propriété doit êtremise par conséquent au rang de cellesqui font communes. Cependant commetous les corps ne font pas en mouve-ment en tout temps , il s’enfuit quecette propriété commune ne devra avoirlien, & ne pourra être regardée commetelle , que dans le cas où l’on supposeles corps en mouvement ; mais les corpsne font pas toujours en mouvement, &pâr conséquent cette propriété ne peutpalier pour commune, puifqu’çllç n’estpas toujours dans tous les corps.
Rien n’est plus propre que les obser-vations , pour nous faire conclure quenous ne connoissons pas en effet la na-ture des corps ; car si nous la connoif-íìons , ne pourrions - nous pas prédirepar avance un grand nombre d’estets queles corps qui agistènt l’un fur Pautredevraient produire ? C’est ainsi que lesMathématiciens déduisent plusieurs cho-ses de la nature du cercle. Mais nousne connoissons d’avance aucun effet, ilfaut que nous en venions aux expérien-ces pour faire nos découvertes. Danstous les cas où les observations nousmanquent, nous ne pouvons pas com-mencer à raisonner fur ce que nous neponnoiííbns pas encore des corps ; & sinous le saisons, nous nous exposons àtirer des conséquences fort incertaines.Nieuwentit a commencé à démontrercette vérité dans ses F onde mens fur lacertitude , & nous pourrions aussi confir-mer la même chose par cpnt exemples.Ces philosophes qui croient connaîtrela nature des corps , ont-ils jamais puprédire par la feule réflexion qu’ils ontlaite fur les corps , un seul des effetsqu’ils produisent en agissant l’un fur Pautre ?En effet, quand même on leur accor-
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deroit que la nature des corps consistedans Pétendue , ils n’en feraient pas pourcela plus avancés , parce que nous nepouvons rien déduire de là , & C juenous ne pouvons rien prévoir de ce quiarrive dans les corps , puifqu’il faut quenous fassions toutes nos recherches enrecourant aux expériences , comme sinous ne connaissions point du tout lanature des corps. Muslch. EJjais dePùyJk-J- d. çà. I. Voye\ ETENDUEfy IMPÉNÉTRABILITÉ, Par rapport à lacouleur des corps , voyez Varticle COU-LEUR. (O)
Corps , en Géométrie , signifie lamême chose que solide. Voye\ Solide.Nous avons expliqué dans le Discours pré-liminaire de cet Ouvrage , comment onfe forme Pidée des corps géométriques.Ils diffèrent des corps physiques, en ceque ceux-ci font impénétrables ; au lieuque les corps géométriques ne font autrechose qu’une portion d’étendue figurée,c’est-à-dire , une portion de l’efpace ter-minée en tous sens par des bornes intel-lectuelles. C’est proprement le fantômede la matière, comme nous Pavons ditdans ce discours ; & on pourrait définirPétendue géométrique , Y étendue intelii-,gible fy pénétrahie, Voye\ ETENDUE,
Les corps réguliers font ceux qui onttous leurs côtés , leurs angles & leursplqns égaux & semblables , & par con-,féquent leurs faces régulières.
11 n’y a que cinq corps réguliers , lgtétr.ihedre composé de quatre triangleséquilatéraux ; Yoctaèdre de huit ; pàeo-sasdre de vingt ; le dodécaèdre de douzepentagones réguliers ; & le cube de sixquartés. Quand on dit ici composé, celas’entend de la surface ; les figures quenous venons de dire , renferment oucontiennent la solidité, & composent lasurface de ces corps. Voye\ Régulier ,Irrégulier , fyç . (O)
CORPS. ( Phyfiq .) Corps élastiques ,sont ceux qui ayant changé de figureparce qu’un autre corps les a frappés,ont la faculté dp reprendre leur premierre figure , ce que ne font point les corpsqui ne font point élastiques.
De quelque façon qu’on ploie M