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Tome neuvième.
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particulières à chacune des parties conte-nues , dont elle prend la íìtuation & lafigure fans perdre fa continuité.

Des parties contenues de Pabdomen.Entre les parties contenues du bas-ven-tre, les unes serpent à la nutrition , enfaisant ou en distribuant le chyle qui doitservir de matière au sang , & encore enrecevant & en chassant dehors les excré-ments : les autres fervent â la généra-tion , en formant, distribuant & retenantles semences nécessaires pour la concep-tion.

De Vestomac. L’estomac , qu’on nom-me encore ventricule , est peut-être laplus considérable des parties nutritives,du moins c’est dans fa capacité que tom-bent les aliments par l’œsophage, aprèsqu’ils ont été broyés dans la bouche parles dents & qu’enfuite ils font digérés &réduits en une substance blanche & li-quide comme le lait que je viens de nom-mer chyle , soit par la chaleur de cettepartie, soit, comme quelques-uns pen-sent , par des liqueurs acides qui y ferventde dissolvant.

Le ventricule est situé immédiatementau deslòus du diaphragme, tirant un peudu côté gauche à cause du foie qui oc-cupe le droit, c’est un corps membra-neux qni restèmble assez bien à une cor-nemuse , du moins si l’on y comprend leconduit qui le rend continu avec la bou-che & que je viens de nommer œsophage ,& le commencement des boyaux aveclesquels il y a encore continuité &c danslesquels il se décharge du chyle quandil est fait , par une de ses issues, qu’onappelle pilore ; cette istue est à la partielupérieure du ventricule comme celle quiva à l’œsophage, afin qu’il puisse mieuxcontenir les aliments dans son fond , dontla capacité est assez petite quand il estvuide , ce qui n’empêche pas qu’il nes’étende dans le besoin comme les autrespa ties membraneuses , en forte qu’oncroit que dans un homme ordinaire , ilpeut contenir jusqu’à trois pintes mêmede Paris.

Des menus boyaux. Ce qu’on nommeintestins ou boyaux , généralement par-lant, est néanmoins un seul corps fait de

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trois membranes, rond , creux & continudepuis le pilore, où il naïf, jusqu’au siégéoù il finit, mais avec plusieurs replis &circonvolutions, parce qu’il est long d’en-viron treize coudées : toutefois dans son•commencement la longueur de douze tra-vers de doigt, est particulièrement nom-mée duodénum , & l’on distingue ainsicet endroit des autres , parce qu’il ne sereplie pas comme eux. Celui qui le fuit,qu’on nomme jéjunum » & qui est du moinslong d’une aune , a cette principale diffé-rence , qu’il est toujours moins plein quecelui qui se remarque après, & qui estnommé iléon , à cause que sa plus grandepartie occupe les îles, quoique d’ailleursil s’étende encore vers le milieu du ven-tre , parce qu’il est long d’environ vingtpiés.

Les trois portions de boyaux qui vien-nent d’être spécifiées iont ce qu’on appelleles menus intejlins , parce qo’en ester lalongueur qu’elles contiennent est plusmenue que celle qui reste à considérer& qui se divise encore en trois portions ,qui, par la même raiíon , font nomméesgros boyaux.

Des gros boyaux & du cœcum. La pre-■ miere est appellée cœcum , parce qu’elleformé une cavité séparée en quelque fortede celle qui est continue dans le reste &qui*comme celle d’un sac, n’a point d’autreissue que ce qui lui sert d’entrée : cette por-tion est seulement longue de quatre ou cinqtravers de doigt & environ large d'un pou-ce ; on trouve dans íbn commencement unalongement dont on ne fait pas l'usage , &qui, dans un homme parfait, est à-peu-prèsde la grandeur & de la ligure du petitdoigt d’un enfant de quinze mois.

Le cœcum est toujours dans I hypocon-dre droit où l’on trouve par conséquentle commencement de la portion qui estappellée gros boyau , parce qu’en effetelle est la plus grosse de toutes ; ou colonparce que souvent les matières fécales s’yendurciílènt, retiennent les vents & sonspar ce moyen la colique. Ce colon montevers le foie , paslè fous le ventricule , &se couche _ dans l’hypocondre gauche oùil fait plusieurs replis qui forment des rna-; nicres de cellules'y dans lesquelles les grosV v v z