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Tome neuvième.
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excrémens font retenus autant qu’il lefaut, pour déposer dans les vaisteaux pro-pres ce qu’ils contiennent encore de nour-riture : après il s’étend vers l’os sacrumoù il s’étrécit, & où l’on peut remarquerle commencement de la derniere portionà laquelle on a donné le nom de rectum& de boyau droit , parce que de là elleva directement aboutir au íìege qu’on nom-me Vanus , & qui n’est autre chose quePextrémité de ce boyau environné d’unmuscle circulaire qui sert à l’ouvrir & àle fermer dans le besoin.

Du mésentère. Excepté ces deux der-niere s portions, qui ont des attaches par-ticulières , pour être retenues dans lasituation que j’ai marquée, tout le reste desboyaux est attaché à une espece de fraisequi est appeílée mésentère , & qu’on croitformée des replis de la membrane internedu péritoine. Sa duplicature est toute farciede petites glandes , & vers l’endroit oùelle est attachée aux vertèbres du dos, ily en a une fort grosse qu’on appelle p an-cre is , & qu’on croit ainsi placée pourservir de couffin au ventricule , ou pourassurer les rameaux de la veine-porte ,qui commencent à se diviser dans cetendroit;

Des veines lactées , du réservoir duchyle & de s canaux thorachiques. Dans lamême duplicature du mésentère on y voitencore une infinité de vaisseaux qui abou-tissent tous aux boyaux , entre lesquelsceux qu’on appelle veines lactées , reçoi-vent ce qu’il y a de plus pur dans lechyle , après que de l’estomac , où M sefait, il a été versé dans les boyaux, d’oùpar ces veines il est conduit dans de cer-tains réservoirs couchés vers les lombes ;c’est de là qu’il est puisé par deux canauxsitués le long des vertébrés, & nommésthorachiques parce qu’ils traversent la poi-trine , & qu’après il est porté jusques dansle cœur pour servir de matière au sang.

Des matières fécales. La partie gros-sière du chyle passant ensuite des menusboyaux dans les gros , devient ce qu’onappelle matière fécale. Elle prend ordi-nairement fa couleur de la bile , qui, defa vésicule, est jettée dans le duodénumpar un petit canal j nommé pour cette

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raison méat cholidoque ; c’est aussi par cémélange que ces matières font rendues pi-quantes pour en exciter la décharge.

De l’épiploon. Remarquez qu’outre lepéritoine , les boyaux font encore recou-verts d’une membrane double & grais-seuse , qui, n’étant point attachée par enbas , est comme nageante par destùs leurscirconvolutions, quoiqu’eîle ne descendenéanmoins pour l’ordinaire guere au des-sous du nombril. On la nomme épiploon y\irbus , omentum ou coiffe , & I on penseque son principal usage est de conserverla chaleur du ventricule.

Du joie (j de la véfcule du fiel. Lesboyaux flottants dans le ventre en cou-vrent presque toutes les autres parties > dontles plus considérables paroiílent d’abordqu’ils font ôtés. On voit i°. le foie qui estencore appelle parenchime , parce que cedernier nom est commun à toutes les par-ties qui ont une chair différente de celledes muscles, & que celle-ci en a une à-peu-près semblable au sang caillé. Ce pa-renchime s’étend depuis le cartilage xiphoï-de où il est attaché par un ligament mem-braneux , jusqu’au bas de l’hypocondredroit qu’il occupe presqu’entiérement. Lapartie du foie qui touche les flancs est con-vexe , fur laquelle est couchée une fortgrosse branche de la veine qui reçoit lenom de cave , mais qui, comme Loircroit, n’y a pas ses racines ; celle qui regardele dedans du ventre est concave , & onen voit sortir un tronc de veine assezgros qui reçoit le nom de veine-porte.On y remarque encore la vésicule qui re-çoit la bile que le foie sépare de la massedu sang , suivant les novateurs.

De la grosse artere , de la veine cave $des ancres & des veines émulgentes.. Lesdeux plus considérables vaisseaux du bas—ventre font la grosse artere , qu’on nommeencore aorte , & le tronc de la veine cave.Ils viennent tous deux immédiatement du-cœur ; l’artere pour porter la nourritureaux parties d’en bas, & la veine pourrapporter le résidu. Ces vaisseaux , après,avoir traversé le diaphragme , se portentle long & dessus les os qui forment l’épinedu dos, & qui font nommés vertèbres f

d’où environ le milieu du ventre, ils