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Tome neuvième.
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c ° R

Les majeurs ou mineurs qui excedentles autres lettres se partagent en troisparties ; le corps intérieur ou média! dela figure, 1-e corps supérieur qui excedeau deísus d u caractère , & Pinférieur quiexcede en deííous.

* Corps , ( Fonderie en caractèresd’Imprimerie. ) Les caractères d’Impri-merie ont une épaisseur juste & déter-minée , relative à chaque caractère enparticulier , & sur lesquels ils doiventêtre fondus : c’est cette épaisseur qui Rap-pelle corps , qui fait la distance des lignesdans un livre ; & on peut dire qu'il y aautant de corps dans une page, qu’il ya de lignes : c’est ce corps qui donne lenom au caractère , & non l’œil de lalettre. Cependant pour ne rien confon-dre , lorsque l’on fond , par exemple , uncicéro sur le corps de saint-augustin ,pour donner plys de blanc entre leslignes de ce cicéro , pour les ouvragesde poésie ou autres , on dit pour lorsoeil de cicéro fur le corps defaint-auguflin.Voye\ C AP.ACTERES.

On dit corps foille & corps fort , parun abus qui vient de l’ignorance des pre-miers temps de l’Imprimerie, qui n’aété remarqué qu’en 1742. par le íîeurfour nier le jeune , graveur & fondeurde caractères à Paris. II a donné un pianqui assigne au corps des caractères uneépaisseur fixe & déterminée , & unecorrespondance générale entre eux. N’yayant point de réglé sûre pour exécuterles caractères avant que le íieur Fournier enait donné , il est arrivé que chaque Im-primeur a fait faire ces caractères suivantles modelés qu’il a trouvé chez lui , ouqu’il a voulu choisir : ainsi il com-mande , par exemple , un caractère decicéro sans connoítre la mesure déter-minée & exacte que devroit avoir cecorps ; un autre a le même caractère ,dont le corps est un peu plus fort ; untroisième en a un plus tbible , & ainsides autres. D’un même caractère ainsidifférent dc corps , on appelle les plusépais corps fort, & les autres corps }oible rCes corps ainsi confondus , n’ont ni me-sure , ni justesse , ni correspondance ; cequi jette une grande confusion dans l’Im-

C O H

primerie , & subsistera tant qu’on n’exé-cutera point les proportions donnéespar ledit sieur Fournier. Voye\ VarticleCARACTERE.

CORPS , en terme de Fondeur de clo~ches , est la troisième parrie de la plusgrande épaisseur du bord de la cloche,ou la quarante-cinquieme du diamètre.Voye\ r article Fonte des Cloches.

Corps , ( Jouaillerie. ) il se dit dePanneau d’une bague. Lorsqu’une baguea une tête , Panneau qui la supportes’appelle le corps de bague.

CORPS , ( Maréchall. ) on appelle ainsiles côtes & le ventre du cheval. Avoirou n’avoir point de corps. Voye\ Parti -cle suivant. (F)

CORPS , {avoir du) Maréchall. se ditd’un cheval qui a le flanc rempli, &les côtes évasées & arrondies. N’avoirpoint de corps , se dit d’un cheval quia les côtes plates, & dont le ver-tre vaen diminuant vers les cuisses, commecelui d’un levrier. Les chevaux d'ardeurfont sujçts à cette conformation. Avoirde la noblesse , se dit principalementd’un cheval qui a le cou long & reîe-r vé , & la tête haute & bien placée.Avoir du ventre, se dit en mauvaisepart d’un cheval qui a le ventre tropgros, ce qui est un signe de paresse.Avoir de Vhaleine 6’ du fond , se disentcommunément des chevaux qu’on emploieà courir , quand ils résistent long-tempsà cet exercice fans s’essouffier , & qu’ilsle peuvent recommencer souvent sans sefatiguer. Avoir des reins ou du rein , sedit d’un cheval vigoureux, ou de celuidont les reins se font sentir au cavalier,parce qu’ils ont des mouvements tropdurs & trop secs. Avoir le ne\ au vent,se dit d’un cheval qui leve toujours lenez en haut j c’est un défaut qui pro-vient souvent de ce que le cheval ayantles os de la ganache serrés , a de lapeine à bien placer la tête : ce défautvient aussi quelquefois de ce qu’il a labouche égarée, c’est- à-dire , déréglée.Avoir P éperon fin, se dit d’un chevalfort sensible à l’éperon, & qui s’en ap~perçoit pour peu qu’on P approche. Avoir. de la tenue à cheval , se dit du cavalier