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Tome neuvième.
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qui y est ferme & ne se déplace point,quelques mouvemens irréguliers que lecheval faste. Avoir du vent , fe dit d’uncheval poustif. ( V)

Corps de Rang , ter me. de Perru-quier ; ce font des tresses qui fe cousentau dessus des tournans , en allant depuisles tempes jufqu’à la nuque. Voyez Vart.Perruque.

CORPS , ( Manufacl. en soie. ) c’estl'assemblage de toutes les mailles attachéesaux arcades. Voye\ Arcades & VE-LOURS.

Corps ou Corps a baleine , vête-ment qui fe met immédiatement par des-sus la chemise , & qui embrasie feulementle tronc , depuis les épaules jufqu’aux han-ches. 11 ne doit pas plier , mais seulementêtre astbz liant pour se prêter aux mouve-mens du corps qu’il renferme , fans altérerla forme. II doit en même temps le sou-tenir & f empêcher de contracter de mau-vaises situations, fur-tout dans l’enfance ,âge foible & délicat, dans lequel les res-sorts ne font pas encore parvenus au degré. de force qu'ils auront dans la fuite. C’estassez la coutume en France & dans une par-tie de l’Europe de faire porter des corps auxenfants, aux garçons jufqu’à ce qu’on lesmette en culotte ; les filles & les femmes enportent presque toute leur vie. On prétendque ce vêtement est propre à conserver labeauté de !a taille ; mais tous les anato-mistes prétendent qu’il est beaucoup pluspropre à la déformer.

L’uîage des corps à baleine , qui fontordinairement fort serrés par en bas, &qu’on fait porter aux jeunes personnes dusexe pour leur conserver la beauté de lafaille , est directement contraire à cettedestination, & de plus, sujet à bien desinconvéniens graves. La taille humaine aété destinée par la nature , & fa plus belleforme est fans contredit celle qu’elle lui adonnée ; vouloir la rendre plus élégante ,c’est l’altérer : Pamincir par en bas , & Pé-vaferpar en haut, suivant 1 a structure descorps à baleine , c’est Penlaidir. Mettrele tronc à la gêne dans cette eí'pece de cui-rassé civile , c’est le meurtrir , c’est le dé-former entièrement. C’est encore exposerïes parties internes à plusieurs accidents.

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Les intestins violemment pressés de bas e*haut doivent comprimer P estomac , le foie& la rate , les pousser fortement contre lediaphragme , & non-feulement forcer cemuscle à fe voûter plus que ne le demandela respiration , mais encore retarder &empêcher le mouvement des différentesparties nécessaires à cette fonction vitale.La respiration gênée par le ferrement descôtes inférieures , & par la voûte forcéedu diaphragme , trouble la circulation dusang dans le cœur , & dans les gros vais-seaux qui en dépendent, & d’autant plus,que la pression de Paorte descendante &de la veine cave inférieure retient en par-tie le sang dans les gros vaisseaux supé-rieurs , non-feulement dans ceux de lapoitrine , mais aussi dans ceux de la tête& du cerveau, & y occasionne une ef-pece de regorgement qui, selon les diffé-rentes dispositions du sujet, peut occasion-ner des palpitations , des polypes, des ma-ladies pulmonaires, des maux de tête , desvertiges, des anévrismes , & même tôt outard l’apoplexie. La compression de î'esto-mac, du foie & de la rate , produira desaccidents plus ou moins fâcheux par rap-port aux nerfs , aux glandes méfer.tériques,à la route du chyle , aux reins , à !a ves-sie , & aux autres parties contenues dansla capacité du bas-ventre. Du genre ner-veux offensé naîtront les faiblesses, les suf-focations , vulgairement appellées vapeurs ,les dispositions à la paralysie , &c. acci-dents auxquels les femmes du peuple qui neportent point de corps à baleine , font bienmoins sujettes que les autres.

Tels font les maux dont Tissage continudes corps forts menace la partie inférieure& moyenne du tronc. 11 est encore nuisi-ble à la partie supérieure , quoique cescorps à cet endroit soient plus évasés & pluslarges. Leurs échancrures au dessous desbras, & qui répondent à-peu-prèsau creux deI’aifsolle, brident violemment les muscles,savoir le grand pectoral & le grand dorsal,qui sonnent le creux de faisselle & quifervent aux principaux mouvemens des bras;le tranchant & les bords de ces échancruresferrent auffi les vaisseaux & les nerfs axil-laires , de maniéré que quelques personnesea ont les bras rouges, & souvent tout

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