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livides avec plus ou moins d’engourdisse-ment , & quelles ne peuvent les étendre enavant. D’ailleurs les épaulettes, ces bandesqui pastèntpar deíìús î’épaule, reculent tel-lement les moignons des épaules , que lesextrémités antérieures des clavicules auhaut du Jîernum , deviennent quelquefoispar-là très-saillantes, & sont comme prê-tes à se déboîter, ce qui paroît sur-toutaux personnes maigres.
Riolan , premier médecin de la reineMarie de Médicis, qui vivoit par consé-quent dans un temps où les corps étoientencore plus en usage parmi les femmesdu grand monde que dans celui - ci,avoit observé que la plupart de ces fem-mes avoient l’épaule droite plus groílb &plus charnue que la gauche. Le célébréWinlloW a très-bien prouvé dans un mé-moire , dont cet article est P extrait, quecette difformité venoit de P usage des corpsforts.
Voilà d’assez puissants motifs pour pros-crire ces cuirasses de baleine , & de leursubstituer de simples corsets de toile.
Corps ; c’est , che\ les Tailleurs , lapartie d’un habit qui couvre depuis le coujusqu’à la ceinture : ainsi ils disent un corpsde pourpoint ; doubler un habit dans lecorps.
Quoique nous ayons rapporté un grandnombre d’acceptions différentes du motcorps , nous ne nous flattons pas de n’enavoir omis aucune ; mais celles qui précé-dent suffisent pour donner une idée del’étendue dans la langue , de ce mot quidésigne une chose qui en a tant dans lanature.
Corps de refend , ( Architec. )Vojei Refend.
CORPULENCE , sub. f. ( Medecine. )l’état d’une personne trop grasib. Voye%Chair & Graisse.
La corpulence revient à ce que les Mé-decins appellent obésité , & qu’on appellecommunément graisse.
Etmuller la définit une telle augmen-tation & des membres & du ventre ,que les fonctions du corps en sont empê-chées , particulièrement le mouvement &la respiration.
Boerhaave remarie que la corpulenceTome IX.
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ou Yobésté ne consiste pas dans p augmen-tation des solides , mais dans leur disten-sion extraordinaire , causée par l’abondan-ce des humeurs qu’ils contiennent. Voye%Solide , &c.
La corpulence ou la graisse vient d’unsang louable , abondant, huileux , doux ,contenant moins de sel que l’ordinaire.
Une telle constitution du sang n’occa-sionne qu’une foible fermentation , il s’enfait plus qu’il ne s’en dissipe ; la lymphequi paroît la matière propre de la nutritiongarde plus long-temps fa consistance vis-queuse ; & par ce moyen adhéré en plusgrande quantité aux différentes parties dpcorps. Ajoutez qu’il y a plus de graille sé-parée du sang , qu’il ne s’en peut déposernaturellement dans les cellules adipeuses ;de là le corps grossit considérablement ,& les parties s’étendent quelquefois jusqu’àun volume monstrueux.
La corpulence est occasionnée par toutce qui tempere & adoucit le sang , & quile rend moins acide & moins salin ; tel estle manque d’exercice & de mouvement,une vie indolente , trop de sommeil , desalimens fort nourristànts , &c. On la pré-vient & on la guérit par les causes contrai-res , & particulièrement par l’usage deboistòns & d’alimens salins & acides.
La corpulence est la cause de plusieursmaladies, particulièrement de l’apoplexie ;elle passoit pour infâme parmi les Lacé-démoniens.
Etmuller affirme qu’il n’y a point demeilleur remede contre une graisse exces-sive , que le vinaigre squiliitique. Borellirecommande de mâcher du tabac , ce dontEtmuller dissuade , de peur que cela ne me-ne á la consomption. Sennert fait mentiond’un homme qui pesois 600 livres , &d’une fille de 36 ans qui en pesois 450. Ondit que Chiapin Vitellis , marquis deCerona , général Elpagnol , très-connu deson temps pour fa corpulence excessive , seréduisit, en buvant du vinaigre , à un teldegré de maigreur , qu’il pouvoir tournerfa peau plusieurs fois autour de lui : onpeut douter de ce dernier fait. Cham bers.f CORPUSCULAIRE , adj. {Physique.)c’est ainsi qu’on appelle cette physique quicherche la raison des phénomènes dans laY y y