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Tome neuvième.
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une faute commise, ou changer de mal enbien la disposition habituelle & vicieusedu cœur & de l’esprit, par quelque voieque ce puisse être.

Correcteurs des Comptes , (Jur. )Voye^ sous le mot comptes , à l’articleChambre des Comptes , § Correcteurdes comptes.

* Correcteur d’Imprimerie , estcelui qui lit les épreuves , pour marquerà la marge , avec différents lignes usitésdans l’ímprimerie , les fautes que le com-positeur à faites dans l’arrangement descaractères. Le correcteur doit être attentifà placer ces corrections par ordre , & ,autant qu’il le peut , à côté de la ligneoù elles doivent être placées. Voye\EPREUVE. Rien n'est 11 rare qu’un boncorrecteur : il faut qu’il connnoisse très-bien la langue au moins dans laquelle l’ou-vrage est composé ; cé que le bon sens sug-géré dans une matière, quelle qu’elle soit ;qu’il sache fe métier de ses lumières ; qu’ilentende très-bien Porthographe & la ponc-tuation , &c.

* CORRECTIF f. m. ( Gramm. ) cequi réduit un mot à son sens précis, unepensée à son sens vrai, une action à l’équitéou à l’honnêteté , une substance à un effetplus modéré ; d’où l’on voir que tout ason correctif. On ôte de la force aux motspar d’autres qu’on leur asiòcie ; & ceux-ci font ou des propositions ou des ad-verbes , ou des épithetes qui modifient& temperent l’acception : on rameneà la vérité scrupuleuse les pensées ou lespropositions, le plus souvent en en res-treignant l’étendue ; on rend une actionjuste ou décente , par quelque compensa-tion ; on ôte à une substance sa violence,en la mêlant avec une substance d’unenature opposée. Celui donc qui ignoreentièrement l’art des correctifs , est exposéen une infinité d’occasions à pécher con-tre la langue , la Logique , la Morale &la Physique.

Correctif , adj. & Correction ,sub. ( Pharmacie. ) On appelle correctifs ,certains ingrédiens des médicamens com-posés , soit officinaux , soit magistraux,qui sont destinés à détruire les qualitésnuisibles ou désagréables des autres ingré-

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diens de la même composition , tans di-minuer leurs vertus ou qualités utiles.

On peut distinguer très-r.atureliementces correctifs en deux clasies ; en correc-tifs d’aclipité , & en correâifs des

qualité s désagréables.

Les anciens employoient beaucoup lespremiers ; ils n’ordonnoient jamais leursémétiques , leurs purgatifs forts & leursnarcotiques , fans les mêler avec des pré-tendus correctifs. C’étoit une certaineacrimonie, ou une qualité plus occulteencore , capable d'astoiblir l’estomac &es intestins , & d’y engendrer des vents,cju'ils redoutoient dans les purgatifs, &une qualité vénéneuse froide dans lesnarcotiques.

C’est dans la vue de prévenir ces in-convéniens , qu’ils mêloient toujours auxpurgatifs différents aromatiques, commele santal, le llœchas, la cannelle , C c. &sur-tout les semences carminatives , com-me saisis, le fenouil , la coriandre, &c.& même quelques toniques plus actifs ,le gingembre , la pyretre , &c. La né-cessité de ces correctifs pasiòit même poursi incontestable parmi eux , que leurspurgatifs ordinaires avoient chacun uncorrectif approprié. C’est ainsi qu’ils or-donnoient le séné avec saisis, ou la co-riandre , la rhubarbe avec le santal ,sagaric & le jalap avec le gingembre ,&c. C’est sur cette opinion qu’est fondéela dispensation des compositions officina-les purgatives qui nous viennent des an-ciens ; compositions qui contiennent tou-jours une quantité considérable de diffé-rents aromates.

Ce font presque les mêmes drogues,c’est-à-dire , les aromatiques vifs , qu’ilsont employés dans les compositions opia-tiques.

Cette classe de correctifs est absolumentproscrite de la Pharmacie moderne : nousn’avons plus aujourd’hui la moindre con-fiance en leur efficacité j nous ne con-noissons d’autres ressources pour prévenirles inconvtniens des purgatifs forts, quede les bien choisir & les préparer exac-tement , de les donner à propos & en unedose convenable.

Quant à la qualité froide des narcotiques,